Carême : halte aux dons au CCFD

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A 3 jours du début du Carême, Le Salon Beige publie une mise en garde contre le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD), mis à l’honneur chaque année dans les diocèses, et qui fait son beurre des quêtes de carême. Or, comme l’indique le blogue du Salon Beige, les buts poursuivis par le CCFD sont parfois en opposition avec la doctrine de l’Eglise.

Le Salon Beige révèle même que les différentes études sur les positions pro-avortement du CCFD ne sont pas pour rien dans la publication par Benoît XVI du motu proprio Au service de la Charité à la fin de l’année 2012. Ce motu proprio demande aux évêques de ne faire la promotion que des associations dont les buts sont clairement en accord avec la doctrine de l’Eglise. Ce qui n’est pas le cas du CCFD, qui finance des programmes de contraception en Amérique du sud, comme cela a été montré maintes fois.

Cela a été montré, mais comme rien ne bouge de ce côté là, Le Salon Beige interpelle les évêques de France, chose assez rare pour être signalée en leur demandant s’ils ne se laissent pas abuser par le CCFD. Une interpellation salutaire, dont on espère qu’elle sera suivie d’effets. Fidèles, n’hésitez pas à interpeller vos clercs et vos évêques sur cette situation. Et préférez donnez votre offrande de carême à des associations reconnues pour leur sérieux et leur conformité avec la doctrine de l’Eglise.

10 comments

  1. JLC

    Dans le même ordre d’idée, on peut s’interroger sur la vente des bougies “Amnesty International” dans les églises, alors qu’en 2007, le cardinal Martino avait déclaré que cette ONG ne recevrait plus de soutien des Catholiques en raison de sa prise de position en faveur de la dépénalisation de l’avortement. Les fidèles doivent absolument se renseigner sur l’utilisation réelle qui sera faite des dons à certaines associations, qui profitent de leur nom et de leur réputation pour financer des campagnes qui sont contraires à la doctrine de l’Eglise.

    • chamois

      On peut donner nos offrandes à l’aide aux églises en détresse je crois, ou des messes à célébrer par des prêtres qui ont des difficultés… ou à d’autres associations : pour les mères en difficultés ou pour les enfants à naître, mais il faut se renseigner pour chacune car le Carême est quand même un moment de charité.

    • JEAN

      moi je peux vous affirmer qu’un dimanche en l’église du village, un homme de gauche je pense, est venu comme chaque année faire tout un pitch sur amnistie, crachant sur l’Amérique et Israël, la Syrie ect.. pour les droits de l’homme, et jeter des fleurs à la Palestine, où va t-on?

  2. Une leçon à tirer… : Donner “au plus près” quand on veut donner !

    Il existe dans notre entourage assez de communautés, écoles, associations reconnues dans nos milieux de pensée qui ont besoin de notre argent.
    Pas la peine d’aller chercher très loin !
    Savoir où est SON PROCHAIN , … pas très loin !

    Et si vous manquez d’idées, écrivez-moi, je vous donnerai des” adresses – amies” et qui ont cruellement besoin de soutien! merci.

  3. Struyven

    Nous étions, heureusement, déjà prévenus depuis l’année dernière. Nous ne versons plus à ces associations. Mais le faisons plutôt à Caritas Catholica pour l’aider dans toutes ses innombrables bonnes oeuvres.

  4. Alain PROTTE

    Dans les années 1980, le CCFD est accusé de soutenir des mouvements marxistes par le Figaro Magazine, notamment son directeur Louis Pauwels. Dans un éditorial de 1989, il écrit : le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD) « dans le tiers-monde soutient une Église populaire qui est à l’église ce que les démocraties populaires sont à la démocratie »
    Dès sa création en 1961, le CCFD était soupçonné d’être au service de l’URSS et du PCF. Il faisait l’objet de nombreuses mises en garde.

  5. Théobald

    Depuis Vatican 2 l’Eglise a adopté une attitude assez timorée dans se prises de position. En particulier en France. Les Evêques ne jettent plus la pierre à personne sauf aux nationalistes. Elle accorde sa confiance au premier qui vient pleurnicher dans son sein sous prétexte de charité business. Pour ne plus mériter le qualificatif de censeur et d’inquisiteur elle ne visionne plus les films produits dans les cinémas ou à la télé. Elle ne lit plus les publications pour enfants ; les parents sont obligés de faire le travail de censure eux-mêmes, alors qu’ils sont eux-mêmes débordés de travail. Elles ne tape plus sur les doigts des éditeurs ou journalistes qui s’écartent des doctrines de l’Eglise. De sorte que le Pape est obligé d’intervenir continuellement dans les affaires des pays où les évêques ont baissé les bras. Je comprends que Benoît XVI se juge à 85 ans trop fatigué pour animer une Eglise où beaucoup de collaborateurs se croisent les bras et ronronnent dans leurs idées personnelles.

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