Carême : les bienfaits méconnus du jeûne

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Les chrétiens du monde entier sont à présent en plein carême. C’est un temps privilégié pour le jeûne et l’abstinence. Malheureusement, ces saines pratiques ont eu tendance à tomber en désuétude chez les catholiques, alors qu’elles sont toujours assez rigoureusement observées chez les fidèles orthodoxes.

Un texte assez amusant de Jean-Marc Dupuis nous permet cependant d’en apprendre davantage sur les bienfaits … physiques du jeûne. Toutefois, il faut aussi garder à l’esprit que le jeûne permet de se concentrer sur la prière et de reverser en aumône tout ce dont on a pu se priver au cours des quarante jours de Carême.

[…] Moins connu que le Ramadan, le Carême est une période de 6 semaines et demie de jeûne, qui s’achève le dimanche de Pâques. La différence avec le Ramadan est que le jeûne dure toute la période du Carême, sauf les dimanches, alors que le Ramadan est paradoxalement une période de forte augmentation de la consommation alimentaire, due aux fêtes rituelles qui ont lieu chaque soir. Selon certaines études, cette hausse atteint jusqu’à 30-35 % par rapport au reste de l’année.

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A vrai dire, l’Eglise catholique peine fortement aujourd’hui à convaincre ses ouailles des bienfaits d’un jeûne si long, qui n’est plus pratiqué que par une infime proportion des chrétiens. Mais le relais a été repris avec brio par la chaîne ARTE, auprès d’une toute autre population, beaucoup plus nombreuse, et enthousiaste.

En mars 2012, elle diffusa un reportage intitulé « Le jeûne, une nouvelle thérapie » qui connut un tel record d’audience qu’il fut rediffusé en septembre 2013. Le réalisateur, Thierry de Lestrade, publia de plus chez ARTE éditions un livre, du même nom, avec des témoignages supplémentaires et de nouvelles perspectives.

Pourquoi un tel succès ? Parce qu’il n’était plus du tout question de Jésus, d’évangiles, ni même de spiritualités. Ce reportage était en effet consacré aux vertus du jeûne dans le traitement des maladies graves, notamment le cancer, et c’est évidemment cela qui explique les succès de ce jeûne nouvelle formule.

Jeûner pour guérir. Avant tout, précisons que cette méthode thérapeutique est combattue désespérément par le système médical, coincé dans sa bulle « une maladie, un médicament », et qui ne saisit toujours pas les capacités naturelles de l’organisme à se rétablir.

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C’est au XIXe siècle que des médecins, aux Etats-Unis, se sont penchés pour la première fois sur les vertus thérapeutiques du jeûne, hors de tout contexte religieux.

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Dès lors, et actuellement en 2014, nous nous retrouvons peut-être dans des circonstances équivalentes, la voie est libre pour aménager des jeûnes au profit d’une population plus importante. De nombreux centres de jeûne voient le jour. L’éditeur MacFadden met en place à Chicago un « Healthatorium », centre de fitness où le jeûne se pratique avec des exercices de sport, des massages et des saunas. En parallèle s’organisent des réseaux de « drugless physicians », des médecins qui ne prescrivent aucun médicament et soignent en appliquant homéopathie, jeûne et manipulations (rappelons que l’ostéopathie fut elle aussi fondée aux Etats-Unis, en 1874, par A.T. Still).

Mais en quelques dizaines d’années, le corps médical est repris en main. Le savoir est verrouillé par le système universitaire avec un monopole de fait sur les « bonnes pratiques », celles que le « bon » médecin doit appliquer, sans quoi il se met en dehors de la profession, au civil comme au pénal…

Le jeûne est petit à petit délaissé pour devenir une pratique douteuse exercée par des illuminés ou des charlatans.

Mais les recherches sur le jeûne se poursuivent, par le plus grand des hasards, de l’autre côté du Rideau de Fer.

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En Occident, la pression médiatique et médicale a réduit le jeûne à un quasi exercice physique dévolu aux hurluberlus du new age. Et la menace des accusations de sectarisme refroidit bien des initiatives.

En Allemagne, cependant, ainsi qu’en Suisse, plusieurs lieux de jeûne en milieu médicalisé fonctionnent en permanence. C’est le cas de la clinique Buchinger à Überlingen qui a développé sa propre méthode, à base d’eau, tisanes, jus de fruits, bouillons de légumes, tandis que d’autres pratiquent le jeûne hydrique (eau uniquement) [2].

Le réalisateur du reportage d’ARTE y a rencontré des praticiens convaincus et des « malades » en pleine santé, dans les domaines les plus divers.

Hypertension

Pour l’hypertension, les résultats sont visibles au bout de quelques jours : triglycérides et cholestérol se normalisent, et la tension se restreint à des normes correctes, ce qui permet d’arrêter les prises de bétabloquants.

Goutte

Pour les maladies d’accumulation comme la goutte, il en est de même, et les résultats sont généralement acquis, au prix d’une hygiène de vie très bien acceptée.

Diabète de type 2

Dans le cas du diabète de type 2 (baisse de l’efficacité de l’insuline), la mise en route d’un jeûne fait immédiatement baisser le taux de glucose du sang, ce qui met au repos le pancréas, et permet aux cellules de retrouver une sensibilité normale à l’insuline. Là encore, les médicaments peuvent le plus souvent être mis de côté, avec des principes alimentaires plus naturels.

Dépression

Concernant les « malades de l’humeur », les résultats en Allemagne confirment les études soviétiques. A condition de les débarrasser de leur carcan chimique, les malades retrouvent un esprit positif, avec les changements hormonaux correspondant : hausse du cortisol au petit matin, de la dopamine dans la journée, et de la sérotonine le soir, baisse de l’insuline et des hormones thyroïdiennes. L’efficacité à long terme dépendra en revanche des causes initiales de la dépression.

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Jean-Marc Dupuis, avec Effervesciences

Lire l’article en intégralité en cliquant ici.

 

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