Fin de vie… oui. Mais la volonté du malade a été respectée.

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L’affaire de l’homme de 73 ans à qui l’on voulait refuser la thérapie correspondant à ses pathologies (voir ici et ici) est mort cette nuit, à la suite d’une dialyse qu’il n’a pas supportée.

Il était – les faits l’ont démontré – donc bien en « fin de vie ». Mais avec une histoire de ténacité et de volonté de vivre – saluée d’ailleurs par l’équipe médicale lors de l’audience vendredi soir – qui lui avaient déjà assuré des sursis totalement inattendus.

Peut-être – les médecins le soutiendront peut-être à bon droit – eût-il mieux valu pour le malade qu’on le laisse tranquille. Oui, les soins palliatifs sont faits pour cela.

Mais de l’autre côté on s’est heurté ici à un refus des médecins d’entendre la famille. A des contradictions. A une volonté exprimée du patient – différente, peut-être, selon qu’il avait affaire à son médecin ou à ses proches – dont les variations n’ont pas été écoutées.

Et la question se pose : pourquoi a-t-il fallu venir devant le tribunal administratif, pourquoi la relation autour du vieil homme a-t-elle été si conflictuelle alors qu’au fond, il était si simple d’organiser une réunion à son chevet, médecins et famille ensemble, pour savoir ce qu’il voulait vraiment, lui ?

Au bout du compte, le patient a gagné peut-être quelques jours de vie. Des jours importants, où il a vu les siens – prévenus, certes : ils auraient été là dans le cadre de la procédure palliative – mais où surtout il a pu constater l’amour de ses proches et leur volonté de se battre avec lui. Ces jours précieux sont aussi le droit du patient !

L’affaire révèle la dysharmonie et l’absence de confiance qui naissent d’un contexte où l’arrêt de soins peut être – sans qu’il le soit toujours – dicté par une volonté euthanasique, ou par des considérations économiques.

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© leblogdejeannesmits

 

 

1 comment

  1. Boanergues

    Réflexion au sujet de cette phrase :
    “surtout il a pu constater l’amour de ses proches et leur volonté de se battre avec lui. Ces jours précieux sont aussi le droit du patient !”

    On n’aborde pas le fait capital qui est que “ces jours précieux”, droit du patient, sont peut-être pour celui-ci la dernière occasion qu’il a de demander pardon à Dieu dans une contrition confiée à un prêtre !

    “Jours précieux” dans toutes les fins de vie !

    Bien souvent, en effet, on constate la conversion de personnes qui ont négligé Dieu toute leur vie et qui, si l’on fait appel à leur raison, avec toute la délicatesse due à l’âme et avec l’aide la prière, ces mêmes personnes finissent par demander la visite d’un prêtre et sauvent ainsi leur âme !

    Cette issue salvatrice est totalement exclue par le battage médiatique en faveur de l’euthanasie et la pratique grandissante de celle-ci par des médecins qui renient le serment d’Hippocrate !

    Combien de médecins se précipitent-ils le chapelet à la main auprès de leurs patients en fin de vie ?

    Le droit du patient n’est pas de l’inciter à mourir ni de le tuer, mais bien de tout faire pour réveiller en lui une raison capitale, oubliée depuis longtemps, la grâce d’une bonne mort !

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