Mgr Le Vert encourage à lire la Sainte Ecriture

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Extrait de la catéchèse de Mgr Jean-Marie Le Vert, évêque de Quimper et Léon, aux JMJ Breizhilien (Saint-Malo), intitulée « La foi et la vie intérieure », à Saint-Malo.

« (…) Ce « dépôt de la foi », cette connaissance de Dieu qui se révèle lui-même, transmis par l’Eglise au cours des âges, se base essentiellement sur les Saintes Ecritures, sur la Bible, et particulièrement le Nouveau Testament et les Evangiles. L’Eglise « écoute religieusement et proclame hardiment la Parole de Dieu ». Voilà pourquoi le Concile Vatican II « exhorte de façon insistante et spéciale tous les chrétiens […] à apprendre, par la lecture fréquente des divines Ecritures, « la science éminente de Jésus-Christ » (Lettre aux Philippiens 3,8). En effet, l’ignorance des Ecritures, c’est l’ignorance du Christ. Que volontiers donc ils abordent le texte sacré lui-même… Qu’ils se rappellent aussi que la prière doit aller de pair avec la lecture de la Sainte Ecriture, pour que s’établisse le dialogue entre Dieu et l’homme » .

Nous croyons que Dieu écoute les besoins et les cris de l’homme ; et nous croyons que la Parole de Dieu répond aux aspirations de l’homme, aux questions et aux problèmes qu’il doit affronter dans la vie quotidienne, qu’elle permet à chacun d’avancer vers Dieu. Au contraire, « la non-écoute de la Parole » entraîne une fermeture du cœur à l’égard de Dieu : c’est ce que l’Ancien et le Nouveau Testaments désignent comme la racine du péché. N’hésitez pas à vous plonger dans tous les textes de la Bible, même si cela paraît parfois obscur. Vous apprendrez à y connaître Dieu tel qu’il est, par l’intermédiaire de son Fils le Christ Jésus, et à recevoir des conseils et enseignements pour mener une vie heureuse et bien remplie. Toute l’Ecriture parle de Jésus. Ne la lisez pas en étant centré sur vous-même, ni en y projetant vos propres idées. Lisez-la en regardant Jésus, comment il est, ce qu’il fait, ce qu’il dit, à qui il parle… Cela veut dire que cette méditation commence par la recherche du « sens littéral » de l’Ecriture Sainte, c’est-à-dire en se posant d’abord la question : que dit ce texte, objectivement ? Qu’apprend-il sur Dieu Père, Fils et Esprit, sur le Christ Jésus, sur l’homme, sur l’Eglise ? C’est ensuite que l’on peut passer au « sens spirituel ou moral » : que me dit le texte pour ma vie ? Le sens littéral nous fait découvrir le contenu de la foi de l’Eglise ; le sens spirituel nourrit notre foi personnelle. En plus de la lecture personnelle de la Bible, sa méditation avec d’autres chrétiens est nécessaire, comme l’a recommandé Benoît XVI après le dernier synode des évêques sur la Parole de Dieu : « Saint Jérôme rappelle que nous ne pouvons jamais lire seuls l’Écriture. Nous trouvons trop de portes fermées et nous glissons facilement dans l’erreur. La Bible a été écrite par le Peuple de Dieu et pour le Peuple de Dieu, sous l’inspiration de l’Esprit Saint. C’est seulement dans cette communion avec le Peuple de Dieu, dans ce « nous »’ que nous pouvons réellement entrer dans le cœur de la vérité que Dieu lui-même veut nous dire. […] Lire dans la foi les Écritures fait grandir la vie ecclésiale même. […] De cette façon, l’écoute de la Parole de Dieu introduit et accroît la communion ecclésiale entre ceux qui cheminent dans la foi ».

En comprenant ainsi quelque chose du mystère du Christ, l’ensemble de notre vie change. En vous approchant de cette manière-là de Jésus, petit à petit, nous le découvrons. « Qui me voit, voit le Père » dit Jésus à l’apôtre Philippe dans saint Jean (Jean 14, 9). Quand nous voyons Jésus, quand nous le voyons faible dans la crèche à Noël, quand nous le voyons parler, quand nous le voyons regarder le jeune homme riche, quand nous le voyons pleurer sur Jérusalem, quand nous le voyons souffrir, quand nous le voyons avoir le sentiment d’être abandonné de son Père sur la croix, quand nous le voyons mourir sur la croix, nous voyons Dieu. Nous découvrons l’amour de Dieu, que nous sommes aimés, jusqu’au pardon. Il faut toute une vie pour aller jusqu’au bout de cette démarche “.

2 comments

  1. Bien sûr que lire tous les textes de la Bible nous font entrer dans la connaissance de Dieu, Son caractère, Sa volonté pour tous et chacun, Ses directives simples pour vivre une vie qui lui plaise, riche de sens, trajectoire pour l’éternité !
    Ce n’est pas bien cher, une Bible de bonne traduction ; elle a été préservée au fil des siècles, parfois au prix du sang, et on se croirait assez malins pour la bouder, comme si on pouvait s’en passer pour sa vie de tous les jours, ou quand survient un gros coup dur, ou un doute, une incompréhension ! Ouvrez les Psaumes, par exemple, c’est un torrent d’amour de la créature pour son Créateur, ou des cris désespérés, des louanges après une terrible épreuve…
    Serions-nous si anesthésiés du cœur, que nous n’ayons pas besoin de ces pages qui respirent Dieu et Son intérêt passionné pour nous et pour toute la Création, ou bien tellement sûrs de n’avoir pas besoin de “çà”!
    Merci à Mgr LE VERT , mais hélas je n’ai pas entendu souvent cette exhortation de la part de nos évêques… Attention aux paroles de notre Pape François : certains bergers seraient-ils devenus des fonctionnaires ?

  2. Oui, la Bible est la Parole de Dieu. Et où et quand Dieu parle-t-il précisément dans la Bible, dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament ? Les écrivains bibliques ne se lassent pas de le répéter : Dieu parle dans les rêves et dans les visions.
    Voici ce qu’on peut lire dans le livre de Job, 33, 14-18 :
    “Dieu parle cependant, tantôt d’une manière,
    tantôt d’une autre, et l’on n’y prend point garde.
    Il parle par des rêves, des visions nocturnes,
    Quand les hommes sont livrés à un profond sommeil…”

    La Bible contient les récits d’environ 250 rêves, mais on les ignore presque tous.
    Et cela n’a pas changé depuis bientôt 4000 ans où Dieu parle dans son rêve à Abram, le futur Abraham et lui promet une innombrable postérité et la terre de Canaan (ch.15 de la Genèse).
    Aujourd’hui, comme autrefois, Dieu parle toujours dans les rêves, je le montre sur mon blog, au grand désespoir de l’imposteur scientifique appelé Freud. Seulement lui, tout le monde le connaît, alors que personne ne connaît les rêves de la Bible, sauf 2 ou 3 songes.
    Et les prêtres et les évêques sont-ils prêts à apprendre l’interprétation des rêves, comme les chrétiens primitifs savaient le faire ?
    Oui, ils le font aux Etats Unis.
    En attendant, si vous faisiez attention à vos rêves ? Vraiment, je vous invite sur mon blog :
    christiane-riedel.blogspirit.com
    J’y montre dans plusieurs études des rêves actuels où une force divine, Dieu, le Christ, Marie, parlent directement au rêveur. Et pourquoi pas à vous ?

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