Un nouveau cardinal français

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Le pape François a nommé aujourd’hui les 20 nouveaux cardinaux, dont 15 qui ont moins de 80 ans, et qui seront créés lors du Consistoire du 14 février 2015.

5 des électeurs sont européens, ce qui est peu selon certains, mais cela représente encore le tiers des nouveaux électeurs. Aucun allemand, ni britannique, ni belge, ni… juste 1 Français, 2 Italiens, 1 Espagnol et 1 Portugais. Les autres viennent  d’Ethiopie, de Nouvelle-Zélande, du Vietnam, du Mexique, de Birmanie, de Thaïlande, d’Uruguay, des Iles Tonga et du Panama.

5 autres cardinaux, âgés de plus de 80 ans, ont été nommés. Citons notamment Monseigneur Luigi de Magistris, pro-pénitenciaire majeur émérite. Il a plusieurs fois ordonné des séminaristes de l’Institut du Bon-Pasteur. En février 2007, il avait ordonné 2 prêtres à Courtalain, et en février 2008, il avait ordonné 4 diacres, dans la cathédrale du pape, à St Jean de Latran.

Le Français nommé cardinal est, sans surprise Mgr Dominique Mamberti, ancien ministre des Affaires étrangères du Vatican, qui avait brillé par les relations diplomatiques qu’il avait réussi à ouvrir, notamment avec la Russie. Le coup d’éclat qui a eu lieu récemment entre Cuba et les Etats-Unis est également son oeuvre. C’est le seul membre de la curie à avoir été nommé. Il est aujourd’hui Préfet du tribunal suprême de la signature apostolique. Agé de 64 ans, ce nouveau chef de dicastère vient renforcer le collège français des cardinaux, avec Jean-Louis Tauran, électeur français de la Curie et les archevêques Vingt-Trois, Barbarin et Ricard. Ceux qui pensaient que le pape allait sortir Mgr Bruguès de son placard doré en seront pour leur frais, comme ceux qui croyaient que Mgr Pontier pouvait faire partie du Sacré Collège.

Né le 7 mars 1952 à Marrakech au Maroc, Mgr Mamberti est diplômé d’études politiques et de droit public. Ordonné prêtre pour le diocèse d’Ajaccio le 20 septembre 1981, Mgr Mamberti fait son entrée au service diplomatique du Saint-Siège en 1986. Il a été nonce en Algérie, au Chili, au Liban et aux Nations unies. Le 3 juillet 2002, il a été consacré évêque en la basilique Saint-Pierre de Rome par le cardinal Angelo Sodano, alors secrétaire d’État du Saint Siège. Le pape lui attribue le titre d’archevêque in partibus de Sagone, évêché aujourd’hui disparu, qui se situait en Corse dans sa région d’origine. De 2002 à 2006, il est nonce apostolique au Soudan, en Érythrée et en Somalie. Nommé secrétaire pour les relations avec les États de la Secrétairerie d’État le 15 septembre 2006, il succède à Mgr Giovanni Lajolo qui devint gouverneur de la Cité du Vatican et président de la Commission pontificale pour l’État de la Cité du Vatican. Il travailla en étroite collaboration avec le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’État, et le pape Benoît XVI, dont il est considéré comme très proche.

9 comments

  1. toto

    Mgr Mamberti, le pauvre, membre de la curie, était destinataire des 15 maladies de François: les a-t-il contractées toutes ou seulement quelques-unes et lesquelles? Ces maladies n’ont pas l’air d’empêcher d’être nommé cardinal.
    Notons que SER le cardinal Burke n’était plus à la curie lors des fameux voeux. Comme aucune des 15 maladies ne pouvait lui être attribuée, il a été viré avant. Donc François a viré les bons et gardé les “mauvais” pour pouvoir leur remonter les bretelles collectivement. (Je plaisante, pour ceux qui n’auraient pas “capté”)

  2. apobrod

    Rien a reprocher au cardinal Burke!!! Pour vous sans doute!
    Le Pape François me semble être dans la continuité du pape Jean-Paul 1er assassiné “par cet entourage” si bien sous tous rapports…
    Que Dieu veille sur lui et la majorité des catholiques!

    • toto

      @aprobod
      On voit que vous ne connaissez le cardinal Burke que par les cabales et calomnies de la presse catho-gaucho-bobo. J’attends d’apprendre ce que vous lui reprochez, vous? Si vous êtes lecteur de la presse catho-gaucho-bobo (la Croix, la Vie, TC, Golias), inutile de me répondre, je sais ce que vous allez sortir comme âneries.

      • apobrod

        Je ne suis pas lectrice de la presse que vous citez…Vous, qui faites parti de l’élite, qui détenez la vérité et donc ne dites jamais d’âneries….Ne vous dites pas disciple de Jésus!!! Vous parlez pour vous même, pour le pouvoir, votre besoin d’avoir raison!!!
        Dans ma paroisse, notre curé nous “déstabilise” régulièrement mais nous ne nous permettons pas de le “crucifier” sur la place publique!!!
        Nous l’acceptons tel qu’il est, en l’aidant au mieux dans sa fonction, même si “les curés passent et les paroissiens restent”…
        Quand “Beurk” critique le Pape François comme il l’a fait, ne vous étonnez pas que la majorité des catholiques se sentent plus proche de Dieu que de l’Eglise!!!
        Honte à vous!!!

        • Loic

          Le Cardinal Burke n’a pas critiqué le Saint-Père. Il s’est ému et élevé contre des méthodes et un contenu inacceptable utilisés pour la relatio lors du synode.

          Par ailleurs, en cherchant à rappeler avec vigueur mais charité et humilité l’enseignement de Notre Seigneur et la doctrine de Son Église sur des sujets aussi fondamentaux que la famille, la protection de la vie, le Cardinal Burke, qui fut un (trop) excellent préfet de la Signatura ( farouchement opposé au travestissement voulu par certains des procédures de nullité cabonique au risque d’instaurer un divorce à la mode de Rome -c’est le juriste qui parle), est dans son rôle de conseiller du Pape et de prélat de la sainte Église.

          Maintenant, comme toujours le cardinal Burke a obéi et dans l’humilité a accepté l’affront de sa destitution! C’est un saint prêtre du Seigneur, courageux, juste et humble.

        • toto

          J’attends toujours de savoir ce que vous reprochez au cardinal Burke, puisque tel était le sujet de votre réponse à mon commentaire. Et vos problèmes de curé de paroisse sont hors sujet dans le cas présent.
          Il n’y a pas à avoir raison ou tort, mais à adhérer à la Vérité, comme le fait le cardinal Burke.
          J’attends de savoir ce que vous lui reprochez.

  3. ça suffit

    @ Aprobod, je confirme le cardinal Burke n’a jamais critiqué le St Père contrairement peut-être à bien d’autres surtout au temps de Benoît XVI et Jean-Paul II . Et si nous n’avions que des “cardinal Burke” la face de l’Eglise serait sans doute plus belle! Par contre si vous ne crucifiez pas votre curé (d’ailleurs que fait-il pour que vous ne soyez pas d’accord avec lui?) vous crucifiez toto!!!!! le pauvre. En ce qui concerne le Pape Jean-Paul 1° savez-vous que ce sont les FM qui l’ont assassiné(cf Maria Simma) et dire que le Pape François est la continuité de Jean-Paul 1° est aller un peu vite en besogne car ce dernier en un petit mois n’a pu réaliser grand-chose. Je dirai que c’est plutôt la continuité des deux précédents mais à la sauce jésuite, même si parfois on est dérouté par ses façons de faire, c’est le moins qu’on puisse dire mais je pense qu’il faut faire abstraction de tous les mierdas qui nous le montent aux nues pour le faire descendre un jour encore plus vite car quand il va expliquer une bonne fois pour toutes (enfin quand ils vont comprendre, les mierdas) que la famille c’est un homme , une femme et des enfants, que l’avortement et l’euthanasie sont des crimes, à mon très humble avis la côte de popularité devrait en prendre un sacré coup et quand il va expliquer aussi que forniquer entre homme ou entre femmes ou avec la femme ou l’homme des autres est un péché grave, les mierdas vont être vent debout!

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