Des évêques aux veillées contre la loi Taubira

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Chaque soir, après la manifestation de la Manif pour Tous, des centaines de personnes se réunissent en silence sur la pelouse pour veiller en silence, à la lueur des bougies, au son du chant “L’Espérance”. Chaque soir, un évêque est venu se joindre à eux pour les encourager. Mercredi soir, il y a eu Mgr Marc Aillet (lequel, de retour dans son diocèse après l’assemblée plénière de la CEF a copié cette initiative dans son diocèse avec une première veillée silencieuse à Bayonne vendredi soir), puis jeudi Mgr Dominique Rey et vendredi Mgr Eric Aumonier.

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16 comments

  1. Papilou de Normandie

    Valeureux Evêques! Honneur et courage à eux! ils ne sont pas si nombreux en France à être aux côtés de leur troupeau!

  2. lamethodebronson

    De bons pasteurs guidant fidèlement et surement leur troupeau!! A l’opposé de certains d’entre eux bien silencieux , englués jusqu’aux oreilles de leur “MASDU” et compagnons de route de la révolution…biens indociles aux enseignements et exigences de l’Eglise et des successeurs de Pierre! (cf. appels répétés au sinistre et mortifère CCFD, avis équivoques en morale familiale, indocilités tenaces et répétées à l’égard du Saint Siège, etc.)
    Merci à tous ceux qui accompagnent fidèlement leurs fidèles, prions pour eux et la …conversion des autres!

  3. Grégoire Evelyne

    Que Dieu bénisse nos Evêques présents aux Manifestations et aux veillées de prières. OUI, LOUONS LE SEIGNEUR QUI NOUS ENTENDRA ET NOUS SAUVERA CONTRE LA LOI
    TAUBIRA.
    CONTINUONS LE COMBAT ETRESTONS DANS L’ESPERANCE.
    UNION DE PRIERE
    FRATERNELLEMENT.

  4. mangouste20

    Si tous nos évèques, d’une seule voix, avaient le courage de s’adresser directement au président de la république pour lui signfier clairement que les catholiques, avec le pape François et toute l’Eglise, n’accepteront jamais une telle loi contraire à la loi divine et que, même la loi votée, ils continueront leur devoir de résistance légitime, sans préjuger des conséquences, si graves soient-elles, dont l’autorité républicaine serait responsable.

  5. Pingback: L’opposition à la loi Taubira à la croisée des chemins, à quelques jours d’une terrible défaite de l’Eglise et de notre civilisation … « CRIL17 INFO

  6. Struyven

    Je félicite les Evêques qui ont le courage de venir rejoindre pour la prière les manifestants contre “le mariage pour tous”. Que ‘Esprit-Saint vous guide, vous garde et vous protège mais je ne vous cache pas qu’il était grand temps de manifester votre accord par votre présence. MERCI !

  7. SAFFROY

    Que nos évêques se manifestent en bloc et pas seulement quelques-uns !

    Lors du vote de la loi Veil en 1975 légalisant le crime monstrueux de l’ avortement, ce fut le silence dans leurs rangs !

    Un franc-maçon influent fit remarquer, bien des années plus tard, que si l’ Eglise s’ était opposée à cette loi, elle n’ aurait jamais été votée ! C’ est dire la responsabilité des évêques de l’ époque, devant Dieu et devant les hommes, à l’ égard des 7 ou 8 millions d’ enfants massacrés à ce jour !

    Cet exemple devrait faire BOUGER l’ ensemble du clergé mais, dans ma paroisse des Landes je constate le silence assourdissant du curé, l’ absence de toute prière universelle à la messe : il est plus facile de prier pour la justice sociale ( thème cher à la gauche ) que pour la famille ( démarche ” réactionnaire ” ? )

    Que le Seigneur éclaire les consciences car ” Ce que vous faites à l’ un de ces petits c’ est à Moi que vous le faites ! ”

    Il faut que cesse enfin,dans cette Eglise franco-gallicane,
    cette paralysie de nature hémiplégique qui fait que les chrétiens ressemblent trop souvent à des chanteurs de l’ Opéra ( ” Marchons, marchons…”) et puis on reste sur place ou bien on tourne en rond sur scène…

  8. Anne Lys

    Quant à la catéchèse , c’est du « n’importe quoi », écrit avec raison Capucine.

    Hélas, cela ne date pas d’hier ni même d’avant-hier.

    Dès la fin des années 60, aux catéchismes de mon enfance, qui n’étaient sans doute pas parfaits et dont le vocabulaire paraissait sans doute désuet aux enfants, les évêques ont substitué des « parcours ».

    J’en ai vu plusieurs, y compris celui qui était IMPOSÉ [1] dans mon diocèse (Versailles) et j’ai malheureusement constaté qu’il était impossible de donner aux enfants une connaissance suffisante de la foi pour plusieurs raisons :

    La première étant une question d’HORAIRES : les parcours ne recommandaient que deux séances d’une heure par mois par petits groupes avec une catéchiste, les enfants d’une même classe se réunissant une fois par mois à l’église ou dans une salle paroissiale sous la présidence du curé ou d’un autre prêtre.

    Or, sur ce temps déjà si court, les parcours
    prévoyaient d’apprendre aux enfants des chants, de les faire dessiner, danser, exécuter des travaux manuels. Tout cela ne pouvait se faire, en suivant les indications des parcours, en moins d’une demi-heure par séance.

    Donc, chaque année, les enfants ne recevaient d’enseignement verbal (de leurs catéchistes et d’un prêtre) que pendant moins de quinze heures, et cela pendant trois ans dans le meilleur des cas. Quand ils entraient en sixième et étaient en principe préparés à la profession de foi par l’aumônerie, horaires et consignes étaient les mêmes.

    La seconde raison de l’ignorance religieuse des enfants ainsi catéchisés tenait au CONTENU même des parcours.

    Celui qui était imposé dans mon diocèse avait été expressément conçu à l’intention d’enfants intellectuellement défavorisés, si bien que les enfants, surtout les plus grands, avaient l’impression d’être méprisés et pris pour des tout-petits, alors qu’ils se sentaient déjà « grands ».

    En CM1, le livret des enfants indiquait expressément que ce qui leur était enseigné était tiré de l’Évangile de Luc, dont il ne fallait pas croire qu’il était un témoignage direct sur Jésus, mais seulement ce que les Chrétiens, un siècle plus tard, avaient retenu de son enseignement…[2].

    Ni les parcours pour les classes de CM1 et CM2, ni ceux destinés aux classes de 6ème et 5ème ne mentionnaient l’existence de la Sainte Trinité, du péché originel, de la conception virginale de Jésus entre autres omissions. La plus grave, sans doute, étant que ni les livrets des enfants, ni ceux destinés aux parents, ni même ceux des catéchistes, n’affirmaient une seule fois la divinité du Christ (pardon, j’oubliais une unique mention : dans le livre destiné aux parents et sans doute par inadvertance, était inséré le « Je vous salue Marie » où Celle-ci est qualifiée de « Mère de Dieu »).

    Pire sans doute, dans le livret de 6ème, il était expressément expliqué que Jésus n’était devenu Fils de Dieu qu’au moment du baptême dans le Jourdain, le Père l’ayant alors adopté « comme nous quand nous sommes baptisés ».

    Entre autres joyeusetés, j’ajouterais que s’il était bien dit que Dieu était Créateur, il était dit que les hommes l’étaient aussi…

    Inutile de dire que, « nourris » de ce galimatias hérétique et désespérément incomplet, enseigné pendant au maximum 75 heures avant la profession de foi, les enfants n’avaient rien de solide pour alimenter leur foi. D’autant qu’il était INTERDIT de leur demander de venir régulièrement à la messe dominicale et de leur rappeler, même pas qu’il s’agissait d’une obligation, mais qu’ils étaient invités par le Seigneur et qu’il était regrettable de ne pas répondre à son invitation.

    D’ailleurs, le nombre d’enfants persévérant à l’aumônerie et à l’assistance au moins occasionnelle à la messe dominicale n’atteignait pas le quart de ceux qui faisaient leur profession de foi et ce nombre se réduisait au fil des années jusqu’à ce que, dans certaines paroisses, il n’y ait plus à l’église, le dimanche, aucun jeune de plus de 16 à 18 ans…

    Ils se mariaient encore à l’église, faisant alors souvent baptiser les enfants nés avant le mariage, mais « oubliaient » de les envoyer au catéchisme…

    Les catéchistes, par nécessité, ont été recrutées parmi ceux des enfants ainsi « catéchisés » qui, par miracle et avec l’aide de leurs parents, avaient conservé un certain attachement à leur Seigneur, mais ayant peu reçu de ceux qui avaient mission de les catéchiser, elles avaient peu à transmettre ; et aujourd’hui, ce sont parmi celles qui ne se sont pas totalement éloignées de leur foi qu’on recrute les catéchistes, mais elles ont moins encore que les précédentes à transmettre.
    Et il n’existe toujours pas de catéchisme sommaire mais complet destiné aux enfants…

    [1] L’évêque de Versailles d’alors déclarant qu’il ne demandait pas aux catéchistes d’enseigner la doctrine de l’Église, mais ce qu’il leur ordonnait d’enseigner, c’est-à-dire le contenu de ce parcours.
    [2] Alors que depuis longtemps cette théorie de la date très tardive des Évangiles avait été battue en brèche, notamment par la découverte de fragments de manuscrits des Évangiles de très peu postérieurs à la mort et à la résurrection du Christ.

  9. Bernard

    Pourquoi les Evêques ne menacent-ils pas le gouvernement de célébrer quand-même le sacrement du Mariage même si le couple désirant se marier n’est pas passé auparavant par la mairie ? Je crois que l’Espagne le fait.
    Y aurait-il d’autres enjeux comme par exemple les écoles catholiques sous contrat que le gouvernement par représailles pourrait refuser ?

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