Mgr Dubost a un plan pour protéger les églises

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Interrogé dans Le Figaro, Mgr
Dubost, évêque d’Evry, déclare :

  • “Il n’y a certes pas d’inscriptions antichrétiennes sur les églises [c’est faux, comme on le voit plus bas NDMB] comme il y a des inscriptions antimusulmanes ou antijuives. Ces
    faits ne sont pas signés de la même manière. Pour beaucoup d’élus c’est donc un cambriolage et non une profanation. Mais quand le pain eucharistique est répandu par terre et piétiné, c’est
    une profanation ! Il y a là une difficulté de compréhension qui nous appelle à redire ce que nous croyons de l’eucharistie et de la présence réelle. Et ce n’est pas parce que le catholicisme en
    France fait partie des meubles qu’il ne doit pas dire qu’il a mal quand il a mal
    … […] Pour moi, l’eucharistie «est» le corps du Christ alors que pour beaucoup de gens cela ressemble à du
    pain. Il est effectivement important que nous, chrétiens, nous manifestions davantage la place que nous donnons à l’eucharistie. […]
  • L’eucharistie est pour nous la présence de Dieu. C’est le signe sacramentel de la présence de Dieu. Il n’y a pas plus sacré : si on viole l’eucharistie, on nous viole nous-mêmes et nous en
    sommes profondément blessés.

  • Vous être porteur d’un projet pour améliorer cette situation, mais vous regrettez que les pouvoirs publics n’y prêtent pas davantage attention ?

  • Ce projet comporte deux volets. D’une part, visiter toutes les églises pour faire un audit complet sur la question du vol. Et, second volet, mieux protéger l’eucharistie. Les cambriolages
    étant souvent une des causes des profanations, il faut d’abord les éviter en protégeant mieux les édifices. Cela ne veut pas dire «fermer» les églises car, paradoxalement, je pense qu’il faut
    ouvrir les églises pour mieux les assurer en veillant, évidemment, à la sécurité des éléments importants.”

24 lieux de cultes ont été profanés depuis le 1er janvier. Dans la nuit du 5 au 6 mars
dernier
, la porte de la basilique Saint-Donatien de Nantes et les murs d’enceinte du lycée catholique éponyme ont été maculés de slogans anarchistes. On pouvait y lire «Brûle ton
église
», «Les curés au bûcher, les sorcières en liberté» ou «Ni Dieu ni maître».