La consigne de vote du noyau dirigeant

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Le Conseil permanent de la Conférence des Évêques de France, composée de Mgr Georges PONTIER, Archevêque de Marseille, Président, Mgr Pierre-Marie CARRÉ, Archevêque de Montpellier, Vice-président, Mgr Pascal DELANNOY, Évêque de Saint-Denis, Vice-président, Cardinal André VINGT-TROIS, Archevêque de Paris, Mgr Jean-Claude BOULANGER, Évêque de Bayeux et Lisieux, Mgr François FONLUPT, Évêque de Rodez et Vabres, Mgr Jean-Paul JAMES, Évêque de Nantes, Mgr Hubert HERBRETEAU, Évêque d’Agen, Mgr Stanislas LALANNE, Évêque de Pontoise, Mgr Benoît RIVIÈRE, Évêque d’Autun, Chalon et Mâcon, ont publié un texte pour les élections municipales des 23 et 30 mars 2014.

Nous y lisons ce bout de phrase étonnant :

“[Nous] condamnons les discours populistes répandant la suspicion contre toute représentation politique.”

C’est bien la première fois que cet épiscopat condamne quelque chose. Et ils ajoutent :

“La tendance à l’individualisme, à la perte du sens du bien commun et au rejet de l’autre, quand il est différent ou quand il vient d’ailleurs, nous inquiète. Souvent la peur puis la violence en sont les conséquences. Parfois même, des personnes ont le sentiment qu’elles ne sont plus accueillies là où, il y a quelques années encore, elles avaient toute leur place.”

L’accueil de l’enfant à naître, cet “autre” innocent, la défense de la famille, seul rempart crédible contre l’individualisme ? Non, ce qui inquiète ces évêques, ce sont les populistes. Les extrémistes du PS qui détruisent le mariage ? Les autres extrémistes de l’UMP qui n’osent pas revenir sur les lois instaurant la culture de mort ?

Dans Le Figaro, Jean-Marie Guénois a simplement traduit cette consigne de vote :

“Les évêques de France s’engagent contre l’extrême droite”.

Tout simplement.

Nos évêques en sont réduit à faire de la politique politicienne, après avoir été traités comme des chiens par le pouvoir en place (il suffit de penser à l’humiliation subie par le cardinal Vingt-Trois devant les parlementaires lors de son audition sur la loi Taubira).

46 comments

  1. -s’occuper du Royaume des hommes? – non
    Jésus n’a pas prôné l’abolition de l’esclavage !
    -s’occuper du Royaume de Dieu avec l’annonce de l’Evangile?- oui ils doivent se battre contre le mal qui a commencé dans les années 60 avec l’apparition de la TV
    se battre contre l’interconnexion permanente comme dit Finki
    c’est l’interconnexion qui fait que l’homme n’a plus Besoin de religion, les loisirs remplissent sa vie; la devise “il n’y a pas de mal a se faire du bien “montre cette dérive vers l’indifférence…Aujourd’hui, on se fout de tout !

  2. Pierre

    A noter que le Figaro sur-interprète la position de la CEF puisque le communiqué ne parle pas d’une “extrême droite”.

    C’est un raccourci de propagande, assez minable il faut le dire, de la part du Figaro.

    Quant à la position de la CEF, je remarque qu’elle promeut ceux qui s’engagent pour le bien commun, ce qui, entre les lignes, doit inclure la remise en cause de la loi Taubira.

    Cependant, ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et un peu moins de langue de buis eût été apprécié.

    Ainsi qu’un peu plus de reconnaissances pour le mouvement levé via LMPT pour la défense de la famille PME.

    Considérations fort personnelles:

    – je crains que ces déclarations lénifiantes, “dans l’air du temps”, ne soient pas du tout fructueuses pour remplir les églises et les séminaires de France qui se vident.

    – J’aurai par ailleurs apprécié qu’à l’instar de “l’attachement communal” légitimé avec justesse dans ce texte, la CEF aille un peu plus loin, et souligne le nécessaire “attachement national.”

    Mais la CEF aurait peut être ainsi pris le risque de tomber sous sa propre condamnation du “populisme” (???)….

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  4. Pellabeuf

    Une phrase de votre article est fausse : “C’est bien la première fois que cet épiscopat condamne quelque chose.”
    En effet j’ai été condamné par trois évêques, pour avoir écrit que les traductions liturgiques étaient mauvaises.
    Si on a dû en faire de nouvelles, nous dit-on, c’est que la langue évolue. A qui fera-t-on croire que tous les quarante ans on devra recommencer un travail de dix-sept ans ? Surtout quand on sait que le français dans lequel s’exprimait Jeanne d’Arc, il y a six cent ans, est compréhensible encore aujourd’hui !
    Ce serait risible si cela n’était pas destiné à masquer un usage simoniaque : les épiscopats francophones vont continuer à vendre la Parole de Dieu, non seulement pour couvrir les frais des traductions passées, mais aussi pour anticiper sur les frais des traductions futures – qui n’auront pas de raison d’être avant un siècle peut-être.
    Et pour s’excuser d’avoir exclu les épiscopats francophones d’Afrique Noire de cette provende (“pour des raisons techniques”) alors que ces communautés paient leurs missels fort cher pour eux, on précise qu’on a fait l’aumône de quelques places aux JMJ à de jeunes Africains…
    Abbé Bernard Pellabeuf

  5. B.H.

    Retour au charabia idéologique des années 1970: pas d’ennemi à gauche ! Le noyau dirigeant des évêques n’a rien oublié et rien appris: on a envie simplement de hausser les épaules…

  6. Hélène

    Ces évêques me désespèrent! Encore un discours pâle et mou qui ne dit pas son vrai visage tout en tentant de le sous-entendre. Encore une incursion en politique quand ce n’est pas le lieu où on les attend.

  7. Guilhem de Tarlé

    Je paie une partie de mon denier du culte sur le diocèse de Marseille….
    Je me demande si je ne vais pas le transférer au diocèse de Toulon (Mgr Rey).

    Guilhem-Garcias

    • Bourgeois

      Bien vu, Monsieur de Tarlé!

      Pourquoi continuer à financer les apostats.

      Notre devoir est de soutenir les diocèses qui le méritent, les quatre ou cinq qui constituent l’Eglise fidèle au Christ.

      Merci pour cette suggestion.

  8. Philomène

    Pour moi, c’est clair, les évêques flattent les élus et les futurs candidats de droite et de gauche mais non FN, et avant tout, enjoignent aux électeurs de ne surtout pas voter pour le FN. Il y avait déjà des prêtres qui le disaient franchement avant l’élection présidentielle de 2012.
    Plus le mois de Mars va approcher, plus les évêques seront ouvertement combattifs contre le FN.
    La lutte politique va s’intensifier, y compris à l’intérieur de l’église.

  9. mariedefrance

    De quoi j’me mêle !

    DES Français aiment la France et ce ne sont pas des évêques qui vont le leur interdire.

    Ces “Monseigneurs” devraient s’occuper de leurs ouailles qui s’en vont de cette Eglise moribonde et faible devant un islam conquérant.

    ON les croirait complices !

  10. Higelin Franck

    L’idée de grandeur n’a jamais rassuré la conscience des imbéciles, disait Bernanos. On vérifie cela tout les jours…on jette la grandeur surnaturelle de l’ Eglise aux orties comme d’autres on jeté leur soutane…et on pousse des cris d’orfraie devant le vide spirituel ambiant. Vide illusoire car le monde spirituel comme le monde naturel a horreur du vide. ‘On” s’empressera de combler les interstices, je vous l’assure. Hélas !

  11. paul

    Faut-il rappeler que pour les pharisiens le message de Jésus était “populiste” ,
    Comme quoi la “bien pensance ” ne change pas au fil des siècles

  12. Lyle

    Il me semble que pour dire cela nos Evêques ont été sollicité par qui, c’est autre chose, je ne pourrai plus voter pour le PS grâce à Taubira, je ne pourrai plus voter pour l’UMP, trop de mensonges, que me reste t’il pour montrer ma mauvaise humeur…pas les verts depuis duflots, alors qui nous vend des vérités depuis 30 ans???Mélenchon????alors je ferai selon ma conscience, j’enai une.

  13. marieclaude

    Merci, mariedeFranceetGuilhemdeTarlé !
    Bonne idée , depuis longtemps que je n’avais plus
    du tout envie de verser le denier du culte à mon
    évêque, c’est à Mgr Rey que je vais le transférer ! Avec
    grande joie (“Donnez avec joie”, dit Jésus)

  14. Henri

    mariedefrance a raison, on les croirait complices. Je dirais même plus, ils le sont.

    Car le message est clair: si vous avez envie , d’un point de vue local, de voter pour un candidat, ne vous laissez pas impressionner par les problèmes rencontrés au niveau national et notamment pas par la position favorable qu’il aurait pu prendre pour la loi Taubira et qu’il s’apprêterait maintenant à prendre pour la PMA, c’est pas grave, ce n’est pas un critère du bien commun pertinent en tout cas pour cette échéance (le texte des évêques s’exprime comme si cee problème grpoucette échéanceeloi on n e qui par ailleurpour d les mauvais résultats nationaux, surtout ne vous laissez pas impressionner notamment par le fait que le candidat en question serait favorable à la loi Taubira et dans la foulée à la PMA, surtout, c’est pas grave, votez pour lui.

    C’est une honte de la part de ce noyau dirigeant de la Conférence des évêques.

    Est–ce que la défense des enfants, ceux que l’on prive sans raison de père ou de mère, fait partie de la doctrine sociale de l’Eglise, oui ou non? Et est’-ce que le respect de la filiation fait partie des points non négociables, oui ou non?

  15. Struyven

    Ma déception est grande mais par contre je ne ressens aucun étonnement. Ces discours populistes que vous dédaignez sont aussi le mal être et la souffrance d’un peuple qui veut tout simplement conserver ses racines judéo-chrétiennes. Qui prient pour tous les chrétiens, du Moyen Orient qui, pour leur fois, sont en train de mourir en martyrs. L’islamisation est en train d’étouffer toutes nos valeurs et vous ne faites rien pour faire barrage…..pour certains….que du contraire. Quel but poursuivez vous ?
    Et ne me dites pas que je suis raciste, je peux prouver le contraire……..j’en attraperais des boutons !!!! Triste triste Eglise du Christ.

  16. gaudet

    En condamnant le “populisme” et appelant au retour d’une attitude de confiance envers la représentation politique actuelle , c’est à dire PS et UMP, cette conférence d’évêques, affiche son véritable visage.

    En effet sommes nous sidérés de contempler un quarteron de prélats qui après avoir démontré un mutisme exemplaire au moment même, ou la clique de socialos imposait leur législation meurtrière antifamille ou gazait les innocentes familles catholiques dans les rues de Paris, en viennent finalement à faire preuve de vigueur contre le “populisme” .

    Les mêmes évêques qui hier adoptaient une attitude de consternante froideur face au douloureux combat des meilleurs fidèles catholiques, s’enflamment avec passion contre la saine réaction des humbles citoyens à l’égard d’une classe politique, qui tout en bénéficiant de privilégies matériels conséquents, les a profondément déçus, non seulement pas son incapacité à protéger le pays contre les progrès de la misère, mais également en imposant des lois détruisant la civilisation chrétienne.

    Lancer une condamnation contre le populisme et préconiser un retour de confiance envers notre “establisment politique”, constitue une démarche que n’importe quel député socialiste aurait pu formuler, tant elle impressionne par sa grande banalité consensuelle.

    En notre France de 2013, ouvertement condamner le “populisme “, n’expose à aucun risque social ou judiciaire, alors que la lutte affirmée et ouverte contre la loi du mariage pédéraste, peut conduire aux tribunaux et en prison.

    Le vrai donc visage des ces prélats, est donc celui d’une caste de personnages, n’ayant plus à mes yeux , plus aucune autorité morale et pastorale, car non seulement ils ne sont plus capables de soutenir leurs plus courageux fidèles, mais encore demeurent ils impuissants , devant les pires ennemis de la foi et de l’Eglise , justement présents au sommet de cet état devenu criminel !

    Si tant est que ces messieurs ne sont plus véritablement directeurs de conscience ou des pasteurs respectables, que reste t il donc, si ce n’est uniquement soit de simples mondains dilettantes à l’image de Mrg Dagens, soit de hauts et froids fonctionnaires d’administration, qui face aux souffrances des fidèles cruellement agressés par un pouvoir dépravé, ne savent répondre que par des lettres de service imbuvables, et surtout complètement déconnectées des réalités .

    En rejetant le “populisme”, ces évêques nous ordonnent donc de voter en faveur d’hommes politiques ( UMP et PS )qui , au cours de 30 et 40 dernières années, ont plongé la France dans la situation en tous points catastrophiques que nous connaissons, et se font donc les alliés complaisants de tous ces coupables, aux responsabilités écrasantes dans ce désastre !

    La condamnation du “populisme ” par Mgr Gontier et sa clique , doit être considérée comme nulle et non avenue;.

    Par ailleurs si j’étais fidèle du diocése de Marseille, je cesserai immédiatement de donner mon denier du culte sur place, pour le confier à celui de Toulon ou Mgr Rey, continue de célébrer la vraie tradition catholique, en soutenant un fort brillant et valeureux séminaire.

    Sachons donc récompenser les plus méritants !

  17. Melmiesse

    les Français ne rejette pas l’autre parce qu’il est différent, mais parce que les Français voient une arrivée régulière d’étrangers alors qu’il n’y a plus d’emplois pas de logements en construction, ces étrangers qui ne veulent vivre que selon la charia et qui nous l’imposeront parce que l’Eglise ne leur dira pas non. Les Français voteront pour ceux qui respecteront la vie de la naissance à la mort, attachés au mariage chrétien et au respect de Jésus Christ (s’il y a encore ce genre de candidats)

  18. Gérard

    Pourquoi ne pas nous accuser carrément : “Vous êtes fautifs de ne pas accepter de livrer la France, sa culture, sa religion et sa civilisation … à l’Islam” ???

    Le pauvre chrétien de base, qui entend ses Evêques lui seriner les préceptes évangéliques, ne sait plus à quel saint se vouer, partagé qu’il est entre son obéissance et sa révolte.

    Même le plus humble des musulmans connaît parfaitement ce précepte chrétien de la joue tendue. Comment n’en profiterait-il pas, puisqu’il y est autorisé … par les deux religions ?
    L’une qui recommande de prendre par la force. L’autre qui recommande de donner par charité et tolérance.

    “Malheur à celui qui approuve ce qui le condamne” dit la Bible quelque part …

  19. de Provenchères Charles

    J’ai déjà dit qu’il n’y avait rien a attendre de bon pour l’Eglise de France avec Mgr PONTIER qui fait partie de” la bande” des évêques progressistes, plus préoccupés des questions temporelles que de l’enseignement de la Foi en J.C et qui plus est n’ont rien compris à ce qu’est réellement l’ISLAM. Religion qui ignore la tolérance .La preuve, si un musulman se converti au Christianisme il doit être mis à mort ..Si un chrétien refuse d’abjurer sa foi, il doit mourir .Si un musulman tue des chrétiens il ne commet pas un crime, il assure sa place au paradis etc. etc….

  20. MVT

    au début des années 50,le curé de la paroisse Saint-Flavien,au Mourillon à TOULON,disait avant chaque élection:
    –mes Frères,il faut voter;c’est un devoir!
    –il faut voter pour des candidats qui s’engagent à respecter les lois de l’Eglise!
    tout est dit;je ne me rappelle pas avoir entendu un èvêque tenir des propos semblables!
    il est vrai que la quasi-totalité de ces messieurs ont oublié ce qu’est le courage!!!

  21. Anne Lys

    Il est vrai qu’à la lecture de ce document épiscopal on a la même impression que M. Guénois, du Figaro : les évêques de France s’engagent contre – je ne dirais même pas l’extrême droite mais tout bonnement la droite, puisque l’on sait que si parmi les dirigeants de l’UMP et de l’UDI bon nombre sont sur cette ligne, leurs électeurs, eux, sont en majorité de ceux qui sont accusés (sans être nommés autrement que par allusion) de « rejet de l’autre, quand il est différent ou quand il vient d’ailleurs, nous inquiète. Souvent la peur puis la violence en sont les conséquences. Parfois même, des personnes ont le sentiment qu’elles ne sont plus accueillies là où, il y a quelques années encore, elles avaient toute leur place. » alors que dans leur immense majorité, ils sont tout aussi ouverts au prochain et capables d’actes charitables que ceux qui se font gloire d’accueillir tout le monde, de tendre l’autre joue (surtout celle de leur prochain, celle du Christ, celle du pape, mais surtout pas la leur propre !). Mais il est vrai que victimes d’inacceptables violences, ils ont peur. Ces violences, dont la plus douce est l’obligation [1] de financer du fruit de leur travail (et au détriment du bien-être de la famille dont ils sont responsables) des personnes qui trouvent tout à fait normal de recevoir sans jamais rien donner en échange, sans même dire merci, sans même se dispenser d’offenser ceux à qui ils sont redevables… , peuvent aller de la dévalorisation de leurs biens immobiliers par le voisinage de campements sans ordre ni hygiène et par les vols et vandalismes, jusqu’aux attaques corporelles contre les personnes, souvent sans motif, et pouvant aller jusqu’à entraîner mort d’homme.

    Il est d’ailleurs étrange que, si attentifs au devoir de leurs ouailles de manifester une charité universelle envers un prochain pas si proche, Nos Seigneurs les évêques semblent totalement indifférents au devoir des Chrétiens d’accueillir le prochain le plus proche qui puisse être : l’enfant qui grandit dans le sein d’une femme. Quel prochain peut en effet être plus proche d’une femme que l’enfant qui se développe en son sein ? Certes, l’arrivée de cet enfant peut apporter une gêne plus ou moins importante à une femme ou à un foyer. Mais cette gêne, sauf cas exceptionnels, est-elle pire que celle que peuvent apporter des arrivants qui s’installent là où ils n’ont pas été invités et y importent au mieux des mœurs étrangères, au pire des dangers pour la santé et même la vie de ceux qui doivent les supporter ? Pourtant, le silence habituel de Nos Seigneurs les évêques qui se gardent de rappeler, à temps et à contretemps, que la vie humaine est sacrée dès son commencement, semble indiquer qu’ils éprouvent plus de compassion pour la femme qui craint d’être gênée par la venue au monde d’un enfant que pour les voisins ruinés ou terrifiés par un voisinage, lui aussi, gênant.

    Le silence de nos évêques sur la politique de destruction volontaire de la famille que le pouvoir actuel mène par la loi et par les mesures fiscales et financières, alors qu’ils n’hésitent pas à condamner ce qui, faute de pouvoir politique détenu par cette droite qu’ils accusent, ne pourrait, si ces accusations étaient justifiées, être qu’une tendance et certainement pas une politique, est tout aussi assourdissant…

    [1] Au nom de la solidarité, selon la doctrine publique, et de la charité, au nom de la doctrine chrétienne, alors que ces vertus, pour continuer à mériter leur nom, ne doivent être pratiquées que volontairement.

    P.S. Réponse à Guillaume de Tarlé. Vivant à la limite des diocèses de Marseille et de Fréjus-Toulon, je partageais mon « denier du culte », mais je crois que je vais supprimer la part de Marseille pour la donner à Toulon !

  22. Hervé Soulié

    Ces évêques, qui portent une lourde part de responsabilité dans la débâcle de l’Eglise en France depuis 40 ans ne méritent pas notre considération.
    Ils sont, à une dizaine d’exceptions près, la honte de Jésus Christ.

    • Anne Lys

      Ce n’est pas tout à fait vrai : aujourd’hui,je crois que la majorité des évêques est de meilleure trempe; mais le pouvoir est resté entre les mains des plus anciens, qui ne sont pas les meilleurs.

      Il ne faut pas oublier que l’Eglise n’est pas une démocratie, que ce n’est pas le nombre qui fait la loi. Donc un jeune évêque nommé, après solide enquête, par Benoît XVI, est loin de faire le poids devant un évêque ancien, partisan de “l’esprit du Concile.”

  23. hermeneias

    On les “croirait” complices ?

    J’en viens à penser qu’ils le sont ! Ce n’est pas possible autrement .

    Qu’elle en est la ou les raisons ? Je crois que c’est tristement banal .
    Complices des politiques et donc de l’islamisation forcée et délibérée…..C’est leur “assurance-vie”

      • toto

        Cela remonte à bien plus loin que Vatican II. Les sirènes républicaines, maçonniques, puis marxistes ont beaucoup marqué le clergé en France. Sans compter les milliers d’agents communistes infiltrés dans les séminaires dans les années 1930, puis 1945/60 et qui sont arrivés aux plus hauts postes actuellement.
        Lire de V Volkoff, “le trêtre”

        • Anne Lys

          Tout à fait d’accord. Cette partie de l’histoire de l’Eglise (de 1920 à 1960 environ) est ignorée de presque tout le monde, y compris du clergé. C’est pourtant dans cette période que se sont installées “les fumées de Satan” par l’infiltration dans les séminaires et dans l’épiscopat français (et occidental) les franc-maçons et les communistes. Lors de Vatican II et surtout après, le fruit était mûr et la totalité de l’épiscopat français – même ceux qui n’étaient pas infiltrés et qui avaient conservé la foi et une vraie vocation – était contaminé.

        • mariedefrance

          Merci Toto.
          Avec ce titre, “le Trêtre” (écrit sous lepseudo : Lavr Divomlikoff en pleine guerre froide ) vous me tentez.

          “””Le gouvernement totalitaire d’un pays slave, qui ne sera pas nommé, essaye depuis deux générations de détruire la foi religieuse du peuple. Un seul moyen : introduire dans l’Église un agent qui deviendra prêtre et qui la torpillera de l’intérieur. Le lieutenant Grigori, agent d’un service de renseignement qui ressemble au KGB ou peut-être au GRE, reçoit cette mission. Comme il s’agit de l’Église orthodoxe, où les prêtres sont mariés, il épousera l’innocente Alona. Mais vingt ans de prêtrise transforment un homme. L’espion de la borne d’arrivée ne ressemble pas à celui de la borne de départ. Les impératifs politiques ont changé, eux aussi1.

          Grigori, personnage central et narrateur du récit, est issu d’une famille de boïar dont la mère a été tuée par le Parti pour avoir caché un curé. Il rentre par la suite dans l’armée, est élevé au grade de lieutenant où il est sous le commandement du chef de service Grouztchik. Grigori, qui a accepté sa mission par haine d’un prêtre par la faute de qui sa mère est morte, affrontera le martyre en essayant de ne rien brûler de ce qu’il a adoré, même s’il adore ce qu’il a brûlé. Adoptant un point de vue interne, le roman se construit autour de la vie d’un agent infiltré, renvoyant le lecteur à plusieurs périodes chronologiques sources de retours soudains en arrière.

          Il est vrai aussi que la Révolution a fait beaucoup de dégâts.

          Merci à vous.

  24. hermeneias

    mdefrance

    Je vous salue .

    Je ne suis pas du tout un contempteur de Vatican 2.
    Il faut prendre du recul sur l’histoire dt celle de l’Eglise . La veulerie , les compromissions opportunistes , le gout du pouvoir …existent depuis très longtemps dans une Eglise soumise a des attaques multiples , de toutes parts ….

    Contrairement à ce qu’une certaine vulgate ou doxa cherche à répandre la sainteté , le courage et la vertu ne sont pas universellement répandus et ne sont pas majoritaires , même chez les clercs, successeurs des apotres qui plus est ,….Même si tous sont appelés . Cela nous éloigne de la vulgate démocratiste….

    J’ai entendu récemment un évêque d’ile de France , qui fait aussi partie du “noyau” , répéter Polnareff , ce grand penseur !!! , en reprenant à son compte le refrain célèbre “on ira tous au paradis” . Le même disait tout récemment que “nous étions tous” , ce sont ses termes , de “profonds démocrates”…… Voila quoi ! comme on dit …..Mais encore …
    Il y a eu des abbés et évêques de cours, peut êtrte pas tant qu’on le dit , et nous avons d’autres , encore plus peut être

  25. Michel

    Une fois encore : franchement, y-en marre, une fois de plus, ça ne va pas du tout, ce discours de ce noyau dirigeant qui est le noyau dirigeant, ô douleur, de la Conférence des évêques de la France, fille ainée de l’Eglise. Cela ne va pas du tout , car qu’est-ce que c’est que cet appel à défendre le bien commun au travers de la participation au vote municipal sans dire un mot de ce que le bien commun est aujourd’hui concrètement piétiné , poignardé par un pouvoir dévoyé qui prive des enfants, alors que rien n’y oblige, rien que pour satisfaire l’égoïsme et le plaisir des adultes, de rien moins que d’un père ou d’une mère, et qui s’apprête maintenant, avec la PMA, à faire advenir au monde des orphelins de père, de naissance !!!

    Cela ne va pas du tout, car nous faire un discours d’appel , dégoulinant de politiquement correct, en faveur de la défense du bien commun sans nous rappeler, pour le mettre en bonne place, en fait évidemment en première place, le devoir de combattre ces évolutions honteuses promues par le pouvoir, c’est faire preuve, par omission, de négationnisme coupable, car cela a l’air de dire que, ma foi, tout cela n’est pas très grave… Si l’on fait le choix en Eglise de conseiller les fidèles dans les contextes d’élections, comme moyen de mettre en œuvre la doctrine sociale de l’Eglise, alors faut les inviter à tenir compte de ce problème tragique des enfants, auquel il faut s’attaquer pacifiquement, et notamment en pesant sur les choix publics par le vote . On fait exactement l’inverse si, dans ce contexte électoral, on parle du bien commun sans dire un mot de cette affaire des enfants qui est au cœur de l’actualité. En résumé : LA DEFENSE DES ENFANTS FAIT-ELLE PARTIE DE LA DOCTRINE SOCIALE DE L’EGLISE ?

  26. chouan 12

    il y a belle lurette que je ne paye plus le denier du culte , mais je préfère faire des dons aux diverses communautés qui forment des prêtres ,pourquoi donner de l’argent à un diocèse qui n’a aucun séminariste qui ne veut pas des communautés de prêtres et dont l’idéologie de 68 avec le concile des journaleux est au pouvoir depuis trop longtemps. Il faut que cette fausse église disparaisse pour laisser la place à la véritable église.

  27. Benoit

    C’est dingue, cette histoire, et c’est surtout scandaleux et très grave. La Conférence des évêques de France nous parle d’élections, prétend éclairer les consciences des fidèles dans la perspective de leur vote, et pas un mot du problème essentiel du respect des lois naturelles en matière de FAMILLE ET DE FILIATION!!!
    Cela fait pourtant partie des POINTS NON NEGOCIABLES sur lesquels un catholique n’ a pas le droit de transiger lorsqu’il fait son choix de vote. Encore faut-il que ses pasteurs le lui aient dit. Si ces derniers le lui cachent, ils commettent une faute très grave, car ils contribuent objectivement à l’advenue de lois qui transgressent les lois naturelles et sont donc un mal pour l’homme et pour le monde.

    La faute des pasteurs serait déjà grave s’ils ne disaient rien en relation avec les échéances électorales.Mais s’ils choisissent d’éclairer les consciences sur le terrain politique, ce qui en soi est évidemment très bien, mais qu’ils le font sans rien dire sur les principes non négociables, alors leur responsabilité est gravissime.

    Gravissime chrétiennement,évidemment. Mais gravissime rien qu’ humainement. C’est même stupéfiant, incompréhensible..Comment peuvent-ils vivre cette situation que chaque jour, des enfants vont être odieusement, sans aucune raison autre que de satisfaire le bon plaisir d’adultes, et que bientôt peut-être, avec la PMA, chaque jour, des enfants vont advenir au monde en étant de naissance orphelins de père, tout en sachant qu’ils y auront pris une part objective incontestable sous la forme de cacher la vérité aux fidèles dont ils ont la charge pastorale. ET CELA POURQUOI? POURQUOI? On peut se demander si ce n’est pas simplement qu’ils n’osent pas déplaire à ceux des fidèles qui sont dans la folie d’être favorables à de telles évolutions sociétales, et qu’ils font passer l’objectif de ne pas introduire de remous dans l’Eglise avant celui de défendre dans l’ Eglise la vérité et dans le monde les enfants….. C’est là une simple hypothèse, au demeurant qui serait stupéfiante; eux seuls savent ce qu’il en est et le moins qu’on puisse dire, c’est que s’ils avaient une bonne raison, ils feraient bien de nous la donner, car pour l’heure voir ses évêques agir ainsi de manière incompréhensible, c’est une grande souffrance, et cela nuit évidemment de la manière la plus grave à l’Eglise.

  28. hermeneias

    Oui d’accord Benoit

    Mais il y a aussi des points qui ne sont pas “non négociables” , jusque là , mais qu’il faudrait au minimum négocier comme l’immigration-islamisation-remplacement de population , la liberté d’expression dans les médias et ailleurs , la liberté réelle de choix dans l’éducation et l’enseignement , la réelle démocratie et les institutions comme l’UE ou le FMI….., la liberté et l’identité des peuples , notamment les racines chrétiennes de l’Europe et l’entrée à marche forcée de la si “démocratique” et “laique” Turquie …..

    Il y a de quoi dire……Et on n’entend rien que l’épouvantail des “extrémismes” agité périodiquement

  29. COPERE

    De Arvernius.
    Quelque chose ne plaît pas à nos Évêques dans le discours populiste ? Mais quoi exactement ? Et les autres, c’est mieux ?

    Si le célèbre évêque St Rémy avait agi envers Clovis comme nos évêques envers les populistes, jamais la France ne serait devenue chrétienne !!! Le peu recommandable chef de guerre a finalement fait un honorable chrétien.

    Merci à Mgr St Rémy, un évêque qui tenait la route.

  30. Pingback: Scandale ! Des cheminots aveyronnais populistes troublent la paix et l’ordre public républicain ! Vite une condamanation Monsieur l’Evêque de Rodez ! …! réacs ! Vite Monsieur Mais où sont-ils allés chercher cette iée « Le fou

  31. Grégoire

    Bonsoir,
    en fait, c’est certainement que nous avons mal compris. Mais pour en avoir le coeur net, j’ai laissé ce commentaire sur le site de la CEF
    Début
    Comme vous avez raison. J’en conclus que je ne peux voter pour les socialistes qui rejettent la personne humaine dès sa conception et sont prêts à la rejeter dès qu’elle va coûter en soins. Que l’UMP ne me paraît pas mieux et elle l’a prouvé. Que le centre nous a montré qu’il était de la même trempe et capable de toutes les compromissions. Pas vraiment le bien commun, ça !
    Pour l’extrême Gauche, c’est pareil mais de toutes les façons les Papes condamnent le communisme. Éclairez moi.
    J’ai peur de votre réponse.
    Ah si, peut-être, mais je rêve, enfin c’est Noël. Et puis, un énorme miracle, tout est possible à Dieu, il faut y croire, et si nos évêques, nos chers évêques marchaient devant, comme Pierre, comme Paul et les autres car cela n’a pas dû être facile, une foule immense de bonnes volontés se lèverait, déferlerait pour combattre le malin bien caché chez nos gouvernants, balaierait ce mal et alors là, le bien commun, vous pensez, il n’y aurait plus que ça!
    Aller, je vais aller me coucher, je verrai demain!
    Et si cela n’arrive pas, je serai bien obligé de faire avec ce qui restera.
    En attendant, un laïque qui se compromet n’engage que lui, pour un prêtre voire un Évêque, je prie sincèrement pour ceux là.
    Fin

    J’aurai certainement une bonne réponse que je transmettrai. Il serait regrettable de se disputer sur un malentendu.
    En attendant, il y a bien assez d’occasion de donner pour des Chrétiens que nous, occidentaux, aidons à persécuter dans le monde dans une acceptation silencieuse de la CEF pour qu’il ne me reste plus d’argent à donner ici. Sincèrement à mon corps défendant.

    • gaudet

      Grégoire @

      Votre synthése de la situation est correcte. L’ensemble des partis de l’establishment, et extrême gauche incluse, sont incapables de défendre les valeurs de la vie , et de la véritable famille.

      L’UMP, comprend certaines personnalités intéressantes, ayant conservé un état d’esprit sain, et donc nourrissent encore en eux mêmes des valeurs traditionnelles, mais ils ne sont pas assez nombreux et surtout n’influent pas sur les orientations communes de ce parti, qui se révèle en fait impuissant devant la politique destructrice d’une gauche criminelle !

      Confronté à ce constat alarmant et désireux de défendre la vie jusqu’au bout, je reconnais être militant et electeur du front national.

      Le front national n’est pas uniquement composé de catholiques pratiquants, mais au moins fait il la sincére promotions des valeurs fondamentales qui ont crée la France traditionnelle , de civilisation chrétienne, et donc par voie de conséquence, les lois fondamentales de la vie, fondant l’existence d’une famille normale !

      C’est la raison pour laquelle, et devant la faillite morale de l’ensemble des partis au pouvoir et au parlement , dans le domaine de la morale vitale et familiale, j’invite les chrétiens à se tourner vers le parti de Madame Marine Le pen !

      • Grégoire

        bonsoir,
        il n’est pas besoin de “reconnaître”, pour moi, la démocratie donne à tous ceux qui ont le droit de se présenter la même honorabilité. J’ai pour ma part déjà voté Front National. Je ne votais plus (au second tour) depuis quelque temps, ayant décidé de ne donner ma voix que pour des idées que je peux partager, au moins une partie.
        Aujourd’hui, le programme politique du front national ne me plait pas mais je sans être d’accord, je voterai pour eux afin de faire “éclater” ceux que vous dénommez UMPS qui sont décidément trop vicieux, pervers et MALHONNÊTES en plus de ne pas connaître le bien commun.
        Sauf certains bien entendu.
        Cordialement
        Joyeuses fêtes de Noël. Paix dans votre foyer

  32. Micheline

    Mais qu’ est-ce que c’est que cet appel à défendre le bien commun au travers de la participation aux élections municipales sans dire un mot de ce que le bien commun est aujourd’hui concrètement piétiné, poignardé par un pouvoir dévoyé qui prive des enfants de rien moins que d’un père ou d’une mère sans autre raison que celle de satisfaire l’égoïsme et le plaisir des adultes et qui s’apprête maintenant, avec la PMA, à faire advenir au monde des orphelins de père, de naissance !!!
    La défense des enfants ne ferait-elle pas partie, pour nos évêques, de la doctrine sociale de l’Eglise ?
    Il y a urgence, mais il est encore temps, si l’on veut en prendre les moyens, de faire barrage au projet PMA qui se profile à coup sûr. La cause n’est pas perdue, quoi qu’en disent honteusement ceux qui refusent le combat. Mais il faut un sursaut des hautes autorités de l’Église.
    Il faut que les hautes autorités de l’Eglise fassent savoir haut et clair que, de leur point de vue, cette affaire de PMA est extrêmement grave, puisqu’il s’agit de rien moins que de promouvoir l’advenue au monde d’orphelins de père de naissance pour le seul bon plaisir des adultes, sans compter par ailleurs un redoutable effet d’accélération donné de manière absolument évidente à l’eugénisme, car les couples de mères ne manqueront pas d’avoir des préférences à exprimer quant aux caractéristiques de leur futur enfant produit de la PMA.
    Qu’elles le fassent savoir non seulement sur la scène publique (comme déjà elles avaient eu le courage de le faire à propos de la loi sur le mariage), mais également (là, ce qu’elles ne paraissent pas avoir fait suffisamment jusqu’ici) à l’intérieur de l’Église, et avec toute la clarté nécessaire. Tous les catholiques doivent être mis en garde qu’ils agissent en contradiction totale avec leur foi en œuvrant pour la PMA. Ils ont le droit d’être éclairés pour savoir qu’ils commettraient une faute très grave s’ils poursuivaient dans cette voie.
    Ainsi ce projet odieux pourra être évité. Dans le cas contraire, immanquablement, ce dernier se réalisera avec son cortège de violences.

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