Le cardinal Philippe Barbarin à Valenciennes pour le Saint-Cordon

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En l’an 1008, la peste ravageait le Valenciennois. Les habitants, terrorisés, s’en remirent aux mains divines et prièrent la Vierge Marie de leur venir en aide. Le dernier jour d’août, le moine ermite appelé Bertholin fut visité par la Vierge Marie qui lui demanda de regrouper les habitants pour prier près de l’église qui lui était consacrée. Après sept jours, Notre-Dame apparut, accompagnée de nombreux anges, portant un cordon écarlate. Elle demanda aux anges d’entourer la ville et ses faubourgs de ce cordon, puis tous disparurent lorsque ce fut fait. Elle réapparut aussitôt au moine Bertholin et lui demanda d’organiser dès le lendemain, et chaque année, une procession le long du tracé du cordon. La contagion cessa et tous les malades furent guéris. Dès l’année suivante, le pèlerinage fut mis en place.

L’an dernier, la messe d’ouverture avait eu lieu place d’Armes. Mais cette année, en raison des attentats, la ville de Valenciennes a accepté « de mettre à la disposition des pèlerins la cour de la caserne Vincent récemment. 2 500 chaises seront installées devant le podium  », rapporte Jean-Marie Launay, curé-doyen de Valenciennes. Les abords seront bien sûr placés sous le contrôle de la police et des militaires de l’opération Sentinelle. L’accès à la caserne mais aussi aux lieux d’animations de la journée seront « sécurisés par une vingtaine de professionnels recrutés par la confrérie des Royés et la paroisse, grâce à la générosité des fidèles aux messes du 15 août ».

Pour la procession, « l’itinéraire restera discret pour des questions de sécurité mais sillonnera la cité sur deux kilomètres environ avec la fanfare d’Haspres  », observe Jean-Marie Launay. Le soir, «  pour ménager les forces de l’ordre  », le retour en ville se fera à partir de la place du Commerce pour une ultime procession vers Saint-Géry par la place d’Armes et la rue de Paris. Les enfants, accompagnés de leurs parents, marcheront devant la procession. À 11 heures, ronde autour de Marie sur la place d’Armes. À 12 h 30, ils accueilleront la statue et les évêques au faubourg de Paris avant un pique-nique sur place.

Après ce tour en ville, et pendant que la statue sera véhiculée de clocher en clocher, des «  animations culturelles et spirituelles mariales  » seront organisées de 11 h 30 à 17 h 30. Les pèlerins qui ne feront pas le grand tour à pied pourront donc se rendre à l’école Saint-Jean-Baptiste «  transformée en lieu de convivialité pour un pique-nique ou partager un verre  », au musée des Beaux-Arts «  pour découvrir, avec le père Callebaut, les visages de Marie dans les collections  », à l’espace Bertholin «  pour découvrir le trésor du Saint-Cordon avec Caroline Biencourt, conservatrice du musée diocésain d’art sacré  », à l’église Saint-Géry pour des célébrations ou une conférence du cardinal Philippe Barbarin, à 15 h.

Le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon et primat des Gaules, présidera la messe solennelle de 9 heures et participera à la procession en ville. Il visitera la maternité avant de faire une conférence à Saint-Géry puis de retrouver la statue sur la place des platanes, dans le quartier de la Briquette.

Du 11 au 18 septembre, en l’église Saint-Géry, ça sera la neuvaine de prière avec une soixantaine de rassemblements et chaque jour, des temps forts (messe des malades le mardi, messe pour les plus pauvres le mercredi, etc.). Dans le chœur de Saint-Géry, une exposition préparée par Richard Lemoine et Daniel Savignat fera mémoire des 120 ans du couronnement de la statue de Notre-Dame, le 7 juin 1897.

Le dimanche 17 septembre, à 15 heures, un pèlerinage animé par les Royés et la paroisse Saint-Bernard de Fontenelle mais sans la statue de Notre-Dame qui restera à Saint-Géry sera organisé sur le site de Fontenelle, à Maing.

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