Mgr Laurent Le Boulc’h évêque de Coutances

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lLe Pape François a nommé aujourd’hui Mgr Laurent Le Boulc’h, jusqu’à présent curé de Lannion, évêque de Coutances et Avranches, vacant depuis la nomination de Mgr Lalanne à Pontoise. Aux premières nouvelles, il semble que les fidèles de Lannion soient satisfaits de ce départ… Cela augure mal pour les fidèles du diocèse de Coutances.

Agé de 53 ans, ordonné prêtre le 19 juin 1988 à Saint-Brieuc, Mgr Laurent Le Boulc’h a été vicaire épiscopal chargé de la pastorale des jeunes. Il était depuis 2012 délégué épiscopal auprès de la pastorale de la culture et du tourisme.

Il fut :

  • vicaire à la cathédrale de Saint-Brieuc et aumônier des lycéens et étudiants
  • vicaire épiscopal, chargé de la Pastorale des Jeunes.
  • curé de la paroisse de Lannion, responsable de la zone pastorale de Lannion et membre du
    conseil épiscopal et prêtre modérateur pour la paroisse de Pleumeur-Bodou.
  • secrétaire général du Conseil presbytéral.

Il a fait des études théologiques à l’Institut Catholique de Paris et il est diplômé d’une licence canonique de théologie (1993) à l’Institut Catholique de Paris (Théologie systématique et biblique).

Mgr Moutel, évêque de Saint-Brieuc, a réagit ainsi :

“Le pape François vient de nommer l’abbé Laurent LE BOULC’H évêque de Coutances et Avranches. Je suis heureux de vous faire part de cette nouvelle. Au moment où il reçoit cette nomination qui le fait entrer dans le collège des successeurs des Apôtres, nous assurons Monseigneur LE BOULC’H de notre fidèle amitié et de notre prière pour le ministère qu’il exercera dans la Manche. Nous savons, les uns et les autres, ce que nous devons au père Laurent Le Boulc’h. Il a exercé de nombreuses missions, depuis son ordination presbytérale en 1988. En apportant l’ardeur de sa foi et sa créativité, il a servi notamment la pastorale des jeunes de notre diocèse, la catéchèse et le dialogue avec les artistes.

Membre du Conseil épiscopal et responsable de la zone pastorale de Lannion, Laurent Le Boulc’h était jusqu’ici curé de la paroisse de Lannion et prêtre modérateur pour la paroisse de Pleumeur-Bodou. Je pense aussi à vous qui voyez partir non sans regret votre pasteur ; en vous invitant à entrer joyeusement dans le don de la foi, je vous assure aussi de toute mon attention.

Avant qu’il ne quitte les Côtes d’Armor, nous lui dirons notre reconnaissance et prierons avec lui. Mais déjà je vous invite à prier pour le nouvel évêque de Coutances et Avranches et pour tous ceux qu’il s’apprête à servir. Je le ferai à Lourdes, tous ces jours-ci, avec les pèlerins du diocèse et aussi, dimanche 8 septembre, au Grand Pardon de Notre-Dame de Toute Aide, tout près du pays natal du père Laurent Le Boullc’h.”

Certes, le diocèse de Coutances est en état de délabrement avancé (et la responsabilité en incombe surtout aux clercs qui ont méthodiquement cassé cette chrétienté rurale, encore vivante il y a quelques années) et donc ce n’est pas un cadeau pour Mgr Le Boulc’h. Mgr Lalanne s’y ennuyait et il a été bienheureux d’être déplacé près de Paris.

Néanmoins, il est permis de se poser la question de la capacité du nonce, Mgr Luigi Ventura, à refuser et proposer d’autres candidats que ceux imposés par l’archevêque de Paris. Certains regrettent son prédécesseur, Mgr Baldelli.

Voici le message d’adieu de Mgr Le Boulc’h a ses paroissiens :

“Je me souviens quand j’arrivais chez vous, il y a déjà 8 ans, si heureux en mon cœur de partager votre vie. Je me souviens de la chaleur de votre accueil dans les paroisses de Lannion et de Pleumeur-Bodou. Dès cet instant, je vous ai aimés.

leboulc'hTrès tôt, nous avons voulu ensemble nous avancer sur les chemins de l’Evangile, et, pour cela, transformer ce qui était appelé à changer dans nos manières de vivre l’Eglise. C’est ainsi que nous nous sommes engagés avec courage et enthousiasme dans la réforme de la catéchèse, de la formation, de la pastorale des funérailles ou de la pastorale des jeunes. Nous avons œuvré pour mieux servir la liturgie et imaginer des temps de ressourcement conjuguant l’art et la foi. Grâce à nos frères prêtres venus d’Afrique, nous nous sommes ouverts aux peuples du monde. En tout cela, c’est la fraternité et la vitalité de l’Evangile dont nous avons voulu être les témoins. Ces huit années ont passé très vite. Je vous dois ma joie.

laurentlbJe m’apprêtais à poursuivre cette année avec vous, consolidant ce qui a été entrepris, quand un appel téléphonique de la nonciature à mon retour de vacance m’a bouleversé. Il m’a fallu des jours pour m’en remettre. Le Saint Père, le pape François m’appelait à servir l’Eglise dans le beau et exigeant ministère épiscopal. En dépit de mes faiblesses, celles que vous connaissez et celles que je sais, je ne voyais pas comment je pouvais refuser, moi qui ai toujours fait confiance en l’appel de l’Eglise que je reçois comme un signe de Dieu. Avec beaucoup de craintes et d’humilité, j’ai répondu oui.

Je vous quitte le cœur lourd, lourd de tristesse parce qu’on ne se sépare pas de ses amis sans peine, parce qu’on ne laisse pas une communauté bien aimée sans larmes. Mais, mon coeur est lourd aussi du poids de l’amour de Dieu dont il veut se laisser remplir, et déjà, de la vie de l’Eglise à servir dans le diocèse de Coutances et d’Avranches que j’apprendrais humblement à conduire et servir au nom du Christ Jésus.

Chers paroissiens, chers amis, à vos côtés, j’ai beaucoup appris. Le ministère de curé est souvent aux premières loges quand il s’agit de partager la vie de ses contemporains. C’est un ministère passionnant que de contribuer à façonner une communauté de croyants pour qu’elle soit signe d’Evangile au milieu des hommes.

Je veux vous remercier de m’avoir souvent ouvert les yeux sur la vie des hommes et des femmes d’aujourd’hui. Vous remercier pour la confiance qui vous a animés et que vous m’avez donnée. Au cœur de notre histoire, comme me l’a confié l’une d’entre vous, nous avions cette conviction partagée que la vie de l’Eglise n’est pas d’abord et seulement affaire d’organisations et d’initiatives mais, avant tout, le lieu d’une expérience spirituelle, celle de la présence du Christ Jésus, mort et ressuscité, qui chemine avec nous et nous transmet sa joie.

Pendant ces huit années, des frères prêtres ont œuvré avec moi. Chacun, dans l’originalité de sa personnalité et de son charisme, s’est attaché à porter fraternellement la vie de nos communautés. Je les remercie pour la belle communion dont nous avons été le signe le plus souvent. La fraternité des prêtres fait partie du témoignage de l’Eglise.

Je rends grâce aussi pour le ministère des diacres qui m’ont soutenu dans le signe du service et pour le témoignage spirituel des communautés religieuses de Lannion et de Pleumeur-Bodou dont j’ai pu apprécier la force du charisme pour aujourd’hui.

Je pense encore à tous les collaborateurs laïcs, si nombreux et si actifs, dans des domaines extraordinairement variés. Ensemble, nous sommes la beauté de l’Eglise du Christ. Je ne veux oublier personne tant la présence de chacun et de chacune est significative d’une Eglise Corps du Christ, mais permettez-moi de souligner l’expérience originale et féconde de la collaboration avec les différents coordinateurs laïcs et les EAP qui se sont succédés à Pleumeur-Bodou ou Lannion, que j’ai eu joie d’accompagner.

llbJe remercie sincèrement tous ceux et celles qu’il m’a été donné de croiser dans la terre si attachante du Trégor. Ils ne sont pas tous nécessairement membres de l’Eglise, mais ils prennent une part active dans la construction du monde. Je pense notamment aux responsables politiques, associatifs, culturels, économiques et sociaux. Il nous est arrivé de nous tenir côte à côte à l’occasion d’événements heureux, mais aussi parfois, d’événements graves qui nous ont marqués. J’espère avoir pu témoigner de mon désir de favoriser la collaboration avec tous dans le respect des prérogatives de chacun.

Les mois qui viennent vont peut-être paraître difficiles. La soudaineté de l’appel entraîne des turbulences. Je pense en particulier à mes frères prêtres Edgard et Guillaume et Yann, à ceux et celles qui s’apprêtent à démarrer leur mission, qui vont connaître une période d’incertitudes. J’ai conscience que leur travail à tous risque de s’en trouver, au moins au démarrage, plus lourd et compliqué. Gardons confiance, et ne doutons pas que Mgr Denis Moutel avec son équipe épiscopale voudra donner un nouveau pasteur à nos paroisses. Cette nouvelle étape demande que tous se montrent solidaires. Par-dessus tout, j’aimerais que mon départ du Trégor ne provoque ni découragements, ni démissions, mais, au contraire, qu’il soit comme un levier pour stimuler chacun et chacune dans la part de l’œuvre évangélique qu’il doit accomplir au service de tous.

Mes pensées se tournent aussi vers le diocèse de Saint Brieuc et Tréguier, dans la communion de l’évêque et des prêtres, que j’ai tant aimé servir. Je prie Dieu pour qu’il continue d’insuffler en lui le souffle de l’Esprit. Que le dynamisme de la foi ne cesse de s’exprimer en lui.
La vie qui désormais vous attend et m’attend, nous la confions dans la prière au Père de Jésus. Que son Esprit d’amour et de paix abonde en nos cœurs. Que Saint Yves soit notre compagnon et que Marie nous accompagne dans sa bienveillante tendresse sur nos chemins bretons ou normands.

Kénavo !”

16 comments

  1. vincent

    Votre première phrase m’étonne énormément j’ai plutôt des réaction de tristesse de voir quitter le curé de la part des paroissiens de Lannion.

  2. Abbé Courtois

    J’ai hésité à réagir à votre article car le silence est souvent la meilleure réponse au mépris et à l’absence de charité. Néanmoins je veux vous renvoyer à l’Evangile où notre Seigneur nous invite à un regard d’amour et de bonté… Avant de juger et de condamner, regardez d’abord la poutre qui est dans votre œil. Qui êtes-vous pour condamner les prêtres de Coutances sans appel? Qui vous a établi comme juge de vos frères? Je prie pour vous afin que le Saint Esprit vous donne la charité et la bonté qui vous manquent tant. Comment voulez-vous que l’évangélisation avance avec vos méthodes?
    Un prêtre de Coutances, qui comme beaucoup d’autres travaille à répandre l’Evangile dans le respect de la foi reçue de ses pères.

    • Merci de vos prières, mais je maintiens mes propos : c’est le clergé coutançais qui a systématiquement détruit la vie chrétienne (liturgie, catéchisme, traditions, processions) qui était encore bien vivante il y a quelques années.

      • e

        Effectivement cet article “habille pour l’hiver” ce nouvel évêque et est bien sévère pour le clergé du diocèse dont il va avoir la charge! Et pourtant il y a sûrement comme dans d’autres diocèses d’excellents prêtres qui font ce qu’ils peuvent dans une société en crise, complètement déboussolée et soumise aux matraquages des fausses idées, partout et en tous lieux. Et à lire le texte du Père Courtois, il en fait sûrement partie.
        Je vais essayer d’apporter mon “petit” avis, avec une réponse générale (sûrement trop longue) qui ne concerne pas spécialement ce diocèse et son nouvel évêque, car sauf exceptions ils doivent être similaires à bien d’autres diocèses et évêques en France.
        L’on peut regretter les processions etc, mais sommes- nous dans les années 30 avant l’exode des campagnes vers les villes, avec des petites écoles dans tous les villages, des familles nombreuses, et des générations vivant réunies, et qui n’avaient pas d’autres sollicitations que ces fêtes religieuses et traditionnelles? Ne rêvons pas, dans certaines régions où il y avait des pèlerinages et des processions, il ne reste plus beaucoup de monde aujourd’hui pour y participer, tout simplement pour des raisons de natalité, sans parler de la perte de la foi.
        Par ailleurs en Espagne par exemple, les processions étaient toujours très suivies et très festives, cela n’a pas empêché les Espagnols de voter majoritairement favorablement pour des lois qui sont pourtant tout à fait contraire à ce qu’enseigne l’Eglise.
        Le catéchisme version “Pierres Vivantes”, la nouvelle liturgie que certains considèrent comme “protestantisée”, infantilisée, rendue exotique, désacralisée, etc…; n’ont peut-être pas aidé pour lutter contre cette disparition de la catholicité populaire et rurale, mais ce n’est pas suffisant pour tout expliqué.
        Il faut transmettre la foi et l’entretenir et peut-être que les méthodes employées depuis quelques décennies n’ont pas été les bonnes, parce qu’elles ont été des méthodes et pas une analyse de la crise, car ce n’est pas l’ancien caté qui était trop dur à apprendre ou inadapté à l’air du temps parce qu’on y parlait de péché, de purgatoire, du diable ou de l’enfer, ou la messe en latin qui était trop solennelle, ou la confession qui était démodée, c’était peut-être que le peuple de Dieu trop heureux des biens terrestres dont il disposait, s’est cru capable de vivre sans Dieu , en croyant que la recherche uniquement d’un faux bonheur terrestre et matériel lui serait suffisant. Aujourd’hui alors que le chômage est partout, les études même longues ne sont plus synonymes de travail, les familles sont « disloquées », etc, l’on se rend peut-être mieux compte que ce bonheur matériel et terrestre était une arnaque, mais il faut désormais tout réapprendre du vrai message de l’Evangile, en réutilisant des mots qui avaient disparu ou sont toujours absents du vocabulaire de la bien-pensance, comme sacrifice, humilité, croix à porter, actions du diable, Vérité au lie d’une multitudes de petites vérités et qui sont autant de mensonges, devoir avant les droits individuels, etc.
        C’est comme cela à chaque période de crise, des périodes qui ont toujours existé dans l’histoire de l’Eglise.

        Mais pensons plutôt à la Contre-Réforme si belle et si efficace au XVIIème après les terribles crises de la foi suivant la Guerre de Cent Ans et ensuite l’introduction du calvinisme. Cette Contre-Réforme a réapprit aux fidèles à prier…Le rite de toujours de la messe, appelé aujourd’hui rite extraordinaire qui a eu de nouveau droit de cité grâce au Pape Benoît XVI, est peut-être une partie de cette nouvelle Contre-Réforme pour notre XXIème siècle. Des prêtres et des fidèles dont de plus en plus de jeunes, clercs ou non clercs, en sont déjà convaincus. Le nouvel évêque de Coutances et certains prêtres très « conciliaires » ne sont peut-être pas de cet avis-là, c’est aux fidèles de leur en parler et de se montrer persuasifs, plutôt que de se lamenter, parce que l’important c’est la foi dans le Christ ressuscité qui vient à nous à chaque eucharistie et dans son Eglise celle qu’il a confiée à Pierre et à ses successeurs. C’est l’avoir oublié qui nous a détournés de Dieu, et pas que le caté nouvelle version, la messe festive pour que les enfants ne s’y ennuient pas, et des évêques ou des curés que l’on trouve trop sécularisés et pas assez évêques ou curés, même si bien sûr c’est au pasteur de ne pas oublier “de sentir ses brebis” pour reprendre une expression du Pape François.

  3. Jardon

    C’est le dernier commentaire qui m’incite à réagir. S’il est hélas exact que dans bien des diocèses, des prêtres, sans doute avec les meilleures intentions du monde, ont fait beaucoup de casse (catéchisme, liturgie, propos et actes clairement anti magistère et donc désobéissants), il n’en reste pas moins que nous, fidèles, avons notre part de responsabilité et elle n’est pas mince. Il suffit que l’on se pose la question suivante : dans combien de famille, avec ou sans enfants d’ailleurs, est-il encore habituel de dire la prière en commun au moins une fois par jour ? Faut-il alors s’étonner de la non transmission de la foi, de l’ignorance religieuse, de la perte de la foi, de l’absence de vocations ?

  4. JACQUES-FRANCOIS dit LOCARD

    Bonsoir,
    @ e
    Dommage que vous n’ayez pas compris que l’anonymat est l’œuvre du malin, car j’apprécie votre commentaire.
    Maranatha!
    Merci!
    JFL

  5. Alain

    Cher abbé Courtois

    Vous avez raison, nous ne sommes pas juges, mais le Bon Dieu nous a doté d’yeux, d’oreilles et d’intelligence et il veut que cela s’exerce.

    Or que constatons nous ? des jeunes qui passent plus de 5 ans en catéchèse, chez les scouts d’Europe pour certains d’entre eux, et qui arrivés vers 15-18 ans abandonnent la foi que vous leur avez servie.

    Qu’ont ils retenu ? Un prêtre superstar ? Des voyages organisés en Espagne ou des prêtres en jean baskets peignent les cheveux des jeunes filles ? L’apologie de toutes les croyances au nom de œcuménisme ? l’abandon de la Tradition Catholique dont vous vous méfiez autant par ignorance que pour des raisons de foi, quand ces raisons ne sont tout simplement pas politiques ? des offices baba cools ? des sermons ou toutes les hérésies se croisent : arianisme, pélagianisme etc … des Églises ou on enlève les croix, les statues des saints, les statues de la Vierge, pour les transformer en temple New age de la nouvelle foi “vivante” sinon en futures mosquées?

    Or cette foi vivante professée à grand renfort de meeting et de sono ne convainc personne. Les jeunes sont face au vide et à l’absence de Dieu et se détournent. Comment leur reprocher l’exercice de leur intelligence et de leur charité?

    Aux catholiques qui vous demandent de reprendre la Tradition de nos Pères vous exercez un silence impoli. Pas de réponse de l’évêque à la demande d’application du Motu Proprio.

    Certes votre tolérance permet l’exercice d’une messe saint pie V déformée dans une chapelle reculée, ou vous êtes surs qu’elle ne pourra rassembler grand monde. Un vieux prêtre y professe son hérésie, déforme à son gré la liturgie du missel pour rendre Paul VI compatible du Saint Pie V.

    Nous avons assisté jusqu’à sa mort un vieux curé dans son tourment de ce qu’il voyait d’apostasie et de déchristianisation. Il s’extasiait devant un catéchisme de saint pie x,” c’est ca qu’il faut enseigner à nos jeunes disait il!” Il a même écrit à son évêque à Coutances, mais ce dernier était il dans son évêché?

    Sur le Diocèse nous voyons heureusement encore des prêtres se démener, ils assistent les malades, ils apportent la communion, ils confessent, ils catéchisent les enfants, ils célèbrent tous les jours la Messe. Ces prêtres vous les ignorez car ils sont de la Fraternité Saint PIe X et pourtant ils ne font que leur métier de prêtre.

    Vous les traitez de sédévacantistes, de schismatiques. Un de vos confrères a même dit qu’ils n’étaient pas Catholiques et qu’il préférait vendre son église à un garagiste que de la leur céder!

    En somme tous vos aïeux n’étaient pas catholiques. Les saints n’étaient pas catholiques. Les papes eux mêmes n’étaient pas Catholiques. La lumière ne serait elle apparue qu’à partir de 1968 ?.

    Beaucoup d’imbécilités par pure ignorance. Le paradoxe c’est de voir ces prêtres chassés de nos diocèses pour ce qu’ils font alors que ces mêmes prêtres célèbrent la Messe à St Pierre de Rome ou ils sont reçus.

    Tout à vous

    • c

      Les prêtres de l’ICRSP, par exemple, qui disent la messe selon le motu proprio summorum pontificum dans le diocèse de Coutances (cf messes sur le site de Paix Liturgique) et aussi d’autres prêtres diocésains même si sans doute très peu nombreux à le faire, ne la disent pas n’importe comment ou si n’importe comment que cela. Il n’y a pas que la FSSPX qui fait “bien son travail” et c’est sans doute plus difficile encore peut-être pour les prêtres qui ne sont pas à la FSSPX car ils continuent leur combat héroïque de transmission de la foi à l’intérieur soumis à une hiérarchie globalement très “moderniste et non pas à l’extérieur.
      Par contre et effectivement les paroisses personnelles confiées à des prêtres ecclesia dei sont des expériences excellentes et significatives de ce qui peut se faire, et malheureusement trop d’évêques sont timorés pour ne pas dire hostiles, toujours officiellement peut-être par peur de la non union sous leur crosse apostolique des fidèles de leur diocèse, ou peut-être officieusement par peur que les fidèles voient la différence et en tirent des conclusions évidentes.
      Rien n’est simple et pas plus pour les bergers chargés de diriger et protéger leurs troupeaux bien dispersés et indisciplinés et qu’ils croient pouvoir s’appuyer sur le nombre (d’où l’on ne change rien à ce qui se passe dans les diocèses et l’on ne prend pas en compte l’aspiration des plus jeunes, une aspiration non exprimée concrètement mais qui est bien celle d’une spiritualité renouvelée qui passe par la liturgie de toujours et pas par les modes, et celles des plus anciens qui éprouvent le même besoin). La routine toujours la routine d’un confort illusoire..
      Je crois néanmoins qu’il faut encourager nos prêtres et notamment les plus jeunes en disant ce que l’on pense mais en tenant aussi compte de la difficulté de leur mission.

  6. A ces <> à cette nomination de notre nouvel évêque et à la situation du diocèse, selon l’analyse des “connaisseurs”
    Je dirai seulement quelques mots: Il est beaucoup plus facile de blâmer, que de faire preuve de charité et de travailler, à améliorer la situation que l’on déplore! Et j’ajouterais volontiers: Si vous adressez un sourire de bonté et une main tendue à des gens aigris, ou même en colère, après vous et vos travaux, vous avez quelques chances de les amadouer, par contre si vous réagissez, à une situation de colère, par la colère,que pensez-vous que vous récolterez ? Et pour ceux qui sont salis dans les commentaires ci-dessus:
    Je voudrais les réconforter en disant, que dans la vie, il ne faut pas se sentir visé par les salissures, car nous ne sommes salis que par plus sale que soit !
    Car ce qui ne se voit guère dans notre monde actuel; mais qui manque le plus, je parle par expérience, ce sont les bonnes volontés. Combien d’entre-vous,Messieurs les critiqueurs! Invitent un Prêtre à déjeuner le dimanche?
    Salutations respectueuses à tous et union de prières pour notre nouvel évêque.
    Kephas.

  7. Kity

    Quel gachis!! quelle image de l’Eglise!! ces guerres de clochers ne sont guère encourageantes pour les chrétiens de base.dont je fais partie.. pour ma part et dans ma vie quotidienne, je préfère ne retenir que le seul commandement que le Christ nous a laissé “Aimez-vous les Uns les Autres”.. Tout ce que vous décrivez, Messieurs, dans votre bataille liturgique n’a été inventé que par “vous” sans doute avec la volonté louable de permettre une “communion” à la foi et la paix de Dieu. Le résultat est-il là?? L’évangile de ce jour, avec le pauvre Lazare et le riche sans nom a de quoi inviter à la “modestie” et à l’empathie.. Après tout avez-vous vécu près de Monseigneur LEBOULCH pour en parler ainsi.. ou sont-ce les rumeurs..Au lieu d’en faire un “Orsin”.. ne mérite-t-il pas d’être “adopté” plutôt que considérer que comme un exilé!!

    franchement vos querelles sont navrantes et paraissent d’un autre âge

    • Bonjour à tous et à toutes!
      Oui je partage tout à fait l’avis de cette personne, je trouve navrant et désolant ces jugements sans preuves et puis de quel droit pouvez-vous vous permettre de juger, vous qui risquez d’avoir une poutre dans l’œil ?
      Quelle triste habitude, que de dire toujours du mal des autres et en particulier des prêtres, celui sait ne fait que des sermon ennuyeux, en plus il bégaye en lisant ses textes! Nous aimerions vous voir à l’œuvre très chers, il est plus facile de déclencher un conflit, que d’y mettre fin.
      Il serait plus profitable pour la personne critiquée et pour le critiqueur, de réciter une dizaine de chapelet.
      Allez bon courage, pour découvrir les vérités cachées qu’il y a en chaque Être humain.

  8. Sieur de Courbefosse

    Merci à l’abbé Courtois de défendre le clergé de Coutances et Avranches ; dans tous les diocèses des prêtres ont mal agi, mais dans le monde entier aussi, et quelque soit le rite. Dix-huit génuflexions dans une messe et des prières récitées à voix inaudible à la vitesse d’un TGV ne donnent pas nécessairement envie, à notre jeunesse, de prier selon la tradition du 17e siècle. Nous avons un pape, merci Seigneur. Il est inspiré par la figure de saint François, jusqu’à lui avoir emprunté son nom, c’est sans doute un beau signe pour nous chrétiens : que faisons-nous de l’Evangile. Un signe aussi pour les prêtres, quelle que soit leur sensibilité. J’ose croire que, laissant la génération des pro- ou anti-conciliaires s’éteindre peu à peu, les jeunes chrétiens et les jeunes prêtres préfèreront prier ensemble notre Seigneur Jésus, aussi bien en français qu’en latin ou en grec, aussi bien accompagnés d’une guitare, d’une cithare ou d’un orgue à tuyau (même électrique), qu’il ouvriront leurs églises, qu’ils prendront part à leur entretien en sachant s’impliquer en chrétiens dans la vie publique (n’ayons pas peur…) car elles appartiennent à la collectivité, et que les querelles de clocher finiront pas devenir aussi ridicules qu’un pincement de lèvre agacé en rite extraordinaire ou qu’un calice en terre cuite en rite ordinaire. Demain c’est demain, et il faut faire avec. Le nouvel évêque de Coutances est habillé pour l’hiver certes, mais s’il a le sens de l’Eglise et de l’évangile, il exercera une charité épiscopale envers tous les fidèles. A nous chrétiens de nous montrer ouverts et accueillants. Je suis dans la tradition, je ne rejette pas le “progro” ; je suis catholique des campagnes normandes, je n’exclue pas les “tradis”. Ce sont ceux qui ont arrêté à une date précise le sens de l’histoire chrétienne (ou de la liturgie, que ce soit 1962 ou 1970) qui sont intégristes (en latin comme en français). Moi je suis en 2013 et les Français ont terriblement besoin d’entendre le message de Dieu. NB. Saint-Michel à notre secours.

  9. Maryvonne LE SECH

    Je suis une paroissienne de Lannion et je pense que les diocèses d’Avranches et de Coutances ont de la chance d’avoir Monseigneur Laurent LE BOULCH comme évêque. Les paroissiens de Lannion sont heureux de sa nomination car pour lui c’est une promotion et que son travail est reconnu malgré les nouvelles difficultés qu’il va rencontré. Pour les Côtes-d’Armor nous bénéficions d’un prêtre en moins qui nous aurait été bien utile. Mais il faut savoir donner pour recevoir.

  10. je suis du diocèse de coutances vous avez un jugement très sévère savez vous la vie des pères savez vous la vie des communautés savez vous la solitude savez vous l’amour de l’autre. vous avez touche votre récompense. si le seigneur était ici en chair il vous botterai le derrière ;fraternellement.

  11. karr

    En constatant que rien ne bouge avec les nominations épiscopales depuis l’élection de François,bien au contraire j’ai la nette impression d’un triste retour aux années 70,constatant également l’état catastrophique de l’Eglise de France ,d’Europe de l’Ouest et d’Amérique du Nord en général,des paroisse fantômes.
    Puisque la seule solution trouvée jusqu’à présent est de créer des “paroisses” de 40 clochers au minimum,il me semble que le petit nombre de catholiques pratiquants connait son curé,de ce fait et très sérieusement j’y vois un signe afin de revenir à l’élection, par acclamation ou de toute autre manière,de nos pasteurs prêtres et évêques.
    Bien entendu il est nécessaire que ces hommes soient formés et idoines à la charge que le peuple de Dieu leur confie,là interviendrait Rome puis le pape donnerait l’investiture aux nouveaux évêques par la crosse et l’anneau.
    Il nous faut des pasteurs qui connaissent leur troupeau et qui soient connus de lui,terminés les parachutages d’évêques inconnus,le jeu des chaises musicales,l’évêque est l’époux d’une Eglise locale,un curé de paroisse n’est pas un administrateur de sacrements qui a signé pour six ans,le saint-Esprit nous parle très certainement au travers des évènements et de la situation dans laquelle nous sommes,alors revenons en aux premiers siècles de l’Eglise,ceux des Pères!
    Nous ne vivons plus aux XIX° siècle,il n’y a pas de princes dans l’Eglise mais des successeurs des Apôtres,cela vaut également pour le pape,il n’est pas question de nier la doctrine de l’Eglise développée au cours des siècles mais de nous réformer sans pour autant prendre exemple sur les protestants.
    Inutile que les dicastères de la curie romaine soient dirigés par des cardinaux, le cardinalat n’est pas une institution divine,le rôle de ses derniers doit consister à élire un nouveau pape,que les évêques de chaque pays en élisent un afin de les représenter à cette occasion,ensuite que le pape dirige les affaires de l’Eglise avec les évêques réunis en synodes non permanents.
    Le successeur de Saint-Pierre est infaillible en matière de foi et de morale,mais à condition d’être fidèle à la doctrine catholique,sa mission est avant tout de confirmer ses frères dans la foi au Christ,de rappeler celui qui s’égare,actuellement celui qui semble s’égarer est justement l’évêque de Rome!

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