Quelques richesses du diocèse de Toulon

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La dernière lettre de Paix Liturgique évoque les Servi Jesu et Mariae (Serviteurs de Jésus et Marie à ne pas confondre avec les frères d’Ourscamp) ainsi que les Frères et Sœurs de la Mission, accueillis par Mgr Rey au sein de son diocèse :

D’origine germanique – née en Allemagne, la communauté est désormais résidente en Autriche –, les SJM comptent une trentaine de prêtres et une dizaine de séminaristes. En 2008, Mgr Schneider a ordonné trois de ses prêtres selon la forme ordinaire célébrée ad orientem et en latin, témoignant ainsi de “l’amour pour la liturgie romaine dans sa forme ordinaire comme dans sa forme extraordinaire” manifesté par cet institut. À Toulon, […] ils desservent la paroisse Saint Pie X, située aux abords du centre historique […]

[L]es Frères et Sœurs de la Mission des pères Blin et Horovitz, ont eux aussi trouvé leur place dans le diocèse de Fréjus-Toulon. C’est en juillet 2008 que Mgr Rey, évêque de Fréjus-Toulon, a accueilli les Frères et Sœurs de la Mission, en la personne des pères Hubert Blin et Olivier Horovitz. Tous deux originaires du diocèse de Paris, les pères Blin et Horovitz désiraient alors développer un institut composé de prêtres et de frères menant une vraie vie religieuse inspirée de la règle des religieux de saint Vincent de Paul. Se voyant confier par Mgr Rey les paroisses de Carqueiranne et du Pradet, communes voisines du littoral varois, avoisinant chacune les dix mille habitants, les pères Blin et Horovitz, bien que naturellement très pris par leur charge paroissiale, se sont rapidement appliqués à mettre en pratique leur projet.

«L’engagement pris envers Mgr Rey, explique le père Blin, était de faire de nos paroisses des foyers ardents de vie chrétienne, en y observant les deux formes du rite romain et en y favorisant les dévotions populaires.»

Dans cet esprit d’enrichissement mutuel des deux formes du rite, la liturgie traditionnelle est célébrée en semaine à Carqueiranne tandis qu’au Pradet […] elle a trouvé sa place sans difficulté le dimanche à 11h30. L’autre caractéristique majeure des Frères et Sœurs de la Mission, c’est leur souci de l’évangélisation de la jeunesse.

«Dès notre arrivée, raconte en effet le père Blin, nous annoncions la fondation d’œuvres de jeunesse, et très spécialement de patronages non mixtes, sur le modèle des patronages des Religieux de Saint-Vincent de Paul.»

De fait, le 2 septembre 2009, le patronage Saint-Joseph ouvrait ses portes aux garçons des deux paroisses. Installé dans la salle paroissiale du Pradet, il accueille chaque mercredi une trentaine de garçons âgés de 6 à 17 ans pour environ quatre-vingts inscrits. En mai 2010, c’est un patronage pour jeunes filles qui a vu le jour à Carqueiranne, placé sous la protection de la sainte Vierge. Il a lieu le samedi et rencontre lui aussi un vif succès. Les activités des patronages alternent prière, « causeries » des prêtres, sport et jeux d’adresse ou de société, activités manuelles et sorties culturelles, les enfants disposant d’un temps en fin d’après-midi pour se confesser ou rencontrer individuellement un des prêtres. Voici comment le père Blin justifie la création de ces patronages :

«Aujourd’hui plus que jamais, le patronage est une œuvre de miséricorde, tant l’enfance et la jeunesse ont besoin d’éducation humaine et d’instruction religieuse. À l’heure où la fréquentation du catéchisme ne cesse de décroître, au point de disparaître dans de nombreuses paroisses, alors qu’il est une institution de chrétienté, le patronage est l’une des rares réponses missionnaires pour joindre les enfants et les familles, notamment de milieux populaires. Si l’Église n’occupe pas ni n’évangélise les loisirs, le sport et certaines disciplines artistiques comme la musique, si, en outre, elle n’offre pas, dans une même structure d’accueil catholique, le service du soutien scolaire, voire de l’orthophonie, elle perdra le monde des enfants et des jeunes. Pour cela le patronage, animé par des religieux totalement donnés et assistés de laïcs militants, ouvert tous les jours, est sans doute la seule réponse à cet immense défi contemporain. Cette œuvre missionnaire doit viser l’autonomie en moyens pédagogiques et matériels, être en phase avec la législation et offrir le maximum de compétences et de diplômes chez ses animateurs.»

Pour le père Blin, «le patronage doit chercher à devenir pour les enfants, dans le cadre paroissial et si possible en liaison avec un lieu d’enseignement catholique, un lieu de vie, comme une seconde famille». […] Actuellement, les Frères et Sœurs de la Mission comptent deux prêtres, un «regardant» et une douzaine de laïcs réunis dans un tiers-ordre, la Confrérie du Cœur Immaculé de Marie. Pris par la vie de paroisse et le lancement des patronages, les pères Blin et Horovitz ont eu jusqu’ici peu de temps pour se consacrer au développement de leur institut, en assurer la promotion et attirer à eux des vocations. L’année à venir devrait leur permettre de le faire, maintenant que la phase d’acclimatation à leurs nouvelles paroisses est derrière eux.