Mgr Jérôme Beau défend une herméneutique de rupture

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Mgr Jérôme Beau, membre du conseil permanent de l’épiscopat pour les relations avec le judaïsme et évêque auxiliaire de Paris, tente d’expliquer dans le journal officiel de la CEF, la venue d’un rabbin dans une
cathédrale pour y donner une conférence de Carême. Il confond conférence spirituelle de Carême pour l’édification de la vie chrétienne des baptisés et dialogue judéo-chrétien, invoquant les
papes à la rescousse. Ne nous y trompons pas : les termes employés ont un sens et Mgr Beau s’inscrit ici dans une herméneutique de rupture entre l’avant-Concile et l’après-Concile. Herméneutique
condamnée par Benoît XVI
:
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    “Depuis la déclaration Nostra Aetate du concile Vatican
    II, et même avant, au sein des groupes d’amitié judéo-chrétienne, les communautés juive et catholique ont entamé un dialogue. La venue de Jean-Paul II puis de Benoît XVI à la synagogue
    de Rome en est l’attestation. En pèlerinage à Jérusalem l’an dernier, le pape a mis ses pas dans ceux de son prédécesseur, mais il a également rappelé le caractère irrévocable de cette
    amitié. Dans cette ligne – les conférences de Carême à Notre-Dame de Paris portant cette année sur le concile Vatican II –, nous avons souhaité que le rabbin Rivon Krygier nous livre son
    regard sur cette histoire. C’était la première fois qu’un rabbin participait à une conférence de Carême et c’était également la première fois que ce thème du dialogue interreligieux et de
    la déclaration Nostra Aetate était abordé dans les conférences de Carême.
    En elle-même, cette invitation marque l’avancée de ce dialogue, de ce respect réciproque. Depuis leur
    création en 1835 par Frédéric Ozanam, celles-ci sont un lieu de dialogue entre foi et raison, une occasion d’aider les chrétiens à réfléchir aux enjeux des questions posées par l’évolution de
    la société.

  • Depuis cinq ans, leur structure même témoigne de ce dialogue. Ce ne sont plus nécessairement des religieux, ni même des théologiens qui interviennent : l’ethnologue Maurice Godelier ou le
    romancier Valère Novarina y ont participé ces dernières années. De même, qu’au titre des autres confessions chrétiennes, le pasteur Claude Baty ou pour les orthodoxes l’archimandrite Job
    Getcha. La venue d’un rabbin dans la cathédrale ne m’apparaît donc pas surprenante mais tout à fait normale. Dans une cathédrale accueillant plus de 1200 personnes, qu’une quarantaine
    d’entre elles – appartenant à un groupe qui n’a aucun lien avec l’Église catholique [sic]– manifeste est un incident minime. La ligne de l’Évangile ne change pas ! Nous ne reviendrons
    jamais en arrière sur le chemin tracé par Vatican II
    , Jean-Paul II et Benoît XVI.”

Voici la vidéo de la fameuse perturbation :