Des prêtres en croisade contre “l’extrême-droite catholique”

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Il y a comme un air de fin de règne chez les curés des années 70, post-Vatican II, papier crépon et Pierres Vivantes. Selon Sud-Ouest, 60 prêtres (ils ont réussi à en trouver soixante ! mais on ne connaîtra pas leur âge…) se dressent contre Mgr Aillet. Sur plus de 400 prêtres (dont 198 actifs), cela reste une minorité.

Ces prêtres ont signé un texte pour exprimer leurs revendications. Le 15 mai, il a été envoyé au président de la Conférence des évêques de France, Mgr Georges Pontier, Mgr Jean-Pierre Ricard, l’archevêque de Bordeaux, et au nonce apostolique. Aucun n’est le “supérieur” de l’évêque, qui ne répond qu’au pape.

Cela nous rappelle la cabale qu’avait subie Mgr Cattenoz, archevêque d’Avignon, que le pape avait soutenu contre… un cardinal français qui voulait sa démission en raison de son pavé dans la mare de l’école catholique.

Ces prêtres se réunissent régulièrement à Mourenx pour comploter. Leurs griefs sont aussi absurdes que dépassés : le pouvoir de l’évêque serait écrasant, abrupt, figé dans un esprit de restauration pré Vatican II

L’abrupt Mgr Aillet les a invités à venir… dialoguer avec son conseil épiscopal le 23 septembre. L’entrevue a duré une heure et demie. Un compte rendu de 8 pages a été rédigé avec ce genre de phrases :

“Nous ne vivons pas dans la même Église”.

“presbyterium profondément remanié sans que les prêtres aient eu leur mot à dire”.

“menacé dans cette manière de faire Église”. “Ceux qui viennent offrir leur service dans le diocèse ont à connaître et respecter ce passé. Cela ne se fait pas.”

“Sommes-nous des collaborateurs avisés ou des exécutants ?”

Des serviteurs peut être ?…

Mais le groupe de Mourenx se fait plus précis quand il évoque les prises de position de l’évêque et de ses proches sur les sujets de société. Les signataires contestent notamment l’“Appel à se mobiliser pour la ‘‘marche pour la vie’’» ! Seraient-ils pour l’avortement ? Il faut les informer de la position radicale du pape François sur ce sujet. 

Ils contestent aussi les “outils de travail” numériques proposés “à l’occasion du synode sur la famille” où des liens conduisent vers

“des sites très connotés politiquement, proches ou directement affiliés à l’extrême droite chrétienne.

Et ces sites, je vous les donne en mille : ils s’appellent “Riposte catholique”, “Le salon beige”… Waouh. Quelle horreur.

Nous assistons au crépuscule des années de plomb de la pastorale de l’enfouissement.