L’absence de contraception n’est pas la cause de l’avortement

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Dans son billet du lundi, Mgr Michel Dubost, évêque d’Evry, écrit :

“Chacun sait les batailles qui se déroulent à propos de l’avortement.
La femme doit être maîtresse de son corps, disent les « pro choice ».
La femme doit respecter la vie, disent les « pro life ».

En 2012, on a dénombré 882 000 naissances en France,
222 000 avortements, 4000 interruptions médicales de grossesse,
2000 adoptions.
Les sondages tendent à faire penser que 40 % des femmes françaises ont avorté.

L’absence de contraception n’est pas la cause de l’avortement.
91% des femmes utilisent un moyen de contraception, 72 % de celles qui avortent.
Ces chiffres renvoient à une réalité dure à regarder en face.
Ils permettent de s’interroger… et de réfléchir à l’éducation des jeunes.

Tout d’abord, il convient de rappeler que la contraception n’est pas infaillible.
Les documents officiels le constatent.
Or, beaucoup d’hommes, devant une grossesse non désirée
accusent leur femme…
Ils disent à peu près alors : « prends tes responsabilités », « fais ce que tu veux ».

Il convient de constater aussi qu’un test de grossesse positif
est toujours une moment important dans la vie d’une femme,
et souvent, la plonge dans une sorte de fragilité.
Beaucoup n’ont pas de lieu où exprimer leur hésitation,
et les pressions de leur entourage, de leur « mari », quelquefois des médecins
emportent une décision qu’elles regrettent… plus tard.
Contrairement à ce que l’on dit, la femme n’a pas les moyens du choix
et sacrifie souvent son instinct vital à la paix dans son couple.
L’avortement clinique (sur 48 heures) leur fait vivre souvent 48 heures d’intense solitude.

Il est difficile de savoir ce qui est dans le cœur des femmes,
mais on peut constater que beaucoup gardent de ce geste une véritable culpabilité.
Elles ne se le pardonnent pas, ou difficilement.

L’Avent nous invite à prier Jésus vivant en Marie.
C’est une période de miséricorde, pas de jugement.
Nous ne pouvons que contempler la vie,
et essayer d’aider chacun et chacune à (re) trouver les chemins de la vie.
Et, sans doute, le meilleur moyen est de la respecter,
est de s’en réjouir.”

4 comments

  1. toto

    Voilà des paroles de vérité.
    La mentalité contraceptive mène directement à l’avortement.
    Si dans les statistiques on pouvait inclure les avortements dus au stérilet et aux pilules (quasiment toutes sont anti-nidatoires, donc abortives s’il y a eu conception), les chiffres donneraient le tournis.
    La planète est rentrée dans le processus génocidaire le plus gigantesque de tous les temps

  2. Daniel

    Tout ce qui est dit ici par Mgr DUBOST est vrai.
    Et on peut ajouter ceci :
    Les 40% de femmes sont peut-être moins car il y a des “multi-récidivistes” mais le taux auquel on peut arrivé le plus bas (25 à 30%) est encore effroyable !
    Oui, et en ces jours où les media nous saturent avec le décès du “père” de la pilule de 1967 (Neuwirth) on peut se rappeler qu’à l’époque les esprits catholiques avaient averti les femmes sur ce qu’on constate aujourd’hui.
    Selon l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament la prise de la pilule de 3G° cause 2529 thromboembolies par an et 20 mortes. Or les AVC ne sont pas comptabilisés et on estime que seulement 7% des cas sont remontés en pharmacovigilance par le médecin qui fait le constat à domicile. De plus on ne parle là que des pilules de 3ième génération. Ce sont donc bien plus de 250 femmes/an qui paient de leur vie la contraception, d’ailleurs nous connaissons tous dans notre entourage au moins une femme de 35/40 ans “morte brutalement”. On ne parle pas non plus des cancers.
    Et puis, initialement l’avortement était gratuit afin de ne pas défavoriser les femmes indigentes dont le foyer ne pouvaient assumer économiquement la venue d’un bébé, c’est devenu maintenant un moyen de contraception, de confort. A une époque où l’on dit que les gens aisés (plus de 1500 euros/ mois de revenus nets) n’ont pas à être aidés et si on considère que la grossesse n’est pas une maladie – n’en déplaise à une certaine députée européenne – on devrait interdire le remboursement à 100% de l’avortement qui vient d’être institué par ce gouvernement socialiste, aux gens qui ont le moyen de payer.
    Quant aux hommes qui renvoient la femme à elle-même (à commencer par les politiques qui lui ont “offert” cette pilule) ils existent certes, mais je connais aussi des cas de femmes qui avortent car “elle ne veulent pas un enfant de cet homme là”. Le femmes sont loin d’être inconscientes, d’ailleurs il suffit d’entendre celles du gouvernement qui défendent ça en leur nom propre.
    On a supprimé l’adoption car “cela se passe forcément mal entre adoptants et adopté(e)”. Ce qui n’empêche que nos mêmes libertines-athées se battent bec et ongle pour faire adopter des enfants aux homosexuels …
    Le monde est entré dans une grande folie, qu’on nous vante comme du progrès, du modernisme, de la liberté, l’accomplissement de soi, mais c’est en fait une aliénation, un grand malheur.
    Je pense que l’Eglise catholique hiérarchique en France, elle-même, dans sa grande majorité, n’a pas pris conscience des réalités, est comme tétanisée, parle pour se donner bonne conscience mais n’engage aucune action concrète, comme si la religion était affaire de discutions mondaines entre initiés, et qu’il fallait respecter l’omerta imposée par la laïcité au nom de la paix civile.
    Or, la Paix du Christ ça n’est pas ça.
    Si la femme était vraiment maîtresse de son corps, libre vis à vis des hommes, elle ne le donnerait pas au premier venu, elle exigerait beaucoup. Il ne faut pas oublier qu’elle est la première éducatrice des garçon !
    Si l’Eglise savait leur rappeler la splendeur de leur humanité …
    Le Christ n’a pas dit “vas, je ne sais pas trop ce qu’il y a dans ta tête, et je t’excuse car c’est difficile, et les hommes sont si égoïstes” mais : “va et ne pèche plus”.
    Ça n’est pas qu’il a exonéré les hommes car il leur a dit “que celui qui n’a jamais PECHE lui jette la première pierre”
    Ce qui veut dire qu’il a rappelé qu’entre les mains de la femme est une responsabilité énorme. Et pour les aider à en prendre conscience, il a remis entre les mains des hommes d’autres responsabilités.
    Mais, bien entendu, il faut que l’Eglise exerce son devoir divin de Magistère et ne passer pas son temps à parler d’environnement et à utiliser la langue de bois, et ne se contente pas de parler uniquement devant les catholiques à la messe ou sur les feuilles internes. Quelques actions vers les politiques athées et dans des grands journaux seraient les biens venues.

  3. Melmiesse

    c’est très bien d’avoir rappelé que les hommes sont aussi responsables des avortements, souvent les premiers responsables, c’est de l’égoïsme de dire “je ne me gène pas qu’elle se débrouille ensuite” l’avortement n’est pas une fatalité l’homme doit être responsable de ses actes

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