Monique Baujard favorable à l’avortement ?

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Le soutien de l’idéologue du gender Fabienne BrugèreMonique Baujard milite dans La Vie pour influencer le synode sur la famille. La directrice du Service National Famille et Société à la Conférence des évêques de France y fait notamment cette menace :

“Si rien ne sort du synode, la déception sera grande et cela pourra affecter la crédibilité de l’Eglise, au sens où elle ne paraitra pas capable de répondre aux questions actuelles.”

Elle veut ouvrir l’accès aux sacrements des divorcés-remariés, c’est-à-dire aux adultères publics :

“La question des divorcés-remariés revient souvent et beaucoup de souffrances et d’incompréhensions se sont exprimées. Une évolution est certainement espérée et en même temps il faut être lucide : il y a des choses qui ne changeront pas. Il y a une conception spécifique du mariage catholique où les époux sont invités à refléter quelque chose de l’amour de Dieu, un Dieu fidèle d’âge en âge et qui donne la vie. Aussi l’indissolubilité, la fidélité et l’ouverture à la vie resteront des exigences du mariage catholique. Mais dans son intervention lors du Consistoire en février dernier, le cardinal Walter Kasper esquissait des pistes pour ouvrir un chemin de pénitence pour les divorcés-remariéspouvant permettre, dans certains cas et à certaines conditions, un accès au sacrement de réconciliation et à l’eucharistie. L’accès aux sacrements pour les divorcés remariés ne concerne pas seulement l’eucharistie et la réconciliation, mais aussi le baptême.”

Pourtant, le cardinal Müller, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi,a posé une fin de non-recevoir (et visiblement avec l’approbation du pape François) à cette proposition (comme la plupart des cardinaux), laquelle contredit l’exhortation apostolique de saint Jean-Paul II Familiaris Consortio.

Elle remet en cause l’encyclique Humane Vitae de Paul VI :

“Il y aurait la possibilité de confier la mise en oeuvre concrète de la maîtrise de la fécondité, et donc la question des méthodes, à la responsabilité et la conscience éclairée des époux. Cela ne constituerait pas un vrai changement de doctrine, mais une simple application du principe de subsidiarité. Bien sûr, beaucoup de personnes diront que cela ne change rien en pratique, mais il me semble que l’appel à la conscience pousserait sans doute davantage les couples à réfléchir aux choix qu’ils font. Cela pourrait même permettre de faire découvrir le sens plus profond de cet appel à l’ouverture à la vie qui concerne la place que nous faisons aux autres dans notre vie.”

D’après Le Salon Beige, elle se serait même exprimée publiquement, devant des évêques en faveur des lois sur l’avortement.

16 comments

  1. Jean-Pierre Delmau

    Si “rien” ne sort du Synode, c’est surtout elle et ses soutiens (Témoignage chrétien, La Vie- ex-catholique) qui perdront leur crédibilité, et ce ne sera pas un mal. Merci Votre Sainteté !

    • Erminig

      Le père d’Heilly, un des fondateurs du CLER et des centres de préparation au mariage, parlait déjà au début des années 60 de la conscience éclairée des époux au sujet de la contraception (de façon bien plus nuancée et subtile que cette dame , et en faisant aussi appel à leur responsabilité).
      Encore une incompétente qui a la prétention de réinventer l’eau chaude.

  2. Myriam

    Baujard est fatiquée et fatiguante, on ne lui demande rien que celui
    de partir.

    Qu’elle fond une nouvelle religion….
    Mais qu’elle parte merci.

  3. Struyven

    Comment faire encore confiance ces synodes d’Evêques qui remettent à chaque fois, pour certains, la Parole de Dieu en question. L’Eglise n’a pas à changer de visage. Elle se doit d’aller à temps et à contre temps. Heureusement que nos derniers Papes ont soutenus bravement ces dérives et il apparaît que notre bon Pape François fasse de même. Merci Seigneur !

  4. jejomau

    Il parait que les druides ont réapparu en Bretagne. Comme autrefois, ils cueillent le gui, grimpent aux chênes, s’habillent avec de grandes robes blanches pour faire “genre” et tournent autour de grosses pierres dressées vers le ciel en marmonnant des incantations à minuit.. si, si … c’est le neodruidisme.

    VOIR ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9odruidisme

    Je recommande à Monique Baujard de postuler. Elle a un grand avenir. Je la vois bien en grande prêtresse et nouvelle papesse, assise sur une branche de chêne avec sa branchette de gui et refaisant le monde via un Concile extraordinaire réuni par elle un beau soir d’été …

  5. Emmanuel

    Il est choquant de prétendre pouvoir concilier l’hypothèse de l’accès des divorcés-remariés à la communion avec le respect de l’Evangile ainsi que du catéchisme.

    Le message de l’Evangile est clair sur le caractère adultère, quelles qu’en soient les conditions, de toute nouvelle union, il est clair encore plus sur la difficulté à comprendre et accepter cette exigence (Mt 19,10-12). La difficulté que l’on a aujourd’hui à accepter cette exigence ne résulte pas d’une évolution des mœurs qui rendrait caduque la validité de l’enseignement évangélique sur ce point. Elle n’est que la confirmation de la difficulté annoncée par l’Evangile. Ainsi alertée d’avance par le Christ lui-même sur cette difficulté, l’Eglise serait mal venue à invoquer cette difficulté pour abandonner aujourd’hui l’enseignement du Christ.

    L’enseignement du catéchisme est lui aussi parfaitement clair. Il suffit de se référer au n°1650 du catéchisme: « Si les divorcés sont remariés civilement, ils se trouvent dans une situation qui contrevient objectivement à la loi de Dieu. Dès lors, ils ne peuvent pas accéder à la communion eucharistique, aussi longtemps que persiste cette situation. Pour la même raison ils ne peuvent exercer certaines responsabilités ecclésiales. La réconciliation par le sacrement de pénitence ne peut être accordée qu’à ceux qui se sont repentis d’avoir violé le signe de l’alliance et de la fidélité au Christ, et se sont engagés à vivre dans une continence complète. »

    Si l’Eglise remettait en cause aujourd’hui le catéchisme sur un sujet aussi essentiel, elle accomplirait une prise de distance par rapport à la Parole du Seigneur dont on ne pourrait trouver aucun équivalent depuis le début de son histoire. L’Eglise s’engagerait du même coup dans l’incohérence.

  6. Hervé Soulié

    Monique Baujard a le droit d’avoir les opinions qu’elle veut.
    Elle n’est pas cependant une voix autorisée dans l’Eglise.
    Ce qui est criticable, c’est que la CEF la laisse s’exprimer ainsi dans une publication d’inspiration catholique.
    Une fois de plus, on est obligé de constater que la CEF est une institution au comportement ambigü.

  7. Jean-Baptiste

    Monique Baujard nous parle de la réflexion synodale sur la pastorale des divorcés-remariés et la question débattue de l’accès à la communion. Au fait, la Congrégation pour la doctrine de la foi a demandé aux évêques, à travers les conférences épiscopales, de mettre en ligne le magistère de l’Eglise sur ce sujet. Les diocèses d’Espagne ont déjà donné suite par la mise en ligne d’un site spécifique afin d’informer les fidèles. Il ne semble pas qu’en France la CEF ait encore mis quelque chose en ligne. A toutes fins utiles, voici un texte d’analyse de notre part, sur le contenu de l’Evangile en la matière.

    RAPPEL SUR LE CONTENU DE L’EVANGILE A PROPOS DU MARIAGE AINSI QUE DE L’ACCUEIL DU PECHEUR.
    Ce rappel concerne d’une part le commandement de ne pas commettre l’adultère, d’autre part l’accueil du pécheur par le Christ.

    A. CONCERNANT LE MARIAGE ET LE COMMANDEMENT DE NE PAS COMMETTRE L’ADULTÈRE

    Concernant le couple, l’Évangile affirme le caractère plein et définitif du mariage consacré par Dieu et en tire le commandement de ne pas contracter d’union nouvelle dans laquelle l’un au moins des deux conjoints est déjà marié.

    1. Le caractère plein et définitif du mariage consacré par Dieu

    Le caractère plein et définitif du mariage consacré par Dieu est posé par ces paroles du Christ : « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et les deux ne feront qu’une seule chair. Ainsi ils ne sont plus deux mais une seule chair. Que l’homme donc, ne sépare pas ce que Dieu a uni ! », paroles aussi rapportées par Matthieu en 19, 5-6 et par Marc en 10, 7-9.
    Seule la mort d’un des conjoints dissout le couple chrétien : « A la résurrection, en effet, on ne se marie pas, mais on est comme les anges dans le ciel » (Mt 22, 30).

    2. La traduction en termes de commandement

    Bien qu’il découle logiquement du caractère définitif du mariage ainsi affirmé que l’homme ne peut s’engager dans une nouvelle union, le Christ a voulu éclairer explicitement la conduite humaine. Il le fait en termes de commandement, avec une netteté que rien ne permet d’éluder. Des paroles qu’il a prononcées à ce sujet, peut être tiré le syllogisme formé de l’enchaînement des trois termes suivants :

    a. Celui qui prend part, par quelque voie que ce soit, à une nouvelle union dans laquelle l’un au moins des conjoints est marié devant Dieu est, pour le Christ, adultère.
    La première voie évoquée par le Christ est celle de l’époux qui renvoie sa femme pour en épouser une autre ou de l’épouse qui renvoie son mari pour en épouser un autre. Ceux-là sont appelés adultères selon les paroles rapportées :
    • par Marc en 10, 11-12 : « Il (le Christ) leur dit : celui qui renvoie sa femme pour en épouser une autre est coupable d’adultère envers elle. Si une femme a renvoyé son mari et en épouse un autre, elle est coupable d’adultère » ;
    • par Luc en 16, 15.18 : « Il (le Christ) leur dit alors (…) : Tout homme qui renvoie sa femme pour en épouser une autre commet l’adultère » ;
    • par Matthieu en 19, 9 : « Or je (le Christ) vous le dis : si quelqu’un renvoie sa femme ‒ sauf en cas d’union illégitime (μὴ ἐπὶ πορνείᾳ) ‒ pour en épouser une autre, il est adultère ».
    La question de savoir ce qui est désigné en Mt 19, 9 par le mot πορνεία, et la portée qu’il convient par conséquent de donner à l’incise « μὴ ἐπὶ πορνείᾳ », a été beaucoup discutée par les exégètes et a donné lieu à de multiples hypothèses. L’une d’entre elles est qu’il y est question d’unions matrimoniales invalides et non d’exceptions à l’indissolubilité du mariage . Nous ne prétendons pas résoudre ici ce problème exégétique ; nous admettrons, en obéissance au magistère de l’Église , que la clause concernée n’introduit aucune exception à la règle énoncée par le Christ selon laquelle est adultère toute union nouvelle contractée par quelqu’un qui est déjà marié.
    Deux autres voies sont également appelées adultères.
    D’une part, il n’est pas nécessaire, pour recevoir cette appellation, d’être soi-même l’auteur de la répudiation. Il suffit d’avoir été marié devant Dieu pour que le fait de s’engager dans une nouvelle union, même de la part du répudié, doive être déclaré adultère. Ceci apparaît dans cette parole rapportée par Matthieu 5, 32 a: « Eh bien moi, je vous dis : tout homme qui renvoie sa femme ‒ sauf en cas d’union illégitime (παρεκτὸς λόγου πορνείας) ‒ la pousse à l’adultère ; (…) », qui le montre certes de manière indirecte ‒ car le sens direct est autre, c’est celui de souligner la responsabilité que prend l’auteur de la répudiation en poussant le répudié à la faute ‒ , mais de manière certaine puisque c’est à « l’adultère » que le répudié est poussé.
    D’autre part, il n’est pas même nécessaire d’être soi-même marié chrétiennement pour pouvoir recevoir cette appellation. Il suffit, même étant célibataire ou veuf, de contracter une union avec quelqu’un lui-même marié y compris d’ailleurs si ce dernier est répudié, comme il est rapporté aussi bien par Luc que par Matthieu : « Il (le Christ) leur dit alors : « (…) ; et celui qui épouse une femme renvoyée par son mari commet l’adultère » (Lc 16, 15.18 b); « Eh bien moi, je vous dis (…) ; et si quelqu’un épouse une femme renvoyée, il est adultère » (Mt 5, 32 b). Bien entendu, l’acte d’épouser quelqu’un de répudié étant appelé adultère, il ne peut qu’en aller de même pour l’acte d’épouser l’auteur de la répudiation, car on comprendrait mal qu’une différence de traitement soit faite entre les deux actes, et encore moins dans ce sens.
    Il apparaît finalement que toutes les voies possibles menant à une union dans laquelle l’un au moins des conjoints est déjà marié devant Dieu sont, pour le Christ, explicitement, ou implicitement mais sans pouvoir laisser de doute, adultères.

    b. Or le Christ commande de ne pas commettre l’adultère
    Selon Matthieu, non seulement le Christ rappelle la loi juive : « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu ne commettras pas l’adultère » (Mt 5, 27), mais encore il manifeste qu’il reprend bien le commandement à son compte : « Jésus reprit : (…) Tu ne commettras pas d’adultère (…) » (Mt 19, 18).

    c. Donc le Christ commande de ne jamais contracter, par aucune des voies qui peuvent y conduire, une union nouvelle entre deux personnes dont l’une au moins serait mariée devant Dieu.
    C’est en effet la conclusion du syllogisme.

    3. La reconnaissance par le Christ de la difficulté pour l’homme de respecter le commandement et le prix qui s’y attache.

    Mais le message de l’Évangile ne se limite pas à l’énoncé du commandement. Le Christ n’ignore pas la difficulté de ses implications dans la vie humaine. Ainsi montre-t-il, par exemple, au travers des mots suivants : « Eh bien, moi , je vous dis : ‘Tout homme qui renvoie sa femme, ‒ sauf en cas d’union illégitime – la pousse à l’adultère’ » (Mt 5, 32a), que si la femme renvoyée demeure soumise, comme chacun, au commandement de ne pas commettre l’adultère, elle se trouve cependant poussée à l’adultère, d’où découle d’ailleurs la responsabilité accrue de celui qui l’a renvoyée et qui ainsi la pousse à la faute.
    Le récit évangélique nous offre une illustration tout à fait concrète de la reconnaissance de l’exigence du commandement au travers de la réaction des disciples, après que le Christ leur a exposé ce à quoi engage concrètement le respect du commandement. « Ses disciples lui disent : ‘Si telle est la situation de l’homme par rapport à la femme, il n’y a pas intérêt à se marier’ » (Mt 19, 10). Le Christ ne nie pas la difficulté. Il l’accrédite au contraire, faisant remarquer à ses interlocuteurs que, s’ils ne sentent pas la force de l’assumer, un autre choix leur est ouvert.
    C’est pour le Christ non seulement l’occasion de vanter les mérites du célibat, qui est aussi un état possible pour l’homme et dont il souligne toute la valeur possible, pour la cause du Royaume de Dieu. Mais c’est aussi l’occasion pour lui d’insister sur le degré d’exigence présent dans les commandements. En effet, outre que la Parole du Seigneur comporte une part de mystère qu’il faut admettre, il y a dans toute vie des privations auxquelles on ne peut rien, qu’elles soient de naissance ou qu’elles proviennent d’accidents de la vie, et des privations qui découlent de choix effectués pour la cause du Royaume de Dieu. Tout cela est contenu dans la réponse du Christ aux disciples : « Il y a des gens qui ne se marient pas, car de naissance ils en sont incapables ; il y en a qui ne peuvent se marier car ils ont été mutilés par les hommes ; il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du Royaume des Cieux.» (Mt 19, 12).
    Le Christ ne souligne pas seulement la difficulté d’observer les commandements, mais il souligne aussi tout le prix qui s’attache à leur respect. Quelques versets plus loin, dans le même chapitre, alors qu’on lui demande : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » (Mt 19, 16), il répond : « Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements » (Mt 19, 17). Et Jésus précise six commandements : « Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage. Honore ton père et ta mère. Et aussi : tu aimeras ton prochain comme toi-même. » (Mt 19, 18-19). Ne pas commettre l’adultère constitue donc, tout comme le respect des autres commandements, une condition pour entrer dans la vie.

    En conclusion, concernant le mariage et le commandement de ne pas commettre l’adultère, trois points émergent :
    – le commandement de ne pas commettre l’adultère interdit de contracter une nouvelle union dans laquelle l’un au moins des conjoints est marié devant Dieu ;
    – la difficulté d’y satisfaire peut être notable, du moins dans certaines circonstances, ce qui n’empêche pas que l’exigence demeure;
    – l’enjeu n’est autre que celui d’entrer dans la vie éternelle.

    B. CONCERNANT L’ACCUEIL DU PÉCHEUR

    Plusieurs passages de l’Évangile nous renseignent sur la question de l’accueil dû au pécheur, particulièrement celui de la parabole du fils prodigue et ceux où le Christ, pasteur par excellence, entre en relation avec Zachée et avec la Samaritaine.
    Deux éléments majeurs sont chaque fois présents, à la fois distincts et indissociables.

    1. L’attitude envers le pécheur est toujours une attitude d’amour et de compassion, de fermeté et de confiance dans la volonté d’entrer en relation avec l’autre en vue de sa conversion.

    Ainsi :

    a. Dans l’accueil du fils prodigue
    L’amour et la tendresse du père, tout joyeux de retrouver son fils, apparaissent d’emblée dans de multiples signes :
    • la promptitude avec laquelle le père aperçoit son fils qu’il paraissait presque attendre : « comme il était encore loin, son père l’aperçoit » (Lc 15, 20) ;
    • la course au-devant de lui : « courut… » (Lc 15, 20) ;
    • l’étreinte : «… se jeter à son cou… » (Lc 15, 20) ;
    • les baisers : « … et le couvrit de baisers » (Lc 15, 20).
    Une fois le fils revenu auprès de lui, le père manifeste, en même temps que sa joie, l’honneur qu’il veut lui rendre, à la fois :
    • par son empressement dans les instructions qu’il donne à ses serviteurs et la célérité qu’il leur demande : « …vite… » (Lc 15, 21) ;
    • par la beauté des vêtements et des parures qu’il lui fait donner : « …apportez le plus beau vêtement pour l’habiller. Mettez-lui une bague au doigt et des sandales au pied » (Lc 15, 22) ;
    • par le fait qu’il fait tuer pour lui le veau gras : « Allez chercher le veau gras, tuez-le ; mangeons et festoyons » (Lc 15, 23) ;
    • par l’apport de ces autres attributs de la fête que sont « la musique et les danses » (Lc 15, 25) dont le son parviendra aux oreilles du frère à l’approche de la maison.

    b. Dans la rencontre avec Zachée
    Là encore, plusieurs éléments peuvent être observés :
    • c’est Jésus qui prend entièrement l’initiative de se tourner vers Zachée, qui était grimpé sur l’arbre : « Jésus lève les yeux et l’interpelle » (Lc 19, 5) ;
    • Jésus se montre pressé d’avoir le contact avec lui : « Zachée, descends vite » (Lc 19, 5) : on retrouve le « vite » déjà présent dans la parabole de l’enfant prodigue ;
    • la délicatesse du geste de Jésus, disant à Zachée son projet de venir « demeurer » chez lui (Lc 19, 5) car il sait que le pécheur notoire qu’est Zachée recevra cela comme un honneur et comme une manifestation de confiance ;
    • la fermeté de Jésus dans son projet d’entrer en relation avec Zachée, lui présentant sa demande d’aller chez lui comme une nécessité : « il faut que j’aille demeurer chez toi » (Lc 19, 5). Ceci constitue l’invitation la plus ferme et la plus haute qui soit à la conversion, laquelle d’ailleurs dès lors, ne va pas tarder : « Vite, il descendit, et reçut Jésus avec joie » (Lc 19, 6).

    c. Dans la rencontre avec la Samaritaine
    On note ici encore :
    • la délicatesse de la prise de contact avec la Samaritaine. C’est Jésus qui se fait demandeur (un peu comme il l’a fait avec Zachée) et pour un besoin vital : « Jésus lui dit : ‘Donne-moi à boire’ (Jn 4, 7) »;
    • la discrétion que Jésus s’impose si l’on regarde bien la précision donnée quant à la circonstance de la rencontre : « En effet, ses disciples étant partis à la ville pour acheter de quoi manger » (Jn 4, 8). Jésus avait comme seul témoin Jean, le disciple que Jésus aimait.

    2. Cet accueil fait au pécheur ne vaut en aucune manière, c’est même tout le contraire, bon accueil fait au péché, lui-même pleinement désigné comme tel et reconnu dans toute sa gravité.

    a. Dans l’accueil du fils prodigue
    Pour parler du départ au loin de son fils et de la dilapidation de sa fortune et de sa débauche, le père n’introduit nul accommodement, nulle atténuation de la gravité de la faute. Il dit au contraire que son fils était mort, et pour parler de son retour, il dit que son fils est revenu à la vie. Il le dit à ses serviteurs, pour leur expliquer le sens de la fête : « car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé » (Lc 15, 24). Et il le redit ensuite, dans les mêmes termes, à son fils aîné, qui exprimait son dépit et sa colère : « Il fallait bien festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé » (Lc 15, 32).
    L’invocation de ces notions de mort et de vie n’est d’ailleurs qu’en conformité avec ce que dit le Christ à propos des commandements, lesquels conditionnent l’entrée dans la vie : « Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements » (Mt 19, 17).

    b. Dans la rencontre avec Zachée
    Il est précisé d’emblée, dans le récit de Luc, que Zachée « était le chef des collecteurs d’impôts » (Lc 19, 2), et il est clairement reconnu par tous, à ce titre, comme pécheur : « il est allé loger chez un pécheur » (Lc 19, 7) récriminent les témoins en voyant Jésus rejoindre la maison de Zachée.
    Là encore, nul accommodement, nulle compréhension manifestée par Jésus vis-à-vis de l’activité de Zachée. Ce que Jésus dit, au contraire, à ce propos, après que Zachée eut montré sa conversion, c’est que « le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Lc 19, 10), signifiant par là que Zachée, par son activité antérieure, allait à sa perte, et que, par sa conversion, il a été sauvé.

    c. Dans la rencontre avec la Samaritaine
    Pas davantage ici de discours qui tendrait à quelque complaisance ou compréhension que ce soit vis-à-vis de l’activité pécheresse de la Samaritaine. Jésus d’ailleurs, au travers de son interpellation : « Va, appelle ton mari et reviens », offre à celle-ci l’occasion de manifester son honnêteté par l’aveu de sa faute : « Je n’ai pas de mari », aveu que Jésus ne craint pas d’expliciter jusqu’au bout, avec l’acquiescement de l’intéressée : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari, car tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari, là, tu dis vrai » (Jn 4, 16-18). On est loin de l’accommodement.

  8. Françoise

    Il y a une trentaine d’année, une amie catholique abandonnée depuis des décennies avec cinq enfants à sa seule charge par un mari parti travailler sur un autre continent (Afrique du Sud !) et dont elle était sans nouvelles (elle ne savait même pas s’il était encore en vie), s’est remariée civilement avec un veuf. Je lui ai demandé : “Mais comment pourrez-vous communier désormais ?” Elle m’a répondu “J’ai obtenu une dispense de mon Eglise et je suis autorisée à communier. Il est veuf, je ne le vole à personne”. Cela m’a laissée perplexe. J’était quand même bien contente pour elle. Elle a organisé une fête à cette occasion et invité des prêtres, mais ils ne sont pas venus.

    J’ai été amenée à parler de ce problème avec l’aumônier de mon fils. Il m’a dit qu’effectivement, dans certains cas exceptionnels d’abandon lâche et définitif par un conjoint, l’Eglise, sans prononcer de nullité en mariage, accordait des “dispenses” discrètes au conjoint innocent, l’autorisant à avoir accès aux sacrements notamment la Sainte Communion, mais qu’elle ne faisait aucune publicité autour de cette question. J’ai fait beaucoup de recherches à ce sujet sur Google, Yahoo … et je n’ai rien trouvé.

  9. toto

    Sa menace est usée jusqu’à la corde. Elle est brandie par une poignée de saboteurs aussi pour le mariage des prêtres et l’ordination des femmes.
    Que ces individus dégagent!
    La Vie (ex-catholique), Témoignage chrétien, La Croix (Monique Hébrard), Etudes etc… ont toujours milité pour l’avortement, il y a longtemps qu’ils sont disqualifiés sur ces sujets. Comme la plupart de nos évêques.

    • Françoise

      Là, j’apporterais une nuance. Le Christ et après Lui Saint Paul ont maintes fois rappelé la primauté du célibat pour la cause du Royaume. Pourtant, jusqu’au XIIème siècle les prêtres ont été autorisés à se marier (comme les prêtres orthodoxes le sont). L’Eglise en était-elle mauvaise pour autant ? C’était déjà la Sainte Eglise. Certains disent que ce qui a été institué au XIIe siècle est réversible.

      Par contre l’ordination des femmes réclamée par les “progressistes” ne trouve aucune justification ni historique, ni dans les Ecritures et est à rejeter absolument. Les apôtres étaient tous des hommes et c’est à eux que Jésus a ordonné d’évangéliser toutes les nations, et pas aux saintes femmes qui l’ont accompagné jusqu’au calvaire. Les dames catéchistes sont les bienvenues, mais les femmes prêtres … non, c’est une hérésie inadmissible.

  10. Charlier

    Tout cela n’a rien à voir avec l’Eglise Catholique ! Il faudrait plutôt se pencher sur les aumôneries des collèges et lycées qui sont en grande carence et qui sont remplacées par les groupes de tout poils qui interviennent dans les classes et qui perturbent les jeunes, il y a urgence !
    Le synode sur la famille devrait aborder un sujet, c’est que la famille doit trouver son écho dans ses écoles catholiques! on leur confie les enfants, ça n’est pas pour leur expliquer que c’est très bien que la femme doit être sacrifiée dans ce système!

    cela fait des décennies que ces gens du système anti-lcathos nous empoisonnent la vie, il ne faut pas s’étonner des problèmes graves qui touchent la jeunesse avec cette hiérarchie religieuse qui ne veut jamais rien voir, allons messeigneurs réveillez-vous et ne vous laissez pas séduire par ces personnes qui ne pensent qu’à détruire nos enfants !

  11. toto

    L’Eglise, d’origine divine, est guidée par le St Esprit. Notre Seigneur a dit à ses apôtres et à St Pierre en particulier “Tout ce que vous lierez sur terre sera lié dans les Cieux etc…”. Et cela concerne le gouvernement de l’Eglise et pas seulement le pardon des péchés. Le célibat des prêtres remonte bien avant le XIIe siècle et le schisme byzantin. L’Eglise byzantine étant schismatique, elle s’est dispensée de suivre le Pape dans ce qu’il lie et délie, sous le sceau de l’infaillibilité, bien entendu. Aucun chrétien n’est tenu d’adhérer à des opinions personnelles du Pape, mais à ce qu’il décrète “ex-cathedra” oui.
    S’il n’en était pas ainsi, il y a belle lurette que des papes comme Jean XXIII, Paul VI, Jean Paul II auraient cédé sur la question du célibat. N’en déplaise aux marieurs de prêtres. Et les rares jeunes hommes qui répondent à la vocation sacerdotale dans l’Eglise ont compris la grande valeur du célibat, conformés au Christ.

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