Le diocèse de Montpellier cautionne la solidarité du CCFD

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Cela tombe sur le diocèse de Montpellier (Mgr Thomazeau), mais j’aurai pu écrire la même chose de la quasi-totalité des diocèses de France. Le fait est que, le mardi 8 décembre 2009,
20h30, une table ronde – débat est organisée à la Maison Diocésaine de Montpellier avec Guy Aurenche, président du Comité Catholique contre
la Faim et pour le Développement. Le présentation affirme même qu’avec le CCFD la solidarité est une valeur sûre. Rien n’est moins sûr. Guy Aurenche, avocat et président du CCFD depuis le 1er
janvier 2009, a signé en 2000 les 5 propositions pour l’Eglise du groupe Paroles, parmi lesquelles :

  • Nous demandons aux responsables [de l’Eglise] un changement de discours dans le domaine de la bioéthique et de la morale familiale, conjugales, sexuelle. […] Nous
    demandons aux responsables de modifier les pratiques actuelles de l’autorité dans l’Eglise
    […] Nous demandons aux responsables, et tout spécialement à l’évêque de Rome, d’autoriser au
    plan régional de véritables débats sur l’ordination d’hommes mariés
    “.
Le 22 juin 2007, le même Guy Aurenche a pris fait et cause dans un article du Monde pour Amnesty International contre Rome, qui, par la voix du Cardinal Martino, avait
demandé à Amnesty de ne pas ajouter le droit à l’avortement parmi les droits que l’organisation défend. Au conseil d’administration actuel du CCFD, le représentant de l’ACO [Action catholique
ouvrière
] est inscrit à la CFDT et au PS et celui de la JOC [Jeunesse Ouvrière Chrétienne] a signé le programme de Martine Aubry et était présent sur la liste des 1000
jeunes pour Dominique Strauss-Kahn. Ce curieux mélange entre militantisme politique et activisme humanitaire n’est pas nouveau.

Le CCFD a en effet un lourd passif marxiste. En 1980 et 1981, le sinistre Boudarel, directeur de la publication du mensuel Inforasie (et qui fut commissaire politique dans les camps du Vietnam
communiste) fit venir à Paris le directeur des Editions en langues étrangères de Hanoi. Inforasie est une publication liée au CCFD. Ces deux années-là, le CCFD donna à Inforasie,
c’est-à-dire à Boudarel, 50 000 F pour l’achat de livres qui iront garnir des bibliothèques vietnamiennes
. En 1983, Le Figaro publie deux articles qui pointent du doigt «les
choix contestables du CCFD
». Le CCFD aidait le régime communiste vietnamien, au moment où celui-ci envahissait le Cambodge. Un scandale déjà dénoncé dès 1974 par L’Homme nouveau.