"Soyez sans concession"

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Je découvre sur l’Evangile de la vie, une homélie prononcée par Mgr Guy Bagnard, évêque d’Ars, le 4 août dernier, en la fête de St Jean-Marie Vianney. En voici un extrait :

 a-copie-4“No­tre épo­que n’est cer­tes pas dans la tour­mente ré­vo­lu­tion­naire, mais bien des pi­liers sur les­quels elle re­pose sont fis­su­rés et me­na­cent de s’ef­fon­drer. Ain­si, par exem­ple : la dif­fu­sion d’une cul­ture de mort à tra­vers des lois qui rui­nent le ma­riage, dé­trui­sent la fa­mille, re­jet­tent la vie ; une laï­ci­té om­bra­geuse qui cher­che à di­ri­ger les con­scien­ces ; des vio­len­ces in­édi­tes dans les éco­les ; une jeu­nesse sans re­pè­res, à la mer­ci des slo­gans du mo­ment ; le fos­sé gran­dis­sant en­tre ri­ches et pau­vres, etc.

Comme hier, Jean-Ma­rie Vian­ney au­rait au­jourd’hui les yeux grand ou­verts sur ce monde. Il n’igno­re­rait rien des événe­ments qui font l’ac­tua­li­té de no­tre quo­ti­dien. Mais il nous in­di­que­rait le même che­min que ce­lui qu’il a pris : la sain­te­té. Il nous di­rait :

soyez en vé­ri­té avec vous-mê­mes : ap­pe­lez le Bien et le Mal par leur nom, sans con­ces­sion, comme le Pape Be­noît XVI s’em­ploie au­jourd’hui à faire le mé­nage dans l’Eglise.

Ne vous con­ten­tez pas d’une vie moyenne ; soyez des évan­gé­li­sa­teurs qui ne crai­gnent pas d’an­non­cer la Foi. Pour cela, ai­mez les hum­bles com­men­ce­ments, en vous sou­ve­nant de la pa­ra­bole du grain de sé­ne­vé : tout ce qui com­mence de­meure pe­tit, caché et si­len­cieux ; ce n’est pas ce qui brille qui a les pro­mes­ses de l’ave­nir.

Soyez fi­dè­les à faire du di­man­che une ren­con­tre avec Dieu.

Ai­dez les prê­tres à de­ve­nir tou­jours plus de saints prê­tres.

Soyez joyeux de voir un de vos en­fants choi­sir la voie du sa­cer­doce ou de la vie con­sa­crée.

Sur­tout, ayez une foi in­ébran­la­ble en la puis­sance de la grâce qui peut, à cha­que ins­tant, faire ad­ve­nir l’inat­ten­du. Voyez en­core ce que di­sait Jean-Ma­rie Vian­ney : “Vien­dra un temps où les hom­mes se­ront si fa­ti­gués des hom­mes qu’on ne pour­ra plus leur par­ler de Dieu sans qu’ils se met­tent à pleu­rer.”

Le Jour de Dieu sera tou­jours de­vant nous !”