La Fraternité ? Pour quoi faire ?

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Mon confrère Daniel Hamiche a publié sur l’Observatoire de la christianophobie la lettre d’un curé se plaignant de la profanation de son église. Une profanation passée sous silence dans la plupart des médias, pourtant toujours prompts à dénoncer le moindre graffiti sur une mosquée. Aucun ministre ne s’est déplacé. Aucun communiqué politique n’a vu le jour.

Mais le plus grave, sans doute, c’est que même l’évêque de Limoges, Mgr François Kalist, reste silencieux. Il n’y a absolument rien sur le site du diocèse. Ah si, il y a cette mention “DIACONIA 2013 Servons la Fraternité !” Quelle fraternité ? Celle qui est explicité sur cette page, “au service du frère”. Mais encore ? Ben on ne sait pas. Il faut être fraternel avec son frère. Mais quand un curé voit son église souillée, personne ne pipe mot. Cela de la fraternité ? Hypocrisie, oui !

7 comments

  1. Monique Dallaire

    oui vous avez bien raison car on doit respecter l’église de Dieu. Il ne faut pas s’étonner même dans le haut clergé on se tait on se demande s’ils ne sont pas du mauvais côté plûtot que d’être du côté de Dieu. Il faut prier pour eux car lEsprit de Dieu les a quitté è cause de leur égarement . Ils veulent plaire aux hommes plûtot qu’è Dieu.

  2. ArcSaintbernard

    M’évidemment !
    Le frère, c’est d’abord celui qui est loin, quoi ! Celui en qui on n’aurait pas, a priori, tendance à voir le frère, bref, non seulement l’étranger mais surtout celui qui ne connait pas le Christ, voire le rabaisse.
    Alors, celui-là, ouais, c’est ton frère. C’est lui qui est ton frère ! Il faut être fraternel avec lui, plus même : il faut le servir, lui.
    Pas le catho-facho qui, comme vous et moi, rêvons de veiller sur l’héritage reçu du Christ !
    Non, nous, nous sommes des étrangers chez nous et même des gêneurs que les gentils serviteurs vont, par “compassion” pousser à s’euthanasier tout seuls par faim et soif.

  3. Joseph1

    Cela me rappelle Cyrano: voici quelques réponses à développer
    avec panache: Qui êtes-vous, vous qyi vous croyez tout permis, des ennemis de l’Eglise, des débiles?Allez rentrez en vous et buvez votre honte.
    sentimental: Mais enfin quelle bête vous démange, vous ne voyez pasz que nous vous aimons, que vous donnez un surcroit de travail à des gens dévoués. Venez avouer vos fautes, aider ceux qui veulent le bon. Nous vous pardonnons.
    menaçant: le diable vous a emporté. Si je n’étais pas chrétien je vous dirai, qu’il continue à vous emporter. Mais Dieu Est et sa justice existe.Ne l’oubliez pas.
    surpris: Comment, vous n’avez pas mieux à faire que de détruire. Vous n’avez donc jamais apprécié la joie de construire. Regardez, Admirez ceux qui travaillent pour aimer, aider leurs frères, faites comme eux.
    etc.

  4. c

    Y a t ‘il eu une cérémonie réparatrice pour la profanation de Notre Dame à Paris, après l’entrée et les actes des femmes dépoitraillées dites femmens?
    Alors pourquoi cet évêque s’agiterait?
    Ces prélats appartiennent à l’église de l’enfouissement , une église sans conviction… Et leurs âges ne les aident pas à se “battre”, si déjà lorsqu’ils étaient jeunes ils ont suivi la sécularisation.
    Mais les anciens de conviction et la jeune génération sont là…
    Sans aller si loin que l’exemple de l’évêque Pierre Cauchon et l’époque de Jeanne d’Arc, de tous temps il y a eu et il y aura des personnes qui prennent des mauvaises décisions ou ne sont pas des héros.
    A nous de les aider par nos convictions de simples cathos lambda du bout des bancs.

  5. Anne Lys

    Il y a dans cette attitude de certains membres du haut clergé et des fidèles qui, en les suivant, croient bien faire, plus de “posture” que d’action.

    Il s’agit de faire dire non pas “Voyez comme ils s’aiment” (cela c’est du passé, du Nouveau Testament qui date du 1er siècle, de la Tradition, c’est ringard), mais « Voyez comme ils sont grands et généreux, ils préfèrent aimer qui les déteste que leurs frères » (qu’ils ne se gênent pas pour détester et vilipender quand ceux-ci ne pensent pas exactement comme eux).

    Il faut dire, aussi, qu’il est plus facile de faire des manifestes et des manifestations quand il s’agit de prendre soin du « plus proche », le « prochain » qui souffre, que de lui apporter une aide personnelle et utile. Qui, de ces grands bienfaiteurs a hébergé ou héberge aujourd’hui une personne sans abri ? l’a nourrie à ses frais ?

    Tandis que le « moins proche » des prochains, il suffit, pour se donner bonne conscience, de donner l’équivalent d’une place de cinéma ou le quart d’une note de restaurant, sans très bien savoir d’ailleurs comment sera utilisé cet argent et s’il n’ira pas alimenter le budget personnel plus que large de tel ou tel dirigeant. Et surtout d’obliger ses frères à le faire…, soit personnellement, soit par le biais d’une loi qui oblige à la solidarité (comme si cette vertu pouvait être contrainte…)

    Ne condamnons cependant ni ces évêques, ni ces fidèles qui croient bien faire. Mais essayons de les éclairer. Renvoyons-les aux paroles du Christ et des Apôtres…

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