Mgr d’Ornellas emmène à Rome des couples séparés fidèles à leur mariage

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Nous entendons beaucoup trop parler de l’accueil des “divorcés-remariés”. Aussi est-il bon d’évoquer ces couples, qui vivent le drame de la séparation conjugale tout en restant fidèle à leur mariage. Mardi 30 janvier, le Saint-Père a invité à sa messe de Sainte-Marthe une délégation d’une dizaine de membres de la Communion Notre-Dame de l’Alliance (CNDA), qui regroupe des hommes et des femmes mariés, blessés par la séparation – parfois divorcés civilement –, ayant choisi de rester fidèles au sacrement de mariage.

En septembre, ils avaient envoyé au pape leur réflexion sur Amoris laetitia. Ils posaient un certain nombre de questions et émettaient deux réserves, notamment sur le peu d’encouragements présents dans le texte pour les personnes séparées voulant rester fidèles.

En marge de cette rencontre, la délégation emmenée par l’évêque référant de la CNDA, Mgr d’Ornellas, a été reçue par le cardinal Farrell, préfet du Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie, par Mgr Ladaria, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, et par le cardinal Sarah.

« Chacun nous a rassurés sur la volonté de l’Église de toujours encourager les séparés à rester fidèles. Ils ont tous également insisté sur l’importance du témoignage. »

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13 comments

  1. allegro

    Honneur à ces personnes séparées fidèles leur mariage ! DEO GRATIAS et remercions-les dans la prière de leur témoignage.

    Mgr d’Ornelas se montre ainsi sous un jour qu’on ne lui connaissait pas. … il ne faut désespérer de rien ni de personne. DEO GRATIAS, remercions-le dans la prière de son soutien à ces personnes dans l’épreuve.

  2. Gershom Leibowicz

    Faut il rappeler ici que, selon la théologie catholique , le mariage n’est pas un engagement envers Dieu , mais un engagement des époux l’un envers l’autre . D’ailleurs ce n’est pas l’église via son ministre qui administre le sacrement , mais ce sont bien les époux eux même qui se donnent mutuellement ce sacrement .
    A partir du moment ou le couple est séparé , à qui ou à quoi est on fidèle ?
    – fidèle à l’autre qui a rompu l’engagement ?
    – fidèle au sacrement de mariage ? cela mérite approfondissement puisque ce sont les époux et non le ministre de l’église qui se donnent mutuellement ce sacrement . Que signifie concrètement ; être fidèle à un sacrement donné par celui qui le remet lui même en cause ?
    – fidèle à son propre engagement ?
    – fidèle au principe de l’indissolubilité du mariage ?

    L’église gagnerait à mieux expliciter les fondements théologiques de l’indissolubilité du sacrement de mariage..

    • RIGAUD

      Cher Monsieur,
      Le mariage chrétien est l’engagement de deux personnes à vivre la fidelité, engagement pris AVEC Dieu, et devant témoins.
      Le fait qu’un(e) des deux rompe ce lien n’altere pas la valeur de ce lien. Tout simplement parce que cet engagement est pris AVEC Dieu.
      Cette fidélité n’est pas facile à tenir, mais indispensable pour restaurer la valeur du mariage qui pour la plupart n’est qu’un échange de consentement. Un consentement peut se reprendre. Pas un engagement de mariage chrétien. Car on ne peut reprendre un engagement dans lequel Dieu a donné son accord.
      Comprenez vous ?

      • Gershom Leibowicz

        A Rigaud,
        Théologiquement , la mariage catholique n’est pas un engagement envers Dieu ni AVEC Dieu . . Il est un engagement réciproque de es époux en prenant Dieu à témoin . C’est pourquoi les ministres de ce sacrement sont les époux eux même et non un ministre ordonné , ce qui serait le cas s’il s’agissait d’un engagement AVEC Dieu .

        La théologie catholique ne fonde donc pas l’indissolubilité du mariage sur un engagement avec Dieu mais bien sur l’engagement réciproque à construire dans la durée une union sans cesse plus étroite afin qu’elle devienne concrètement indissoluble ;
        Le sacrement n’est pas un acte magique qui réaliserait l’indissolubilité ipso facto . Le sacrement affirme d’ores et déjà ce qu’il va réaliser et contribue ainsi à le réaliser . Il réalise effectivement ce qu’il dit dans la durée de l’existence ; c’est pourquoi le sacrement de mariage est à la fois le signe et le moyen de la réalisation de cette indissolubilité qu’il exprime ;

        • J.EFF

          Il y a une correspondance évidente entre la crise de la foi et la crise du mariage, Cher monsieur.

          Votre erreur est de mettre en doute “l’engagement qui est pris AVEC Dieu”, devant l’assemblé et le Prêtre. Votre “théologie” semble être aussi complexe que certains des pamphlets d’Amoris Leaticia sur ce point, ou pire encore emprunte des élucubrations d’un luther ou d’un calvin.

          J’ose vous précisez : – Il faut ne jamais perdre de vue que la Parole de Dieu est à l’origine du mariage (cf. Gn 2, 24),
          – Jésus lui-même a voulu inclure le mariage parmi les institutions de son Royaume (cf. Mt 19, 4-8),
          faisant un Sacrement de ce qui était inscrit à l’origine dans la nature humaine,
          – [285] Dans la célébration sacramentelle, l’homme et la femme prononcent une parole prophétique de don, mutuel, d’être “une seule chair”, signe du Mystère de l’union du Christ et de l’Église (cf. Ep 5, 31-32),
          – Face au désordre général des sentiments et à l’apparition de modes de pensée qui banalisent le corps humain et la différence sexuelle, la Parole de Dieu réaffirme la bonté originelle de l’être humain, créé homme et femme, et appelé à l’amour fidèle, réciproque et fécond.

          Mais peut-être avez-vous des talents cachés pour une certaine théologie, du moins une théologie très éloignée de celle du plus grand théologien de l’ère contemporaine : Benoit XVI,
          – Verbum Domini –

          Benoit XVI poursuit : « A travers le sacrement du mariage, les époux sont unis par Dieu et par leur relation, ils manifestent l’amour du Christ, qui a donné sa vie pour le salut du monde »
          « Dans un contexte culturel où beaucoup de personnes considèrent le mariage comme un contrat à durée déterminée, il est d’importance vitale de comprendre que l’amour véritable est fidèle, don de soi définitif »
          – “À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront qu’une seule chair” (Gn 2, 24 ; Mc 10, 7-8).
          – c’est-à-dire que le mariage en lui-même est un Évangile,
          – L’union de l’homme et de la femme, le fait de devenir “une seule chair” dans la charité, dans l’amour fécond et indissoluble, est un signe qui parle de Dieu avec force, avec une éloquence devenue plus grande de nos jours, car, malheureusement, pour diverses raisons, le mariage traverse une crise profonde justement dans les régions d’ancienne évangélisation. Et ce n’est pas un hasard.
          – Le mariage est lié à la foi, non pas dans un sens générique. Le mariage, comme union d’amour fidèle et indissoluble, se fonde sur la grâce qui vient de Dieu, Un et Trine, qui, dans le Christ, nous a aimés d’un amour fidèle jusqu’à la Croix.

          Dont acte !!

    • Bertrand

      Les fondements sont très bien explicités par l’Eglise. C’est vous qui ne prenez pas la peine de chercher. Par ailleurs, Contrairement à ce que vous dites, c’est aussi un engagement envers Dieu. C’est enfin un engagement envers son conjoint qui n’est rompu en aucune circonstance. Pas même s’il ou elle s’en moque.

  3. BERTRAND

    Si je comprends bien, votre titre Mr d’Ornellas emmène à Romme des couples séparés est trompeur.

    Mgr d’Ornllas emmène à Rome des conjoints qui ont subi une séparation, mais, eux, sont restés fidèles au sacrement de mariage. Il n’emmène aucun couples.

    Il faut remercier Mgr d’Ornellas.

    Je vous félicite, quant à moi, de parler cette fois en positif de l’archevêque de Renne, diocèse où je réside depuis près de 30 ans. Il m’avait paru que vous prenniez Mgr d’Ornellas comme votre tête de Turc.

    Dieu vous garde.

    • DUFIT THIERRY

      Il faut reconnaitre Mgr d’Ornellas n’a pas très bonne réputation. Il s’était notamment fait remarquer en approuvant une pièce de théâtre blasphématoire qui insultait Notre Seigneur. C’est hallucinant venant de la part d’un évêque !!!
      Par ailleurs Mgr d’Ornellas s’est-il opposé ouvertement à l’abominable texte “Amoris laetitia” qui autorise les adultères à communier, ce qui entraine des communions sacrilèges ?

    • Charles

      Bsr. Moi aussi je suis du diocèse de rennes. Mgr d ornellas n à rien d une tête de turc. Il est un fait que ses prises de position le servent bien plus, lui, que celles et ceux qui sont en désaccord avec sa”politique”. Je le respecte dans sa fonction d archevêque…. mais lui en est il de même ??? Pourquoi est il si difficile de discuter avec celui qui prêche en mots amour et charité sans les mettre en pratique? Que fait il des communautés qui tentent en désespoir de cause de maintenir le lien lorsqu il s evertue à le distancer ?
      Il est bien de se pencher sur la question des liens contractes dans le mariage,, mais il en va de même sur les liens contractés au cours d une ordination. Surtout lorsque les ordinations sont valides au regard de Rome mais pas aux yeux de l archevêque de Rennes…pourtant Mgr n a pas fait La proposition d emmener à Rome d orthodoxe, de catholiques fidèles d’ un autre rite , ni de vieux catholiques que seul l histoire a séparé de Rome pour lui rester fidèle et échapper à la tyrannie d un monarque qui etait loin d être un exemple. il est aussi un autre fait que des prélats incroyants et ambitieux ont traversé l histoire ,en France ,sans être inquiétés sur la question de leurs liens ,valides ou non , avec Rome, et je ne parle des conséquences que de telles ordinations peuvent engendrer sur la validité des ordres et sacrements reçus par de telles mains…. qu on ne vienne pas me dire avec ça que les liens contractés au sein de l eglise anglicane sont nuls et non avenus… alors si certains mariages se défont pourquoi ne pas se poser la question de savoir si les fruits tant attendus et qui ne sont pas venus ne seraient le résultats d un autre manque plus grave, l abscence de graces suffisante au cours d une cérémonie qui ne serait qu une parodie et une mise en scène, ayant pour cause le manque de courage et de positionnement dans le suivi des futurs couples qui Se préparent au mariage…. l effort ou la volonté de réussir un couple n est pas à sens unique et il ne suffit pas de s assurer pour le clergé qui s y intéresse de parer à toute forme de contestation sur la validité du rituel, mais de considérer les vies humaines qui peuvent s abîmer et etre gâchées par une règles qui ne dépend pas seulement de la volonté mais aussi de l exemple… Ne serait pas éthique ? Sur ce terrain j attend de savoir ce que Mgr en dira…..Dieu jugera et je suis bien certain qu il se montrera Clément . Il faut croire que la peur de reconnaître la possible dissolution du mariage ait un lien avec la règle qui prévaut pour l eglise de Rome de ne pas autoriser les prêtres de se marier?
      Je ne fais que me poser des questions et ne juge pas car j ai un tres grand respect pour l’Eglise et son Primus inter pares… et pourquoi pas un concile pour trancher ? Mais ça c est ma reconnaissance de la supériorité des conciles qui me rassure…. cordialement

  4. Tokani

    J’ai beau être de sentiment Tradi je suis toujours sidéré de lire le manque de compassion total de certains Ultras minoritaires sur ce problème des divorcés…
    Dans un divorce dans la très grande majorité des cas il y en a Un qui subit la séparation et l’Autre qui l’inflige…
    Peut exiger d’une femme encore jeune abandonnée avec ou sans enfant par son mari qu’elle doive en plus subir le célibat en guise de punition jusqu’à la fin de sa vie terrestre ?
    Un homme violent qui se satisfait de son vice est il endroit d’exiger que son épouse supporte cela jusqu’à ce qu’il l’a tue ? Si elle le quitte c’est elle la coupable qui doit expier ?
    Un homme encore jeune plaqué par son épouse pour un autre plus beau ou riche devient moine ?
    Allons ” que celui qui n’a point pêcher jette la 1er pierre..”

    • Merci pour cette réflexion TOKANI, oui on veut souvent faire porter à ses personnes divorcées des fardeaux qu’on ne voudrait pas soi même soulever. Si choisir la vie pour certain passe par une seconde vie de couple de quel droit le juger?
      Connaissez vous la vie de St DAMIEN. Il était partie sur une île au service de lépreux qu”on avait exilé en les arrachant souvent à leur famille. Il avait ainsi béni les nouvelles unions de personnes déjà mariées, séparées de leur conjoint par cette relégation.
      Beaucoup de bons chrétiens l’avait beaucoup critiqué pour cela. Lui expliquait avoir agit ainsi pour ne pas qu’ils se détruisent dans la débauche et le désespoir. Il a été ensuite canonise, signe que l’Eglise lui a donné raison

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