Mgr Philippe Mousset nommé à Périgueux

Download PDF

Mgr Mouïsse, âgé de 75 ans (en fait il ne les aura que le 31 octobre 2014, mais il était visiblement pressé de laisser sa charge), a remis sa démission au pape, démission qu’il annonce depuis plusieurs mois. Le pape François a nommé Mgr Philippe Mousset, évêque de Pamiers, à Périgueux.

Le diocèse de Périgueux compte une population de 412 082 âmes, dont 355 900 catholiques, avec 41 prêtres, 9 diacres et 184 religieux.

Au sein de la CEF, Mgr Mousset est membre du Conseil pour les mouvements et associations de fidèles.

Philippe Mousset, né le 27 mai 1955 au Gua dans la Charente-Maritime, a effectué des études techniques agricoles à l’Institut rural d’éducation et d’orientation de Cognac, avant d’entrer en 1981 au séminaire interdiocésain de Poitiers, qu’il quitte en 1983 pour rejoindre celui de Bordeaux. Il est ordonné prêtre le 22 mai 1988 pour le diocèse de La Rochelle et Saintes. Il était évêque de Pamiers depuis 2009.

Les lecteurs de Perepiscopus se souviennent encore de son message de Noël de 2011.

Doit-il sa promotion à Périgueux de sa récente déclaration dans laquelle il opposait frontalement Benoît XVI et François ?

8 comments

  1. Hervé Soulié

    C’est triste en effet de voir que la nomination d’évêques tels que celui-ci puissent encore intervenir dans le contexte de débâcle générale du catholicisme que nous connaissons dans notre pays.
    Ce n’est pas avec des “Mousset” de cette sorte qu’un élan nouveau sera donné à l’Eglise de France.
    Comme je doute que le Pape François ait le temps de superviser personnellement la nomination de l’évêque d’un si petit diocèse, ce sont donc les bureaux de la Congrégation des évêques ou encore le nonce apostolique en France, ou encore la CEF qui en sont responsables.
    Vraiment, du fond du coeur, merci !

  2. Anne Lys

    Je n’avais pas lu son “message de Noël”, mais j’avoue avoir du mal à y voir celui d’un évêque, d’un prêtre, même d’un chrétien fervent.

    Commencer son “Message de Noël” en disant : ” C’est un moment unique dans l’année par la place que nous accordons aux relations entre nous. “… et dire ensuite “C’est AUSSI la fête de la Nativité…” et ne pas dire un mot précisément, de la Nativité, résumer cette “fête de la Nativité” aux cadeaux et à la joie d’en donner et d’en recevoir, parler des “croyants” comme s’il ne l’était pas (mais l’est-il ?), comme on dit “FAUT LE FAIRE !”

    On dirait le discours d’un maire baptisé mais non pratiquant qui s’efforcerait surtout de rester dans les clous de la sacro-sainte “laïcité” et du politiquement correct, sans trop offenser ses électeurs chrétiens,

    Ce n’est vraiment pas l’évêque que je souhaiterais à quelque diocèse que ce soit.

    Pourtant, je ne pense pas que ce soit cette façon de penser et de s’exprimer, ni son hostilité évidente à Benoît XVI, qui lui ait valu son transfert de Pamiers à Périgueux.

    Le pape François ne connaît pas du tout le clergé français. C’était aussi le cas de Jean-Paul II, il y a déjà bien des années. Et Jean-Paul II, étant dans cette situation, plutôt que de faire des évêques avec des prêtres qu’il connaissait mal, a, pendant des années, joué “aux chaises musicales” avec les évêques : je veux dire qu’il a transféré des évêques aux sièges épiscopaux qui devenaient vacants. Ce n’est qu’après plusieurs années, quand il a mieux connu la situation, qu’il a choisi des évêques, pour la plupart en dehors du sérail apprécié par les évêques en place, mais en les prenant dans des couvents ou des mouvements extérieurs aux diocèses… Ce qui, bien entendu, ne l’a pas mis totalement à l’abri de nominations malencontreuses, pas plus que Benoît XVI quand il a fait un évêque de Philippe Mousset…

    Je pense que nous ne saurons quelle sera la façon du pape François de choisir les évêques de France que dans quelques années, quand il ne jouera plus aux “chaises musicales”.

  3. Guy

    En tout cas, il a une belle cravate ! Je croyais que le Code de Droit canonique faisait une obligation aux clercs de porter l’habit ecclésiastique (canon 284) … et que celui qui est infidèle en peu de choses l’est aussi en beaucoup (Lc 16.10)…

  4. Yves

    @d’espalungue: vous mélangez Mouïsse et Mousset, l’ancien et le nouveau… Il est vrai que les noms sont proches. Mais le sortant à bien presque 75 ans et l’arrivant est bien né en 1955….

  5. Evermodien

    La nomination malencontreuse sous Benoît XVI de Mgr Mousset… c’est bien vrai mais pensons aussi au désastreux diocèse de Rodez avec le célèbre évêque à la moutache Mgr Fonlupt !

    Visiblement ce mgr Mousset est pote avec Rouet…. on voit bien la manège !

    • Anne Lys

      Bien que Benoît XVI ait assez bien connu la France, il lui était difficile de connaître tous les candidats à l’épiscopat que lui présentait un épiscopat resté très “progressiste” et partisan de “l’enfouissement de l’Eglise”.(*) Il était bien obligé de faire confiance à cet épiscopat quand personne ne lui avait présenté de candidat plus valable.

      Et cette confiance a souvent été trahie, les candidats présentés par l’épiscopat s’avérant des adversaires résolus du pape qui les avait nommés. Ce fut le cas avec Mgr Fonlupt, il semble (à la lecture de son message de Noel 2011 et autres textes écrits par lui), de Mgr Mousset.

      (*)Qu’est-ce que cet enfouissement : c’est l’opinion selon laquelle moins il y aura de catholiques, mieux cela vaudra (comme l’a écrit en toutes lettres Mgr Vesco, évêque d’Oran), car ce “petit reste” – terme biblique – aura rejeté à l’extérieur tous les mauvais et médiocres – ceux qui ne sont pas assez politiquement corrects, les “ultramontains” qui en cas de différend entre leur évêque et le pape choisissent le pape, ceux qui aiment “la messe en latin” et n’aiment pas trop les fantaisies liturgiques –

      Ce “petit reste” restera d’ailleurs bien caché, s’interdisant toute manifestation de foi catholique hors des lieux de culte et du foyer domestique et surtout de son for intérieur, car le prosélytisme (défini comme le désir de convertir au Christ les non chrétiens et au catholicisme les chrétiens séparés) est aux yeux de cet épiscopat un des pires péchés, car le Catholicisme ne possède pas la Vérité, qui est également le lot des autres religions. Convertir un Musulman au Catholicisme, c’est l’arracher à “sa” Vérité, c’est donc compromettre son salut !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *