Le monologue des contestataires de l'Eglise

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Mgr Defois (évêque émérite de Lille), le frère Hervé Legrand (dominicain professeur émérite de théologie à l’Institut Catholique de Paris, favorable à l’ordination des femmes), Anne Soupa et Christine Pedotti (fondatrices du Comité de la Jupe et de la Conférence des baptisé-e-s [sic] de France, adeptes de la théorie du genre), Eric Fassin, sociologue spécialisé dans la politisation des questions de genre et de sexualité, professeur agrégé à l’Ecole Normale Supérieure, ont préféré monologuer plutôt que de débattre, hier en fin d’après-midi, au siège des Editions du Cerf à Paris, sur

l’exercice du pouvoir dans l’Eglise

Monologue devant quelques personnes âgées, rescapées de la crise ecclésiale des années 70, qui resteront des jours heureux pendant lesquels on pouvait bafouer tranquillement l’Eglise et son Magistère.

En commençant par préciser qu’il ne parlerait pas au nom de l’autorité, Mgr Defois a donné le ton de la réunion. Un délire de persécution s’est emparé de l’assemblée, qui voit le retour de l’Inquisition derrière le “dogmatisme” et l'”intransigeance” de Rome. Comprenez : l’ordination des femmes n’est pas pour demain, c’est pô juste…

Un grain de sable est venu toutefois  perturber l’unanimité de cette assemblée passéiste : deux jeunes écervelés (comprenez : catholiques convaincus) ont osé afficher leur amour pour Rome. Ils ont manifesté leur incompréhension devant ce monologue stérile et ils ont indiqué que la révolte ne grondait pas au sein des fidèles catholiques de France, que les jeunes aiment ce Pape, font des pélerinages et ne militent pas pour le mariage des prêtres… Héberluée, l’assemblée, qui en est restée au syndicalisme cher aux années 1970, a préféré les ignorer, estimant que les apparitions de ce genre relevaient d’un autre âge et qu’il valait mieux les mépriser. Pour ces tenants du dialogue, de la tolérance et du vivre-ensemble, le principe de non-contradiction ne signifie plus grand chose…

Bref : ceci pour dire que les sépulchres blanchis sont déjà morts et que l’avenir appartient à ces jeunes.