Le tohu-bohu qui agite la famille

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Voici l’éditorial de la Revue Eglise de Corse du mois de novembre :

“Les saints forment une grande famille, bien plus grande que celle reconnue par les seuls hommes. Comme ils n’ont plus les limites de leurs corps une fois arrivés au Ciel, ils parlent à n’en plus finir pour nous prendre dans le secret de notre cœur.

Un joyeux tumulte assurément, surtout le jour de la Toussaint où ils ont tous voix au chapitre en un joyeux tohu-bohu. Tout ceci est une image, bien évidemment, avec les limites de l’exercice et les débordements de la métaphore.

Pour autant, c’est une invitation à se rappeler de la multiplicité et de l’universalité des saints, nous qui aimons les vénérer en des lieux particuliers. C’est somme toute normal, nous qui sommes enracinés quelque part, nous qui pouvons profiter de la ferveur d’un sanctuaire particulier. Mais n’oublions pas que les saints forment une grande famille et que nous sommes tous appelés à la rejoindre. Ce lien de famille se retrouve dans la Vérité du Christ, Vérité que nos enveloppes humaines ont parfois du mal à recueillir comme le montre le dossier de la Revue de ce mois-ci.

Impression de tohu-bohu au Synode , la vie de famille en somme

Le Synode qui vient de s’achever à Rome a bien confirmé cette impression de tohu-bohu qui peut agiter la famille. Mais après tout, n’est-ce pas le lot des familles, et surtout des familles nombreuses où s’agitent aussi différentes générations et quantités d’invités inattendus ? Mais ne prenons pas tout le tohu-bohu à la légère. Car il est aussi pour partie révélateur de la difficulté à accorder nos différentes voix en une même harmonie. Celle-ci se trouve, mais parfois cahin-caha. Si on n’en prenait qu’une preuve, prenons tous les débats qui ont entouré la soi disant pression de telle majorité progressiste ou de telle majorité conservatrice sur le Pape François pour imposer leurs vues, comme s’il s’agissait ici d’un parlement démocratique.

N’oublions pas que le président de séance reste l’Esprit Saint. Qu’on peut écouter ou ignorer. Et continuer dans un tohu-bohu cahin-caha ou pas.”

3 comments

  1. Maurice

    Ne confondons pas critique et avis.
    Donner son avis peut être pris comme une critique, la différence est ténue.

    Comment faire la différence entre un avis qui n’est pas d’accord avec les conclusions de quelques passages du synode ainsi que des propos du Pape, et des critiques ? Tout est dans la lecture qui en est faite ainsi que dans la rédaction, mais celle-ci est souvent détourné au profit de la lecture – comprise – qui en est faite.

    Reconnaissons que le Pape « semble » avoir des propos adoucis envers les fraternités.

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