La culture de vie est un bloc

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Réflexion reçue par courriel :

Le 17 janvier prochain aura lieu la 6e Marche unitaire « pour la Vie ». Bel événement, qui mérite d’être soutenu ! Petite réflexion à ce propos.

1/ La culture de Vie est un ensemble : dans cette lutte contre la culture de mort, les sujets de l’avortement ou de l’euthanasie sont « porteurs » : il y est question de « mise à mort ». Mais cette lutte comprend d’autres aspects plus délicats à manier, par exemple par contraception, le divorce-remariage, le concubinage, etc.

2/ Un enjeu sociétal, mais aussi individuel : ce qui est en jeu, ce sont les âmes. La loi peut pousser vers la vertu, vers le Bien, ou bien au contraire inciter à la débauche, au Mal. Les meurtres par avortement ou euthanasie sont clairs. Pour nos âmes, la matière de ces actes est grave, donc ils peuvent conduire à l’état de péché mortel, donc à la damnation (rappelons ici que seul le Bon Dieu juge les personnes). Sujet moins clair parfois, la débauche est également un acte « grave » et peut donc également conduire à ce même état de péché mortel et donc à la damnation. « Tu ne commettras pas de meurtre » dit le Décalogue, et également « Tu ne commettras pas d’impudicité ».

Lutter d’abord contre l’avortement, sujet « porteur », peut être une bonne tactique. Mais cela ne doit pas faire oublier le sens du combat.

En d’autres termes, marcher contre l’avortement, se donner bonne conscience, puis retourner chez soi en concubin ou en adapte de la contraception par exemple, c’est se tromper soi-même, et peut-être en tromper d’autres.

Notre premier devoir d’état consiste en notre sanctification, et non à essayer de changer une loi. L’effort pour changer une mauvaise loi est un bel effort. Mais il n’a de sens que s’il facilite la sanctification (individuelle et collective). Marcher pour changer une loi dont nous ne sommes pas responsables : pourquoi pas ? Mais dans la hiérarchie des devoirs d’état, cela passe après notre effort pour mettre en ordre notre vie, surtout si elle consiste en un « scandale publique » comme on disait naguère. « Tant de gens veulent changer le monde, mais ne veulent pas changer eux-mêmes ».
Jeunes marcheurs, ou moins jeunes, soyons cohérents : la culture de Vie est un bloc.

Arthur Leroy