Il y a comme un problème

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Dans Présent, Jean Madiran décrypte l’article de Frédéric Mounier sur la prochaine rencontre d’Assise. Extraits :

A en croire Frédéric Mounier, qualifié pour parler des choses politico-religieuses puisqu’il est le correspondant permanent de La Croix à Rome, l’article du cardinal Tauran dans L’Osservatore romano du 29 janvier représenterait authentiquement « la position du Saint-Siège », le Cardinal ayant « rencontré le Pape pour faire le point sur l’état du dialogue islamo-chrétien ». Il est vrai que le Cardinal, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, vient de formuler le principe qui devrait toujours orienter un tel dialogue :

« Le dialogue ne se déroule pas entre des religions, mais entre des croyants. »

Il faudra s’en souvenir. Il faudra le rappeler. Car il arrive que le cardinal Tauran lui-même l’oublie, nous le verrons dans un instant. […] D’ailleurs le Cardinal, après nous avoir prévenus (avec raison) que le dialogue doit être entre croyants et non pas entre religions, continue son article en nous parlant, lui, non pas des musulmans mais bien de l’islam (considéré comme une religion) : il est faux, écrit-il, de croire que le Pape « n’aime pas l’islam », et il précise, sur le ton d’un témoignage personnel :

« Je n’ai jamais trouvé dans les paroles de Benoît XVI la moindre dépréciation de l’islam. »

Nous devrions donc, selon le cardinal Tauran, croire qu’il n’y a rien d’inacceptable dans le Coran, et même qu’il nous faut l’« aimer » ? C’est trop nous demander. On nous dira peut-être que la traduction française est de Frédéric Mounier, et que c’est probablement lui le fautif. Il n’empêche. Il y a tout de même quelque part comme un problème.

Nous aurons l’occasion d’en reparler.