L'étrange Missel des dimanches de Mgr Le Gall

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Voici des extraits de la seconde partie de l’article de Jean Madiran (lire le premier sur la suppression des fêtes patronales de la France), publié dans Présent de ce jour :


“La suppression obstinée, par l’épiscopat français, des fêtes patronales de la France,
est compensée, dans le Missel des dimanches, par l’arrivée en masse de fêtes que l’on n’avait jamais vues […] :

Le 29 novembre 2009 : «Dans la communauté musulmane, Aid al Kabir, fête du sacrifice du bélier qu’Abraham a immolé en remplacement de son fils
Du 12 au 19 décembre : «Fête juive de Hanoukkah commémorant la victoire des Maccabées et la nouvelle dédicace de l’autel du temple de Jérusalem après sa profanation par
les Grecs en 160 avant notre ère
Le 18 décembre : «Fête du nouvel an pour la communauté musulmane
Le 27 février 2010 : «Fête juive de Pourrim où la communauté fait mémoire du jeûne d’Esther, lorsque le peuple a été libéré du projet d’extermination des juifs
exilés en Perse.»
Page 192 : «Il y a quatorze siècles, en 610, Mahomet, alors simple caravanier, commença à prêcher pour ramener le peuple de La Mecque à la religion du Dieu unique et lui
enseigner la soumission à la volonté divine
Le 21 mars : «Collecte des dons pour le CCFD
Le 19 mai : «Fête juive de Chavouot, fête des moissons et du don de la Loi.»
Le 12 août «commence pour les musulmans le mois de jeûne du Ramadan».
Le 18 septembre «la communauté juive célèbre le grand pardon, Yom Kippour, le jour le plus solennel de l’année, consacré à l’expiation des péchés».
Du 23 septembre au 1er octobre, «dans la communauté juive, fête de Soukkot ou des Tentes, commémorant le séjour au désert lors de l’Exode».
Dernier dimanche d’octobre : «Fête de la Réformation
Ce n’est plus un missel […] Je laisse à de plus savants le soin de décider quelle qualification juridique et morale mérite donc le (soi-disant) Missel des dimanches
2010 :
«abus de confiance» ? «tromperie sur la marchandise» ? ou quelque autre ? En tout cas le fait est là : ce prétendu missel contient aussi d’autres choses que
les «textes et rubriques pour la célébration de la messe». Il serait plus honnête de lui donner désormais un autre titre que celui de «missel». Simple suggestion à l’adresse de
Mgr Robert Le Gall.”
 
Ce qui est étrange, c’est que Mgr Le Gall, président de la Commission épiscopale pour la liturgie, qui, à ce titre, donne chaque année l’imprimatur au
Missel des dimanches,
 est l’ancien père abbé de l’abbaye bénédictine Sainte-Anne de
Kergonan
. Un bénédictin devrait pourtant être attaché à la liturgie, comme l’a rappelé Benoît XVI dans sa catéchèse sur Cluny le 11 novembre. A croire que Mgr Le Gall, en validant ce missel, cherche à donner des gages. Mais à qui ? Au noyau dirigeant de la CEF ou à son presbyterium ?