Les loups mettent la tête dans le buisson

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Le père Antoine Guggenheim est sorti du bois un peu vite, à tel point que ses propos ont scandalisé les catholiques, qu’ils soient prêtres ou laïcs. Il faut dire que nous ne sommes plus dans les années 70 et que la récréation est (presque) finie. Sa sortie ayant très fortement déplu, le thélogien tente maintenant de rattraper le coup en faisant porter la faute sur le quotidien La Croix, qui aurait mal retranscrit ses propos. Rappelons d’abord ce qui a été publié :

 « Il faut s’affranchir du contexte français de la loi sur le “mariage pour tous” pour se situer dans une théologie de la rencontre et de l’écoute. L’importance, de plus en plus grande, accordée à l’homosexualité dans la société et dans l’Église n’est pas simplement la marque d’une idéologie. Elle est aussi révélatrice du travail de l’Évangile dans les coeurs. Jusqu’ici, la tradition biblique et patristique considère l’homosexualité comme une dérive personnelle et un refus de la loi de Dieu. Mais lorsqu’on écoute les personnes chrétiennes qui se disent homosexuelles, on s’aperçoit qu’il n’est pas dans leur intention de nier la différence entre hommes et femmes, différence qu’elles considèrent comme positive et nécessaire à l’humanité. Puisque ces personnes homosexuelles souhaitent rester chrétiennes, tout en vivant un amour humain authentique étant donné ce qu’elles sont, il est possible d’esquisser une vision chrétienne de l’homosexualité, en opposition à une vision païenne cherchant à gommer la différence entre les sexes – idéologie que l’Église réprouve. Ainsi, la reconnaissance d’un amour fidèle et durable entre deux personnes homosexuelles, quel que soit leur degré de chasteté, me semble une hypothèse à étudier. Elle pourrait prendre la forme que l’Église donne habituellement à sa prière : une bénédiction. Toute personne, quel que soit son état de vie, a en effet besoin d’une bénédiction de Dieu et de l’Église pour faire le bien. On ne peut jamais refuser une bénédiction à qui la demande avec droiture. »

Et voici maintenant le texte qui aurait du être publié :

Peut-il y avoir une forme de reconnaissance pour les couples homosexuels dans l’Eglise ?

P. Antoine Guggenheim, théologien

Pour répondre à cette question, il faut s’affranchir du contexte français de la loi sur le « mariage pour tous », à laquelle je n’étais pas favorable, car le mariage me semble une institution hétérosexuelle. Je me situe dans le contexte, plus général, d’une théologie de la rencontre et de l’écoute, dont parle le Pape François. Vous savez qu’on a mené un travail de recherche approfondi et discret au Collège des Bernardins, pendant plus de deux ans et demi, avec des universitaires, des théologiens, des représentants d’associations chrétiennes de personnes homosexuelles. Nous travaillons à une publication prochaine. L’importance de plus en plus grande accordée à l’homosexualité dans la société et dans l’Eglise n’est pas simplement la marque d’une idéologie. Elle est aussi révélatrice du travail de l’Evangile dans les cœurs. En effet, la tradition biblique et patristique considère jusqu’ici l’homosexualité comme une dérive personnelle et un refus de la loi de Dieu. Mais en réalité, lorsqu’on écoute les personnes chrétiennes qui se disent homosexuelles, on s’aperçoit qu’il n’est pas dans leur intention de nier la différence entre hommes et femmes, différence qu’elles considèrent en général comme positive et nécessaire à l’humanité. Puisque ces personnes souhaitent rester chrétiennes, tout en vivant un amour humain intègre étant donné ce qu’elles sont, il est possible de réfléchir à un accompagnement chrétien des personnes homosexuelles ; voire d’esquisser une vision chrétienne de l’homosexualité, en opposition à une vision païenne cherchant à gommer la différence entre les sexes – idéologie que l’Eglise réprouve. Ainsi, la reconnaissance d’un amour authentique entre deux personnes homosexuelles, quel que soit leur degré concret de chasteté, me semble une hypothèse étudiée par le Catéchisme de l’Eglise Catholique (2357-2359). Toute personne, quel que soit son état de vie, a besoin d’une bénédiction de Dieu et de l’Eglise pour faire le bien. On ne peut refuser une prière à qui la demande droitement. Cette reconnaissance pourrait-elle aller jusqu’à prendre la forme que l’Eglise donne habituellement à sa prière, une bénédiction ? Le synode y réfléchira sans doute. Recueilli par Samuel Lieven”

Ce texte demeure problématique et même carrément hétérodoxe. D’abord :

L’importance de plus en plus grande accordée à l’homosexualité dans la société et dans l’Eglise n’est pas simplement la marque d’une idéologie. Elle est aussi révélatrice du travail de l’Evangile dans les cœurs.

En quoi cette propension, objectivement désordonnée, serait-elle révélatrice du travail de l’Evangile dans les coeurs ? Le problème est là : l’affection d’ordre amoureuse (on ne parle plus ici d’amitié) entre deux personnes de même sexe, relève-t-elle de l’amour humain, conforme au dessein du Créateur ? Peut-on vraiment “esquisser une vision chrétienne de l’homosexualité” ? Peut-on vraiment parler d'”amour authentique entre deux personnes homosexuelles” ? Quant à la formule “quel que soit leur degré concret de chasteté“, elle est totalement déplacée. Et le père Guggenheim ose appeler le catéchisme de l’Eglise catholique à la rescousse aux n°2357 à 2359, qui étudierait l’hypothèse d’une reconnaissance d’un amour authentique entre deux personnes de même sexe ! Citons ce passage :

“2357 L’homosexualité désigne les relations entre des hommes ou des femmes qui éprouvent une attirance sexuelle, exclusive ou prédominante, envers des personnes du même sexe. Elle revêt des formes très variables à travers les siècles et les cultures. Sa genèse psychique reste largement inexpliquée. S’appuyant sur la Sainte Écriture, qui les présente comme des dépravations graves (cf. Gn 19, 1-29 ; Rm 1, 24-27 ; 1 Co 6, 10 ; 1 Tm 1, 10), la Tradition a toujours déclaré que “ les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés ” (CDF, décl. ” Persona humana ” 8). Ils sont contraires à la loi naturelle. Ils ferment l’acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d’une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas.

2358 Un nombre non négligeable d’hommes et de femmes présente des tendances homosexuelles foncières. Cette propension, objectivement désordonnée, constitue pour la plupart d’entre eux une épreuve. Ils doivent être accueillis avec respect, compassion et délicatesse. On évitera à leur égard toute marque de discrimination injuste. Ces personnes sont appelées à réaliser la volonté de Dieu dans leur vie, et si elles sont chrétiennes, à unir au sacrifice de la croix du Seigneur les difficultés qu’elles peuvent rencontrer du fait de leur condition.

2359 Les personnes homosexuelles sont appelées à la chasteté. Par les vertus de maîtrise, éducatrices de la liberté intérieure, quelquefois par le soutien d’une amitié désintéressée, par la prière et la grâce sacramentelle, elles peuvent et doivent se rapprocher, graduellement et résolument, de la perfection chrétienne.”

Le CEC ne reconnaît nulle part un “amour authentique” entre deux personnes homosexuelles. S’il estime que l’on ne doit pas rejeter ces personnes en tant que personnes, il n’est pas possible d’approuver une relation, “objectivement désordonnée”, qu’elle soit chaste ou non.

Le père Antoine Guggenheim, affolé par la tournure prise suite à la publication de sa conviction, a tenté de se justifier. Le loup, plutôt que de faire amende honorable et de rentrer dans le bois, a mis la tête sous le buisson. Mais ses propos sont tout autant inacceptables au regard de la morale naturelle et de la foi catholique. Il serait utile que le père Antoine Guggenheim démissionne de ses fonctions et se retire dans un monastère pour faire le point et approfondir l’enseignement de l’Eglise.

maximilienbernard@perepiscopus.org

23 comments

  1. xuereb

    il vient de perdre sa mitre, son désarroi est compréhensible.
    L avantage de cette séquence que nous vivons c’est que les masques tombent et que c’est la grande purification. Alors bien sur ca pique les yeux…

    • Ca y est, c'est fait

      L’église catholique vient officiellement d’adopter le point du vue du père Guggenheim. Il ne nous reste plus qu’à mettre nos actes en accord avec nos idées en quittant la putain de Babylone. Quand on n’est plus d’accord, une bonne séparation vaut mieux qu’un pourrissement de la situation. En plus, nous pourrons nous compter. Qu’en pensez-vous ?

  2. Nostradamus

    L’accueil des personnes homophiles et homosexuelles est d’autant plus impérieux qu’il y a parmi elles des clercs, ainsi que l’on montré différents rapports internes à l’Église. Tout comme il y a des clercs vivant maritalement et des clercs pédosexuels. Mais la grande majorité des homophiles et homosexuels ne sont pas clerc et la grande majorité des clercs ne sont ni homophiles ni homosexuels (ni d’ailleurs concubins ou pédophiles).
    Mais clerc ou pas tout homme, toute femme, doit être accueilli fraternellement, avec respect et amour.
    Le CEC dit les choses on ne peut plus clairement.

    • Frère PIO

      tout en leur faisat comprendre clairement que :« les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés » (CDF, décl. » Persona humana » 8). Ils sont contraires à la loi naturelle. Ils ferment l’acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d’une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas.

  3. John-Paul

    Si vous avez un ami, un fils, un conjoint, alcoolique, ce n’est pas lui rendre service que de lui dire que l’on comprend, que ce n’est pas grave. Ce n’est pas non plus l’aider que de se soûler avec lui.
    Si vous l’aimez, chaque fois qu’il sera ivre-mort dans le ruisseau, vous vous déplacerez pour le relever et le mettre à l’abri, mais à chaque fois aussi vous vous arrangerez pour qu’il prenne conscience qu’il y a pour lui un autre chemin, un chemin libérateur, un chemin de joie et de résurrection.
    Nul ne devient alcoolique seul, mais initié et entraîné par un alcoolique. On ne naît pas alcoolique, on le devient. C’est toujours un moyen de ne pas affronter une difficulté, une peur.
    Nul n’est condamné à rester alcoolique.

    • Shimon

      C’est bien la véritable liberté joyeuse qui est l’enjeu de la maîtrise de ses pulsions. Maîtrise toujours possible, mais toujours difficile, fragile et provisoire, comme nous le montre chaque jour les alcooliques anonymes ou les outre-mangeurs anonymes.

  4. Christophe

    Les homophiles et homosexuels ne représentent que quelque pour cents de la population ; parmi ceux-ci quelque-uns sont chrétiens dont quelques catholiques.
    Il serait dommage pour accueillir et sauver quelques égarés de mettre en difficulté ou en danger la grande majorité du troupeau.
    Et pour aller chercher face au loup la chèvre de monsieur Seguin, il faut mettre en garde le reste du troupeau contre le loup, qui souvent se déguise en mouton.

    Alors aller chercher celui qui s’est fourvoyé, oui, mille fois oui, mais en disant et en faisant prendre conscience, au troupeau ET à l’égaré de l’impasse où il s’est mis.

  5. Shimon

    La sexualité comprend plusieurs niveaux ou plusieurs aspects.
    Le plus immédiat est le plaisir physique, la jouissance à laquelle on arrive à deux ou seul.
    Le second est évidemment l’aspect relationnel, le plaisir d’être « en relation », en interaction avec l’autre.
    C’est pour cela que le plus souvent je ne parle pas, comme les anglo-saxons, de sexe mais de relations sexuelles, où à l’évidence le substantif est « relations » et le qualificatif « sexuelles ».
    La relation peut être d’asservissement de l’autre ou d’épanouissement réciproque.
    Le troisième aspect, qui est intrinsèquement lié à la rencontre d’un homme et d’une femme est l’engendrement, voulu, délibéré ou accepté.
    Les trois aspects sont intrinsèquement liés et ne peuvent être séparés qu’en appauvrissant et dénaturant la relation. La sexualité est à la fois, et tout en même temps, jouitive, unitive et procréative.
    Est donc “contre nature” ce qui désagrège les différents aspects, les différents composants d’une relation sexuelle humaine.
    RSVP.

    • Goupille

      Vous avez parfaitement raison.
      D’où la souffrance des vrais couples stériles.
      D’où le sentiment d’impasse des faux couples de hasard qui ont pavé les cinquante dernières années de la “société permissive”.
      Et leur nécessité de renouveler le cheptel pour contrebalancer l’ennui de ces assemblages indifférents.
      A noter quand même que ce phénomène ne date pas de soixante-huit et que le théâtre de boulevard “bourgeois” du XIXè regorgeait déjà de placards et de fuites en caleçon et fixe-chaussettes.
      Qu’il y a l’Idéal, et le pragmatisme des maisons closes…

      Mais l’Eglise n’a pas à autoriser ces pantalonnades.
      A plus forte raison homosexuelles.

  6. JACQUES-FRANCOIS dit LOCARD

    Bonsoir,
    “Puisque ces personnes homosexuelles souhaitent rester chrétiennes, tout en vivant un amour humain authentique étant donné ce qu’elles sont, il est possible d’esquisser une vision chrétienne de l’homosexualité…”
    Et c’est un soi-disant ecclésiastique qui dit ça?
    J’ai honte pour lui.
    De qui se moque-t-on?
    L’on ne peut pas être homosexuel et chrétien.
    L’homosexualité EST un péché gravissime. Qui prive l’auteur de la VIE ÉTERNELLE!
    La seule solution est d’y renoncer et de revenir dans la voie du bon sens, après avoir fait un acte de contrition et d’être passé par la case confessionnal pour demander le pardon de DIEU.
    Tout autre attitude est suicidaire.
    Décidément la décadence prend les allures du TGV!
    Je ne comprend toujours pas pourquoi les évêques laissent dire de pareilles grossièretés sans réagir.
    Je dois être d’un siècle antérieur!
    Que l’ESPRIT-SAINT éclaire ces dévoyés.
    Merci!
    JFL

  7. Henri

    Il faut que le père Guggenheim se sente aux abois pour rechercher une défense dans une mise au point aussi dérisoire. L’hérésie est manifestement à peu près la même dans le second texte que dans le premier….

    Mon pronostic est que la déraison est là devenue tellement flagrante que les autorités qui ont nommé, bien malencontreusement, le père Guggenheim à ce poste aux Bernardins ne pourront échapper à le déplacer. C’est pour elles en tout cas un devoir de le faire.

    J’ajoute que celles-ci devront désavouer et déplacer le père Guggenheim non pas au titre de sa vision hérétique sur l’homosexualité, mais au titre de sa vision hérétique plus générale sur la fornication. La pratique de la sexualité hétéro hors mariage, et donc hors de tout contexte de procréation, n’est en aucune manière plus à valoriser chrétiennement que la pratique de la sexualité homosexuelle. Avoir, du point de vue chrétien, un jugement différent sur l’une et sur l’autre forme de fornication serait gravement homophobe.

    A cet égard, la position du père Guggenheim, tout en étant certes hérétique, est plus honnête que celle d’autorités ecclésiales qui pensent pouvoir conférer une valeur à des relations extraconjugales hétérosexuelles (telles par exemple la cohabitation juvénile ou les divorcés remariés qui ne pratiquent pas la continence et auxquels le Cl Kasper veut donner la communion!) tout en déclarant désordonnées des relations homosexuelles.

    Au passage, le cardinal Kasper dont les thèses font l’objet de doctes réflexions au Synode (il y a de l’indécence dans le fait qu’elles demeurent si longtemps à l’ordre du jour des travaux du synode) propose-t-il d’ouvrir la communion aux personnes en couple de même sexe? S’il ne le fait pas il est homophobe. De même, propose-t-il d’ouvrir la communion aux prêtres qui vivent en concubinage? On voit que des positions comme celles du Cardinal Kasper conduisent soit à la discrimination scandaleuse soit à la dépravation généralisée bénie par l’Eglise.

    En conclusion, le père Guggenheim doit évidemment être désavoué et déplacé, mais il faut aussi que les plus hautes autorités de l’Eglise parlent clairement en désignant la faute de la fornication, aussi bien hétéro qu’homo, en dépit de l’amour qui peut bien sûr exister mais qui ne légitime pas chrétiennement la fornication. C’est cela qu’on ne comprend plus aujourd’hui mais on oublie que le Christ lui-même a prophétisé que cette question serait difficile (Mt 19, 12). Donc la hiérarchie de l”Eglise doit humblement accepter cette difficulté au lieu de tout rejeter et de piétiner l’Evangile et doit enseigner ce que le Christ a enseigné. Il est stupéfiant que des fidèles aient à rappeler cela à leurs pasteurs.

    • Shimon

      Comment voulez-vous dénoncer la “fornication” dans un siècle “fornicateur”, prônant l’amour libre et extra-conjugal (au plus haut niveau à commencer par le président), comment voulez-vous dénoncer sans perdre immédiatement les neuf dixièmes de votre troupeau?
      Ne vous êtes vous pas aperçu que nos contemporains ne craignent pas Dieu et se foutent de la vie éternelle, tant qu’ils peuvent avoir une bonne vie immédiatement?

  8. Devgir

    Je suis en tout points d’accord avec cet article, qui rappelle simplement quelles difficultés affectives et morales affrontent certaines personnes, la compassion qu’elles doivent rencontrer chez les chrétiens et leur chemin de conversion vers l’abstinence.
    Ces personnes homosexuelles sont alors des chrétiens héroïques, dont bien des hétérosexuels n’auraient peut-être pas la vertu.

  9. Gilberte

    Les artistes photographes britanniques homosexuels Gilbert et George se montrent dans leurs œuvres symétriques; ils semblent non pas aimer l’autre, mais soi-même dans l’autre, comme si la vie personnelle leur faisait peur; ce n’est pas la recherche du complémentaire, mais une faiblesse de leur individualité qui n’est pas autonome; il n’y a pas de quoi donner une bénédiction

  10. kanjo

    “l’homosexualité (…) n’est pas simplement la marque d’une idéologie.”
    Donc, c’est la marque d’une idéologie, même si ce n’est pas que cela. Quoi que je ne sache pas ce que cela pourrait être, je constate l’aveu. Il y a une idéologie homosexualiste ou homosexuelle, qui commence d’ailleurs, ce me semble, avec l’emploi de ce mot pour désigner les relations contre nature que sont la sodomie et le lesbianisme.

    • Nostradamus

      C’est d’abord un trouble du comportement, donc une pathologie.
      Ce n’est pas une autre forme de sexualité normale.
      Comme tous les troubles du comportement il n’est pas inné, il est acquis; il est donc “jusqu’à un certain point” modifiable.
      Acquis il est lié à l’histoire de chacun. Il prend souvent racine dans la relation de l’enfant avec ses parents, en particulier avec un père craint, rejetant ou abandonnant; Mais le vécu de la relation au père est indissociable du vécu à la relation à la mère, donc finalement au couple parental.
      Nul de devient homosexuel sans avoir été initié par un autre homosexuel. Nul ne devient hétérosexuel sans avoir été initié par une personne de sexe opposé. Nul ne reste homosexuel sans le concours d’une personne du même sexe. Nul ne reste hétérosexuel sans le concours d’une personne de l’autre sexe.
      La sexualité est toujours, pour les homos comme pour les hétéros, quelque-chose d’évolutif et qui se construit par les expériences et le vécu. La libido à 25 ans n’est pas la même que à 55 ans ou à 75 ans.
      La liberté par rapport à nos pulsions sexuelles est toujours relative, plus ou moins grande, jamais nulle.

  11. Hervé Soulié

    Il ne faut pas s’y tromper. Toutes les circonlocutions que comportent le discours de Guggenheim visent à exprimer une idée claire : l’homosexualité est bonne et doit être respectée, notamment par l’Eglise.
    Cette attitude est plus répandue que l’on ne croit dans le clergé dont un certain nombre de membres sont eux-mêmes homosexuels.
    Reste à savoir si une telle conception a sa place dans la foi catholique et chrétienne….

    • Nostradamus

      La grande majorité des homophiles et homosexuels, la grande majorité des pédophiles et pédosexuels, ne sont pas membre du clergé; et la très grande majorité du clergés n’est ni homophile ou homosexuelle, ni pédophile ou pédosexuelle, ni vivant en concubinage. Il ne faut pas faire une règle d’une toute petite minorité. La très grande majorité du clergé arrive à vivre la chasteté dans la fidélité à l’exemple du Christ.

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