Aperçu du diocèse de Nanterre

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n.gifCe diocèse a été fondé le 9 octobre 1966 par le Pape Paul Vl, le cardinal Feltin étant archevêque de
Paris. La fondation du diocèse intervient deux ans après la création du département des Hauts-de-Seine, le 10 juillet 1964. Ce nouveau département se compose désormais de 27 communes de
l’ancienne Seine (Neuilly, Clichy, par exemple) et de 9 de l’ancienne Seine et Oise (Chaville, Vaucresson…). C’est le plus petit diocèse de France en surface (176km², comme l’île d’Oléron) mais
l’un des plus peuplés avec plus de 1,5 millions d’habitants. Dans La lettre de l’Eglise catholique
dans les Hauts-de-Seine
, nouvel outil de communication du diocèse, Mgr Gégard Daucourt (né en 1941) avoue qu’il n’y a que 80 000 fidèles à participer à la messe dominicale.

Le diocèse de Nanterre compte 271 prêtres, dont 200 en activité. 53 curés ont en charge 110 lieux de culte. Il faut ajouter 21 prêtres
étudiants étrangers insérés dans les paroisses. Le diocèse compte 12 séminaristes en formation, principalement à Rome et Issy-les-Moulineaux, et 47 diacres permanents.

Ce diocèse a été marqué, ces dernières années, par les revendications de Paix Liturgique, puisque avant 2005, l’évêque
refusait d’autoriser la célébration d’une messe selon la forme extraordinaire du rite romain. Pire, il refusait tout
dialogue
. L’action entreprise par l’association pour la Paix Liturgique a pu choquer bon nombre de chrétiens (tractages, lettres dénonçant l’exclusion des traditionalistes…), force est de
constater aujourd’hui que cette action a eu un franc succès, puisque ce sont pas moins de 3 messes dominicales qui sont autorisées (St Cloud, La Garenne Colombes, Le Plessis Robinson) par des
prêtres diocésains. La Fraternité Saint Pie X, en charge d’une école à Courbevoie, y célèbre également la messe tous les dimanches.

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Membre du Conseil pontifical pour l’Unité des Chrétiens, membre de
la Commission internationale de dialogue entre l’Eglise catholique et les Eglises orthodoxes dans leur ensemble et membre du Comité de coordination de cette même Commission, l’activité de Mgr
Gérard Daucourt est très axé sur l’oecuménisme. A ce sujet, il faut savoir que  2 communautés orthodoxes roumaines, une communauté orthodoxe serbe sont accueillies chaque dimanche pour leur
liturgie dans une des églises paroissiales. Une chapelle et la crypte d’une église sont actuellement utilisées de façon permanente par une communauté orthodoxe et une autre chapelle par une
communauté luthérienne
. L’évêque vient aussi d’accepter de mettre à disposition des orthodoxes du Patriarcat d’Antioche l’église Sainte-Hélène de Vaucresson qui ne servait plus au culte
catholique depuis près de vingt ans.  Côté catholique, les fidèles de la forme extraordinaire espèrent bénéficier d’une paroisse personnelle, comme le motu proprio Summorum
Pontificum
l’encourage, mais Mgr Daucourt n’a rien entrepris sur ce sujet. Quant à la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, dont le siège du district de France est situé à Suresnes, dans le
diocèse de Nanterre, il n’entretient aucun contact avec Mgr Daucourt et ce dernier n’a prêté aucune église, même non utilisée.

bPour terminer avec une note positive, ajoutons que depuis avril 2008, le diocèse de
Nanterre compte un évêque auxiliaire, Mgr Nicolas Brouwet. Ce dernier participe volontiers au pèlerinage de Chartres avec l’association Notre-Dame de Chrétienté (il y avait célébré la
messe quand il était encore prêtre, en 2007) et il a accompagné la Fraternité Saint-Pierre à Ars en septembre dernier. Si Mgr Daucourt refuse de faire appel aux instituts Ecclesia Dei, Mgr
Brouwet sait que, tôt ou tard, ce recours sera inévitable.