Le cardinal Barbarin revient sur les manifestations

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Le cardinal Philippe Barbarin a inauguré le 28 octobre l’année académique de l’Institut Jean-Paul-II à Rome, à l’Université pontificale du Latran. Avec une conférence sur l’« Évangile du mariage » pour les études sur le mariage et la famille, l’archevêque de Lyon a étayé sa réflexion au regard des manifestations françaises à propos du vote de la loi Taubira. Sur le mariage, le cardinal a précisé vouloir

« livrer une parole de vérité, comme un fondement anthropologique majeur qui demeurera toujours, malgré les méandres de l’histoire, les modes ou les initiatives des gouvernements ».« Ces rassemblements se nourrissaient d’une réflexion conjointe de philosophes et de juristes, d’hommes politiques et d’anthropologues, de représentants des différentes religions, de psychologues et d’éducateurs. Le mouvement a été porté par de nombreux catholiques très engagés, mais il a permis une rencontre en profondeur avec d’autres croyants, en particulier avec ceux de la communauté musulmane. Dans ce contexte à la fois pacifique, car les manifestations avaient un aspect bon enfant, et tendu, car l’opposition était forte et l’enjeu essentiel, quel témoignage les chrétiens ont-ils donné ? Ont-ils réussi à transmettre l’Évangile, la bonne nouvelle du mariage ? »
Nous ne sommes pas chargés de convaincre nos adversaires sur la nature du mariage, mais de témoigner…

Le cardinal Barbarin s’est demandé si ces événements avaient été vécus « comme des pauvres, sans chercher d’abord le résultat ou l’efficacité », « comme des doux, évitant toute parole violente ou méprisante à l’égard de ceux auxquels nous étions amenés à nous opposer », « comme des affligés, intérieurement désolés par cette initiative de déstructuration sociale et ce mensonge d’État qui déclare qu’un enfant a deux mamans ou deux papas », « comme des affamés et des assoiffés de justice, c’est-à-dire à la fois fidèles à la justice de Dieu et soucieux du bien de tous ».

« Quel souci avons-nous eu de l’attention et de l’amour que l’on doit aux personnes homosexuelles ? Quelle fut notre attitude le jour du premier mariage entre deux personnes du même sexe en France, le mercredi 29 mai, à Montpellier ? Les vrais miséricordieux ont su prendre le temps de la prière pour ces deux hommes, Vincent et Bruno. »

10 comments

  1. brandenburg

    Un peu ramollo,le Cardinal!A-t-il oublié que s’il est vétu de rouge cela signifie qu’il est pret au martyr et que son Maitre a dit:”allez dans toutes nations” ?

  2. jejomau

    « Quel souci avons-nous eu de l’attention et de l’amour que l’on doit aux personnes homosexuelles ? Quelle fut notre attitude le jour du premier mariage entre deux personnes du même sexe en France, le mercredi 29 mai, à Montpellier ? Les vrais miséricordieux ont su prendre le temps de la prière pour ces deux hommes, Vincent et Bruno. »

    Et VOUS Mgr Barbarin ? Vous…. Avez-vous prié pour NOS ENFANTS ? Pour nos enfants à qui nous devons expliquer que Mgr Barbarin nomme “mariage”, ce qui est en réalité une union contre-nature ? Pour nos enfants que cette engeance veut récupérer au travers de ces lois sournoises et diaboliques ? Avez-vous prié pour NOS enfants que VOUS abandonnez dans leurs mains ? Priez-vous avec vos collègues pour que Dieu intervienne et sauve ces ENFANTS qui sont souillés dans leurs âmes par ces images télévisées dégradantes sur lesquelles s’étalent ce qu’on appelaient de la pornographie tout simplement quand vous étiez en culottes courtes ? Oui ? Non ?

    De toute façon : ca n’a aucune importance. Nous, nous prions pour eux . Quant aux ceps de vigne secs , ils iront finir dans le FEU !

  3. Devgir

    C’est un peu béni oui-oui, ce mot du cardinal. Au premier mariage homosexuel homologué en France, notre réaction a été la tristesse, oui, une grande tristesse et de la pitié. Pour eux et pour nous, français.
    Avons-nous priė pour leur bonheur et gneugneugneu ….. franchement, j’ai laissé l’Esprit prier tout seul en moi, avec ces”cris inexprimables” qu’il pousse du fond de nous âmes.
    Dieu a dû les entendre, hein, Monseigneur ?

  4. Pierre

    On ne discute pas à perte de vue le message évangélique. Il est simple et rigoureux. Appeler les Musulmans des croyants, c’est à pleurer, même si les femmes s’habillent pudiquement, même si le respects humain ne les habitent pas quand collectivement ils se mettent à genoux pour prier…. car ce devrait être nous, chrétiens catholiques romains qui devrions leur enseigner cela par notre attitude.
    Mgr. Barbarin, avec vos collègues de la CEF permettez-nous à nouveau de nous mettre à genoux dans nos églises modifiées, de communier selon les meilleures normes de respect, de… remettre en vigueur le catéchisme questions-réponses. Avez-vous interrogé, sur le porche de l’église les chrétiens s’ils savaient encore réciter les 10 commandements. Voilà deux générations qu’on cherche des enfants pratiquants, des enfants de choeur, des vocations sérieuses… Voilà des intentions encore plus sérieuses de prier pour vous, avant que ne vienne l’heure du jugement, car nous ne jugeons pas les personnes, mais nous constations une ou des évidences qui semblent vous échapper ou que vous taisez.
    Nous vous comprenons, puisque comme vous nous côtoyons ce monde … Mais ne cherchons pas à être populaire, mais à parler en silence par une qualité de vie et dites que les synodes sont inutiles et aujourd’hui bien dangereux pour la foi des fidèles qui sont encore réellement DANS l’Eglise.

  5. Nicole Odic

    Nous avons bien évidemment droit à notre sermon nous les catholiques pratiquants comme le fait également Monseigneur Di Falco, et bien-sûr Monseigneur Dagens !
    Donc, nous ne sommes plus chrétiens au jugement de ces Prélats… En revanche, merci de pas nous donner le plus haut du spirituel qui fait bien défauts dans les églises.

    Heureusement notre prière est caler au Christ et non calée à l’Episcopat de France qui ne brille pas de tous ses feux.
    Mais comme nous prions pour le monde entier pour ses péchés et pour les nôtres, nous avons forcément prié pour ces deux messieurs. Ah ! Eminence vous êtes encore dans l’affectif ; nous n’avons pas besoin ce ça.
    Pauvre catholiques pratiquants, réacs en plus , vilains petits canards qui ne gobent pas tout. Votre sourire et vos remerciements arrivent seulement au moment du denier du Culte !!!!!!!!!!!!!! Si vous continuer à nous ramener au plus bas, les chèques seront de plus en plus bas. Pauvre épiscopat il ne vole pas bien haut. Et manque cruellement d’une solide formation théologique. La France en décadence et le reste suit …..
    Nous sommes dans l’attente d’autres choses de plus vivifiantes, fortes et lumineuses. Nous l’attendons ce temps
    Il ne va pas tarder.
    Bonne journée à vous Tous.
    N.ODIC

  6. Michel en Lys

    Dixit : Les vrais miséricordieux ont su prendre le temps de la prière pour ces deux hommes, Vincent et Bruno. »

    C’est vrai qu’il faut prier pour les pécheurs comme nous le sommes tous! Ce qui ne veut pas dire d’accepter le péché comme bien, car l’on instruit nos familles et nos enfants dans l’erreur. Il faut avoir l’audace de se dissocier de nos faiblesses et de ceux qui se proclament d’une fausse évangélisation, car nous pouvons devenir hérétiques dans les différents pièges de nos sociétés dites modernes!

  7. La vraie miséricorde est de DIRE la VERITE !
    Les homosexuels sont des MALADES , et ils ont droit à nos prières en tant que tels !
    Mais la maladie cela se soigne et il serait bon de le dire haut et fort et non pas de faire
    semblant de croire qu’il n’y a pas de problème .
    Je peux prier pour des malades et demander à Dieu de les aider ,mais je ne peux pas
    prier pour qu’ils restent dans leur maladie …
    Il faut combattre l’homosexualité tout en ayant pitié des homosexuels !
    C’est CLAIR , Monseigneur ?

  8. Michel

    C’est bien connu, mais c’est malheureusement vrai. Le poisson pourrit par la tête.

    Quelle douleur ! Du temps de Saint Jean-Paul II, et aussi de Benoit XVI, on avait de quoi bien l’aimer, le cardinal Barbarin. Il était droit, généreux, courageux, il était de ceux, parmi nos évêques sur lequel on savait qu’on pouvait compter…Et le voilà qui tombe dans un discours plus que décevant, montrant à son tour son incapacité à reconnaitre parmi les fidèles ceux qui sont droits et généreux, tançant les meilleurs à la manière d’un Dagens. C’est absolument insensé, désolant. Depuis quelque temps on le sentait baisser, on l’entendait de moins en moins défendre notamment les enfants face aux folies de l’idéologie du genre, comme il le faisait si courageusement auparavant.

    En fait, le début de sa baisse a coïncidé avec l’arrivée à la papauté de François.

    Un esprit orgueilleux, efficace pour manipuler les autres, mais dépourvu de la vraie finesse lorsqu’il s’agit de juger, est en train de se répandre dans l’Eglise. C’est tragique. Et toutes les têtes de l’Eglise qui est en France de suivre, avec guère d’exceptions, et notamment pas, on le voit, de la part de Mgr Barbarin, qui nous tient aujourd’hui des discours qui ne sont pas acceptables. Il est vrai qu’au sortir d’un synode aussi aberrant que celui qui vient de s’achever, avec cette idée soutenue par beaucoup, alors qu’elle est en contradiction évidente avec la Parole du Seigneur, de l’ouverture de la communion dans certaines conditions aux divorcés civilement remariés, on a de quoi avoir la tête tourneboulée…

    Plus les gens ont l’esprit droit et honnête, plus on les méprise. Il n’est que de voir la manière dont le pape a traité, en clôture du synode, les argumentations pourtant absolument remarquables, impossibles à contrer car d’une rigueur et d’une logique impeccables, de cardinaux comme Burke ou Müller, disant de celles-ci, sans les nommer mais cela ne pouvait faire de doute qu’il s’agissait d’elles, qu’il s’agissait de propos « intellectualistes », de langages« pour ne rien dire », de « bizantinisme », ce qui est l’exact contraire de la vérité. Personne n’avait rien à leur répondre d’honnête et de sensé, et pourtant on passe outre et on méprise.

    L’Eglise devient un bateau ivre.

  9. Michel

    Merci Michel pour votre analyse, certes dure mais vraie.
    J’ajoute une remarque : c’est que la manière dont nos évêques sortent la brosse à reluire pour un pape qui pousse des projets aussi scandaleux que celui de l’ouverture de la communion, sous des conditions particulières, aux divorcés civilement remariés, tranche avec l’accueil glacial qu’ils ont, pour la-plupart, réservé au pape Jean-Paul II lors de sa première venue à Paris, au moment où il était critiqué par tous les medias ( y compris aussi soi-disant catholiques comme le journal La Croix tenu par les assomptionnistes). Nos évêques ont à cette époque, pour un grand nombre d’entre eux lâché Jean –Paul avant de revenir vers lui quand sa réussite, avec notamment la chute du mur de Berlin, les a obligés à s’incliner.
    C’est la relecture de l’excellent livre d’André Frossard, « Défense du Pape » qui m’a fait repenser à cela, et je ne résiste pas au plaisir d’en citer ici les premiers mots :
    « Jean-Paul II travaillait encore à son encyclique et celle-ci, par conséquent, était assez loin d’être publiée que les attaques contre ce texte encore inconnu partaient de tous côtés, notamment du côté des révérends pères Jésuites des Etudes, aussitôt appuyés par les révérends pères assomptionnistes de la Croix, qui ne savaient rien de plus que les jésuites et marchaient au canon ».

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