Serait-ce trop que de parler de Notre-Seigneur ?

Download PDF

Les voeux de Mgr Alain Planet, évêque de Carcassonne, valent leur pesant de cacahuètes :

J’ai envie de souhaiter aux Audois le bonheur bien sûr, et le bonheur, je crois qu’on le trouve en s’ouvrant à autrui.

Je souhaite aux Audois une année solidaire, où ils soient tous attentifs à ceux qui les entourent, capables de les rencontrer et simplement parce qu’ils les rencontrent parce qu’ils leur sourient, parce qu’entre eux s’établissent des liens d’humanité, le bonheur circule.

Je pense tout particulièrement à un certain nombre de points, l’accueil des nouveaux arrivants, les nouveaux arrivants il y en a beaucoup dans l’Aude comme chacun sait, comment les accueillons-nous c’est très important parce que ce sont des forces vives qui viennent nous apporter des expériences, des cultures, des connaissances et parmi ces nouveaux arrivants, je pense tout particulièrement aux personnes déplacées, aux déboutés du droit d’asile aux migrants en tout genre qui ont souvent une situation extrêmement précaire dans notre pays.

Je pense aussi que s’ouvrir aux autres c’est, et les Audois le font souvent, s’ouvrir aux autres d’autres pays, nous avons, l’Aude des relations privilégiées avec le Burkina Faso par exemple, qui est menacé de famine dans les mois qui viennent. C’est aussi cette capacité d’être sensible à ces difficultés de partenaire humain que soit à l’autre bout du monde.

Et puis dans la vie de tous les jours, la capacité d’apprendre à rencontrer l’autre, à lui sourire et à l’aimer.

Pas une touche de catholicité, aucun terme spirituel, aucune mention de Notre-Seigneur ni de sa Sainte Mère. Est-ce là le propos d’un évêque catholique ou celui d’un païen ?

8 comments

  1. J.M. RICHIER

    Cela me rappelle un propos entendu par hasard sur RMC l’an dernier de la part d’un musulman : “heureusement qu’il y a encore les musulmans pour parler de Dieu en France, les chrétiens donnent l’impression de raser les murs dés qu’il en est question”. On ne saurait mieux dire. …

  2. Incontestablement, vu d’une certaine hauteur, il semblerait bien que nous soyions dans la phase finale d’un plan d’infiltration assez malsain.
    Incompétence, abus d’autorité, discours désormais ouvertement faussé, voilà de quoi ne plus du tout douter des fumées de Satan dans l’Eglise, y compris dans les désignés successeurs des apôtres.

  3. Jean-François

    En même temps la nouvelle année a été fixée au 1e janvier par les Romains au premier siècle avant Jésus-Christ, il n’y donc rien de religieux dans les festivités de la nouvelle année. Pour le catholique, la nouvelle année commence au premier dimanche de l’avent. Je ne vois donc pas de raison d’avoir obligatoirement une mention religieuse dans les voeux.

    C’est comme si l’on voulait que les évêques fassent un discours empreint de références religieuses pour la fête des grand-mères !

  4. alextheia

    Les évêques sont les successeurs des apotres du Christ.
    Toute leur mission découle de cela.

    Ils ont donc tout à fait le droit et le devoir d’annoncer l’Evangile, la Bonne nouvelle du Salut de toutes les manières et en toutes circonstances
    avec conviction et intelligence ….Ils ont aussi le droit de se taire ou
    de faire autre chose

  5. Kwilleran

    @Jean-François

    Bien au contraire, il est assez évident que dans leurs fonctions de pasteurs, nos évêques se doivent de le faire ! C’est leur rôle de faire apparaître comment telle ou telle convention sociale (surtout d’origine -ou complètement- laïque) se doit d’être vécue pour l’être chrétiennement. Ils doivent nous guider vers le Salut et pour cela il faut le rappeler en toutes occasions (à temps et à contre-temps). Même si les voeux de nouvel an ne sont pas une convention chrétienne, il y a une façon chrétienne de les faire ; et pour un évêque, il coule de source que ce doit être le cas.
    C’est pour cela que de tels communiqués, malgré la bonne volonté sous-jacente, sont plutôt déprimants d’un point de vue catholique : “Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?”. (Matthieu 5,47)

    k.

  6. Gondolphe

    Il n’y a pas de termes spirituels parce que là n’est pas le propos. Ces voeux s’adressent aux “Audois”, en général, donc l’évêque ne cherche pas à faire une homélie, mais juste à souhaiter aux audois “le bonheur” pour 2012.
    De la même manière, on trouve assez peu, sur Perepiscopus, de termes spirituels ou de mention du Christ ou de la Vierge.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *