Label vert… la nouvelle religion

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Convertissez-vous en croyez en l’Evangile de l’écologie ! La Conférence des évêques de France, la Fédération protestante de France, l’Assemblée des évêques orthodoxes de France et le Conseil d’Églises chrétiennes en France ont annoncé le lancement du « Label Église verte » le 16 septembre dans le cadre d’une journée nationale « Église verte ».

L’événement se déroulera à l’église protestante unie de Pentemont-Luxembourg, 58 rue Madame, dans le VIe arrondissement de Paris.

L’objectif affiché est la « conversion écologique » des paroisses et des communautés locales, dans une « harmonie œcuménique ». La religion de Gaïa se met en place… Un site, egliseverte.org, a été lancé pour l’occasion. Les représentants des Églises, paroisses, communautés locales y sont invités, ainsi que les représentants de mouvements chrétiens et les délégués diocésains à l’écologie intégrale. Si les différents acteurs travaillent sur ce projet depuis juin 2016, ils ont choisi de lancer le label durant les dix ans du Temps pour la Création, action œcuménique officialisée au rassemblement œcuménique de Sibiu, qui aura lieu entre le 1er septembre et le 4 octobre.

Martin Kopp, doctorant en théologie et coordinateur du groupe de travail climat à la Fédération protestante de France, explique à La Croix, la procédure à suivre pour bénéficier du label :

« D’abord, on établit en ligne son “éco-diagnostic” par le biais d’un questionnaire à choix multiples qui couvre cinq thèmes : les célébrations et la catéchèse, les bâtiments, les terrains éventuels de la paroisse, l’engagement communautaire et global et les styles de vie des individus. En fonction du résultat, l’Église situe son niveau dans “la conversion écologique”. »

D’après Martin Kopp, ils se sont inspirés « de nombreuses Églises européennes qui ont déjà franchi le pas. Au Royaume-Uni, il y a les “Eco-churches”, en Allemagne le label “Coq vert”, au Canada “Églises vertes”, ou encore les “Congrégations vertes” en Norvège. »

Au sein de la CEF, c’est Mgr Feillet, évêque auxiliaire de Reims (premier évêque français nommé par le pape François), qui s’occupe de cette initiative.