La Croix pointe les réseaux catholiques qui critiquent le pape

Download PDF

Dans le quotidien officiel de la Conférence des évêques de France, Céline Hoyau tente de recenser ces chrétiens de France qui osent critiquer le Souverain Pontife, étant bien entendu que La Croix est une sorte de blanche colombe en la matière (enfin ça dépend des papes…). Le premier à passer sous les fourches caudines est Jacques de Guillebon suite à sa tribune publiée en septembre dans le mensuel  La Nef. Il s’agaçait de « sa face compagnon de route de SOS Racisme » ou encore de « son côté politologue de comptoir »… 

 

Un “fin connaisseur” (selon La Croix) de je ne sais quels milieux mélange la bourgeoisie des affaires, la droite et l’ultradroite, qui ont pris en grippe le pape « en particulier après son premier discours aux ambassadeurs contre la sphère financière et l’ultralibéralisme ». Encore un fin connaisseur qui n’y connait que ce qu’il s’imagine.

L’article constate que c’est avec les migrants et l’islam que le pape s’est mis à dos un certain nombre de catholiques :

« Dans un contexte où les chrétiens sont perçus comme faibles par les musulmans et alors que les flots de migrants ont permis à certains islamistes agressifs de passer en Europe, c’est comme s’il nous disait : laissez-vous faire. Certes, il n’a pas dit qu’il fallait les accueillir tous… Mais puisqu’il prend position sur le sujet, il faudrait dans ce cas qu’il soit plus précis et nous dise jusqu’où ! »

Façon de justifier le dernier texte du groupuscule épiscopal qui tient sous sa coupe la CEF. Tandis que la culture de mort avance, nos évêques nous appellent à repenser notre identité face à l’immigration.

Enfin La Croix en profite pour citer cette cathosphère qui l’horripile et qui ose, publier

“des tribunes outrées, relayées sur le Salon Beige, Riposte catholique, ou encore la colère exprimée dans les commentaires publiés sous les articles cherchant à défendre le pape.”

Sic.

Erwan Le Morhedec, avocat du progressisme catholique, célèbre blogueur “moi je” explique doctement :

« Ce sont des catholiques tentés par le refrain identitaire, pour qui le pape est un porte-étendard, son rôle est de défendre la chrétienté ».

A croire qu’il ne faut plus se battre pour la chrétienté…