Facebook et les catholiques

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Mon confrère d’e-deo, Thibaud Coupry, signe ce billet dans le dernier Permanences :

“Facebook aura révolutionné Internet. Et pas seulement pour avoir initié l’Hyper-PHP, comme on l’entend depuis quelques jours. Pépite du « Web 2.0 » aux 350 millions d’utilisateurs dans le monde (dont le temps d’utilisation est en moyenne de 55 minutes par jour !), l’entreprise de Palo Alto (Californie) a réussi le tour de force de faire travailler à la réactualisation de ses pages, donc au renouvellement de son audience, 35 millions de bénévoles chaque jour : vous , moi qui réactualisons de temps en temps ou très régulièrement notre « statut », partageons nos coups de cœurs et nos coups de gueule avec nos contacts, etc.

Mais Facebook nous intéresse ici pour tout autre chose : le fait, notamment, d’avoir révolutionné le militantisme des jeunes chrétien(ne)s. Le tournant a été pris il y a un an, en pleine polémique politico-médiatique autour des propos de notre Saint-Père. Une ambiance qui commençait « à poser un vrai problème » à beaucoup de catholiques.

facebookDécidés à s’afficher sans complexe AVEC le pape Benoît XVI, à faire bloc contre le rouleau compresseur « merdiatique », ils ont été à l’origine de groupes Facebook comme « Act Hope » ou « Touche pas à mon pape ! » et fait le plein de membres. Avant que naissent des pages Internet issues de ces groupes. Bis repetita contre le Hellfest en juin 2009 ou en janvier 2010 contre la campagne d’affichage du Planning « familial » dans le métro parisien financé par la région Ile-de-France. Et puis ?, me direz-vous, un tantinet déçus par ce militantisme 2.0 au coin du feu et en apparence pas franchement exigeant. Sachez tout d’abord que ces groupes servent tout d’abord à faire prendre conscience à ceux qui les rejoignent en un clic, qu’ils ne sont pas les seuls à penser ce qu’ils pensent. A l’adolescence, c’est très important. Surtout quand on vit dans le Limousin et qu’on ne connaît pas de catholiques de son âge. En plus de décomplexer ceux qui en font partie, les groupes  permettent à leurs créateurs d’envoyer un message à tous les membres – volontaires donc motivés, en un clic. Il peut alors être question de prendre son téléphone ou son clavier pour protester, féliciter ou remercier puis échanger sur le « wall » du groupe (où il est possible de laisser des messages). Ou de se rassembler, comme dans le cas du Benoîthon® organisé il y a un an par l’humoriste catholique Frigide Barjot. Bref, de se reconnecter au réel pour défendre la Vérité et le bon sens populaire, celui justement du pays réel, face aux idéologues de tous poils.”

AL

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