L'organe de presse de la CEF instrumentalise le Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation

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Jean Madiran dénonce cette récupération dans Présent du vendredi 2 juillet :

 

“Isabelle de Gaulmyn […] veut elle aussi nous faire voir dans la création de ce 21e dicastère l’assurance de «la fin d’un certain modèle de chrétienté (…), celui où
l’appartenance religieuse, en l’occurrence chrétienne, se faisait par simple filiation : on devenait chrétien parce que ses parents l’étaient».
Ce n’est plus le cas :
«aujourd’hui on ne naît plus chrétien» ; «l’initiation chrétienne ne passe plus par la transmission classique, à savoir les familles». A l’appui de quoi Isabelle de
Gaulmyn nous donner à méditer l’appréciation d’un « sociologue des religions » qui nous montre « l’aspect positif » de la sécularisation (c’est-à-dire de la
déchristianisation) : «L’adhésion au christianisme n’est plus, comme dans la société de chrétienté, un conformisme social, quelque chose que l’on reçoit à la naissance et que l’on ne
soumet pas à sa propre réflexion

 

Il s’agit là d’une tentative d’annexion médiatique du nouveau conseil pontifical, qui aurait pour mission, selon Isabelle de Gaulmyn, d’«inviter l’Eglise du Vieux
Continent à une révolution copernicienne
».
Voilà bien une « instrumentalisation », comme dirait Frédéric Mounier, tentée par notre vieille connaissance, cette religion MK
héritée de Michel Kubler, qui se résume dans l’aphorisme impérieux : «Passer d’une foi héritée à une foi choisie.» […]

 

Choisir ! En adulte, on choisit d’être franc-maçon, d’être communiste, d’être démocrate-chrétien, on choisit son chapeau ou son menu, et par son vote on choisit ou plutôt on essaie de
choisir son député. Ni enfant ni adulte on ne choisit d’être chrétien. La foi est un don surnaturel. On l’accepte, on l’approfondit, on le refuse ; on ne peut pas le choisir ;
quand on l’imagine, c’est autre chose que l’on a choisi.

 

Je ne sais si l’éditorialiste Guillaume Goubert, si Isabelle de Gaulmyn, si son sociologue des religions comprennent bien ce qu’ils disent, s’ils comprennent bien ce qu’implique ce qu’ils disent.
A les entendre vouloir passer d’une foi héritée dès l’enfance à une foi choisie à l’âge adulte, il faudrait supprimer le baptême à la naissance et la première communion vers la septième
année ; ou alors tenir ces deux sacrements pour un décorum conventionnel
. Lorsqu’elle parle de devenir chrétien «par simple filiation», Isabelle de Gaulmyn oublie, ou omet de
préciser, que cela veut dire par le baptême des enfants.

 

Ceux qui professent qu’appartenir à la communauté des disciples du Christ est désormais un choix, manifestent qu’en cela du moins, désormais comme jadis et comme toujours,
ils ne sont pas chrétiens. A ses disciples, Jésus a dit le contraire (Jn XV, 16) : «Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; c’est moi qui vous ai choisis