Les musulmans n’ont pas la liberté de conscience

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Cette affirmation a été faite par le père Christophe Roucou, prêtre de la Mission de France et directeur du Service des Relations avec l’Islam (SRI) depuis 2006, lors d’une conférence jeudi dernier à Nice. Il l’a répété au moins deux fois : dans ce dialogue avec nos “frères musulmans” nous dialoguons avec des gens qui ne disposent pas de la liberté de conscience. Cette reconnaissance par le père Roucou est majeure. Mais comment peut-on donc espérer dialoguer avec des gens qui ne disposent pas de la liberté de conscience ?

Le père Roucou a ajouté qu’il y a d’un côté la parole de Dieu exprimée par la voie de la chair, et de l’autre la parole de Dieu exprimée par un livre et ces deux médium sont très différents l’un de l’autre. La réalité est que la chair est vivante, alors que le livre que sont le Coran et ses Hadiths sont figés et supposés être immuables. Notre christianisme procède d’une révélation humaine authentique qui poursuit son adaptation à la réalité de la vie, deux mille ans plus tard. D’un côté, nous avons une population musulmane figée dans un corps de doctrines sclérosées depuis 14 siècles, de l’autre nous avons notre révélation chrétienne incroyablement vivante.

30 comments

    • Doa

      “Cette reconnaissance par le père Roucou est majeure. Mais comment peut-on donc espérer dialoguer avec des gens qui ne disposent pas de la liberté de conscience ?”

      Que de lieux, de groupes, de familles où la liberté de conscience n’est pas respectée..
      Il semblerait qu’il n’y a pas que dans l’islam..

  1. ROMANOS

    Le responsable du Service des Relations avec l’Islam (S.R.I.) de la Conférence des Évêques de France (C.E.F.), aurait-il été gratifié d’une “illumination” du à “l’effusion de l’Esprit-Saint” ?
    Voilà qui serait plutôt une excellente nouvelle !
    N’est-ce pas ce que l’on peut souhaiter de mieux à l’immense majorité des membre du clergé de ce pays, évêques en tête ?

    Alors, une seule solution : redoubler d’efforts dans l’intersession du Saint-Esprit :

    “Roi Céleste, Consolateur, Esprit de Vérité, Toi qui est partout présent et qui empli tout, Trésor de grâces et Donateur de Vie, viens, demeure en nous et purifie nous de toutes souillures, Toi qui EST BONTÉ”.
    (Prière de la Divine Liturgie, selon le rite byzantin).

  2. gégé

    Ils sont nos frères au même titre que tous les habitants de la terre puisque créés par Dieu. Ensuite il y a les faux-frères et autres particularités qui composent l’humanité.
    Sur le plan de la foi nous divergeons dès les premières pages de la Bible puisqu’ils ne reconnaissent pas le péché ni le pardon. Pour eux, il y a faute et sanction. au voleur on coupe la main, on lapide la femme adultère etc. Quant au mal répandu dans le monde il a, pour eux, une origine : Dieu, ce qui est totalement incompatible avec a foi chrétienne où on ne peut attribuer aucun mal à Dieu d’aucune sorte ni d’aucune nature.

    • Cassianus

      Sans vouloir faire l’avocat du Diable, la lapidation des adultères est commandée par la Bible. Même s’il n’y est pas question de couper la main aux voleurs, le principe est là : l’autorité civile a le devoir de punir les délinquants, avec des peines proportionnées à leurs fautes.

      Il est vrai qu’il n’est plus question de lois civiles dans le Nouveau Testament. Mais doit-on en tirer la conclusion que Jésus voulait établir une société sans lois ? Le fait qu’il ait sauvé une femme adultère de la lapidation ne prouve pas qu’il ait voulu l’impunité pour les adultères. Et pas non plus qu’il ait voulu abandonner le gouvernement des peuples à des hommes sans religion.

      Il faut à une société des lois, donc aussi des moyens de les imposer. Et puisque le respect de la loi exige l’exercice d’une certaine violence coercitive (emmener quelqu’un en prison contre son gré, c’est bien quand même lui faire violence), il est nécessaire qu’il y ait des violences justes pour neutraliser les violences injustes. Et d’où va-t-on tirer des critères pour distinguer le juste de l’injuste, sinon de la loi de Dieu ? Il faut bien, à un certain stade du débat sur ce qui est moral, recourir à des valeurs sacrées. Or il n’y a qu’une seule source de la sacralité : Dieu, parce qu’il est le seul Saint. Il n’y a donc rien de contraire au christianisme à établir des peines pour des délits ni à fonder le droit civil sur la loi morale, telle qu’elle est définie par la Révélation.

      Quant à attribuer ou non un mal à Dieu, le problème ne se pose même pas s’il est entendu que Dieu est l’origine de toute chose. Si un mal quelconque existe et si Dieu est le créateur de tout ce qui existe, il en résulte que Dieu est le créateur de ce mal. Dieu est l’auteur des catastrophes naturelles qui font souffrir les bons aussi bien que les méchants. Il est l’auteur des maladies, et c’est Lui qui fait mourir les vivants. Dieu est, en plus, l’auteur de l’enfer éternel, où souffrent les démons et les damnés sans espérance aucune de pardon. C’est dur, mais c’est comme ça, et il faut faire avec. Si l’on ne peut pas adorer un Dieu qui est l’auteur du mal, il ne reste qu’à adorer un Dieu qui n’est pas tout-puissant. Nous donnerions raison aux Musulmans de nous combattre comme des idolâtres si nous pensions que l’amour de Dieu est tenu en échec par une puissance totalement extérieure à Lui-même. Ce que Dieu veut, Il le fait. Ce qu’Il ne fait pas, Il ne le veut pas. La correspondance entre la réalité et le vouloir de Dieu est totale et sans faille. C’est ce qu’on appelle la “Providence”.

  3. ALPHA ... OMEGA .

    L’analyse la plus courte au sujet des musulmans que je connaisse : le fragment de phrase de l’historien belge Henri Pirenne ” … les musulmans sont inassimilables à cause de leur religion .”

    Le père Christophe Roucou aurait-il lu ou relu René-François de Chateaubriand au sujet de l’islam ? ” … j’ai assez fatigué la Patrie de mes avertissements dédaignés . Il ne me reste plus qu’à m’asseoir sur les débris d’un naufrage tant de fois prédit .”

    • ALPHA ... OMEGA .

      @ frannot ,

      il est possible que j’aie fait une confusion avec cette belle phrase de Chateaubriand , mais sa description des Arabes et des Turcs , après son voyage au Proche-Orient est une bonne mise en garde à propos du comportement général des musulmans .

  4. m

    A méditer, car il y a dans ce texte des travers qui soulignent les interprétations d’une nouvelle doctrine que l’on nous fait croire “chrétienne”.

  5. Cassianus

    Sa théorie de la révélation chrétienne qui évolue parce qu’elle est chair est tout à fait fumeuse, pour ne pas dire délirante et hérétique. La révélation chrétienne, ce n’est pas ce qu’il plaît à un pape ou à un concile d’inventer pour se mettre au goût du jour. La Parole de Dieu s’est faite chair, c’est entendu ; mais la révélation chrétienne est une doctrine qui s’expose avec des mots et qui, pour être fidèlement transmise, doit être conforme aux Saintes Ecritures et aux déclarations du Magistère de l’Eglise, lesquelles nous sont connues par des écrits. Du reste, si je disais que la Parole de Dieu ne s’est pas incarnée, le P. Roucou me prouverait le contraire en me montrant l’évangile de Saint Jean. Ou bien m’enverrait-il à Rome, pour que je voie que le Pape et tous les prélats qui avec lui gouvernent l’Eglise sont des êtres de chair, bien vivants, et pas des mots écrits sur du papier ?

    La révélation évolutive, c’est une idée fourre-tout. Et nous savons très bien que dans le langage des modernistes, l’évolution, c’est la révolution. Etre de son temps, le sinistre leitmotiv de l’idéologie conciliaire, nous savons bien que cela veut dire tourner le dos à la Tradition, rompre avec l’orthodoxie, improviser, s’autoriser à invoquer la révélation divine pour cautionner n’importe quelle fantaisie nouvelle, pourvu qu’elle soit agréable au monde et qu’elle permette à l’Eglise de rester en grâce avec les seigneurs de ce monde. La puissance temporelle est-elle passée aux mains des agnostiques, des jacobins, des démocrates ? Qu’à cela ne tienne, on va leur cuisiner un autre catholicisme, qui sera œcuménique, inter-religieux, laïciste, démocrate, bien sûr, et même athée, pourquoi pas ! C’est cela l’évolution d’une révélation incarnée.

    Ce que le P. Roucou veut opposer aux “doctrines sclérosées”, ce n’est pas le Christ vivant, mais la “liberté de conscience”, qui n’est pas autre chose, dans le contexte, que la liberté religieuse. Le P. Roucou ne pense sûrement pas que la conscience soit enchaînée quand elle se soumet au vrai Dieu. Alors que dit-il ? Que les Musulmans ne peuvent pas accepter l’idée d’un monde poly-religieux parce qu’ils sont asservis à de vieux bouquins qu’ils n’ont pas l’audace de réinterpréter ? Mais ce paisible vivre-ensemble des religions, il est diamétralement opposé à l’unité de Dieu ! Un seul Dieu, une seule vraie religion : c’est la base même du monothéisme. Va-t-on reprocher aux Musulmans de croire que la vérité est unique ?

    Alors, quelle autre liberté de conscience ? Celle de pouvoir exprimer des doutes sur sa propre religion, quand on se sait épié par des inquisiteurs féroces et implacables ? Si c’est cela, P. Roucou, il ne nous reste qu’une chose à faire pour aider nos pauvres frères Musulmans : c’est d’envoyer des troupes pour imposer aux pays musulmans la dictature républicaine qui chez nous, depuis 1789, étrangle la religion.

  6. Sami

    Pour ces bons musulmans qui mentent, volent, tuent, violent, pillent …. mentir, voler , tuer, violer, piller est-ce voulu par leur Dieu ? De deux choses l’une ou bien c’est voulu et leur Dieu est une idole de la pire espèce ou bien ce n’est pas voulu et les autorités musulmanes compétentes doivent se mettre en branle pour faire cesser leur blasphème . Mais comme elles ne le font pas…..
    Alors pourquoi acceptons nous de dialoguer avec des voleurs , menteurs tueurs au nom de leur religion ? Pourquoi acceptons-nous qu’ils se permettent de critiquer notre religion d’où toutes ces horreurs sont bannies ? Car c’est à des critiques finaudes de leur part, et à un manque de défense de notre part, que se borne chaque fois le dit “dialogue” .
    Tout de même , le P. Roucou a dit quelque chose.
    Dommage qu’il ait ensuite noyé le poisson dans la religion du Livre, ce qui permet d’assimiler le Coran à la Bible!

  7. philippe 01

    Enfin une lueur de lucidité dans ce Service des relations avec l’islam, qui devrait changer de nom et s’appeler
    “Service des relations avec les musulmans”, car le christianisme ne peut dialoguer officiellement avec les représentants officiels d’une religion qui veut sa perte depuis les origines. Par contre il est possible et même souhaitable de dialoguer individuellement ou en petits comités discrets avec les musulmans, qui n’ont pas choisi de naître dans cet islam, dont ils sont pour la plupart les prisonniers, tout comme les sont les adeptes d’une secte, dont ils ne peuvent sortir qu’en prenant les plus grands risques.
    Comme l’a justement souligné René Marchand, l’islam qui ne reconnait pas à ses fidèles la liberté de conscience et de conviction, ne peut absolument pas être considéré comme une religion à l’égale des autres.
    Ce qu’auraient du comprendre MM. Chevènement et Sarkozy lorsqu’il mirent en place le CFCM au début des années 2000. Dans la charte des droits et devoirs qui lient les instances de l’islam de France à la République, ils ont capitulé sur ce point essentiel de la liberté religieuse. Sous la pression de l’UOIF des Frères musulmans, Ils ont omis de mettre les choses au clair sur ce sujet capital, de dénoncer clairement et refuser le crime d’apostasie, toujours passible de la peine capitale selon la loi de l’islam. La République ne peut pas céder sur ce point, faute de quoi il y aurait en France deux catégories de citoyens, les uns qui auraient toutes les libertés de 1789 et les autres qui ne les auraient pas du fait qu’il sont musulmans de naissance ou de conviction. C’est un point de droit essentiel sur lequel il faut être clair vis à vis de tout musulman candidat à la nationalité française. Ou bien il accepte toutes les libertés, droits et devoirs qui découlent de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et il est Français ou bien il ne les accepte pas et il ne l’est pas. La France doit savoir ce qu’elle veut, la république est une et indivisible et ne saurait s’accommoder de dérogations accordées sur des critères religieux:ou pseudo-religieux, sinon ce sera à terme la loi islamique de la charia qui prévaudra sur la loi républicaine. IL serait temps pour nos législateurs de mettre les choses au clair sur ce point essentiel avant qu’il ne soit trop tard, au lieu de perdre leur temps sur des sujets aussi fumeux, stupides et kafkaiens que par exemple le compte de pénibilité.

  8. FERRARI

    Je suis particulièrement enthousiasmé à la fois par les commentaires et la courageuse révélation faite par le Père Roucou. Dommage qu’il ait oublié de se revétir de la tenue vestimentaire des ecclésiastique, enfin, le col romain a

  9. Rafael

    ” Notre christianisme procède d’une révélation humaine authentique qui poursuit son adaptation à la réalité de la vie, deux mille ans plus tard” dit aussi le Père Roucou.

    Or il arrive que certains chrétiens ne s’autorisent pas cette liberté de conscience qui permet cette “adaptation à la réalité de la vie, deux mille ans plus tard”.

    Certain chrétiens, en vérité, fonctionnent comme des musulmans (et l’inverse est vrai aussi !).

    Quant à invoquer l’esprit pour amener qui que ce soit dans sa manière de voir, c’est un peu grossier. L’esprit Saint (pour les orthodoxes) agit souverainement, car c’est une personne à part entière de la Tri-Unité.
    Conclusion, ne comptez par sur lui pour fonctionner de façon magique suite à incantations !!!

  10. Patrick_UK

    Vous n’avez pas tout-à-fait raison Monsieur Lemaire.
    Caïn était coupable, il savait ce qu’il faisait et savait que c’était mal.
    La plupart des musulmans eux sont innocents (je n’ai pas dit tous…). Les hadiths et les sourates les plus mauvaises du coran ne sont pas parvenus à détruire totalement leur humanité.
    Ils seraient d’ailleurs très nombreux à suivre le Christ si l’Eglise et chacun d’entre nous avions le courage de leur porter la bonne parole.

  11. Thierry

    “D’un côté, nous avons une population musulmane figée dans un corps de doctrines sclérosées depuis 14 siècles, de l’autre nous avons notre révélation chrétienne incroyablement vivante.”
    Mes chers amis, les propos du père Christophe Roucou sont certes louables, mais en-deçà de la vérité, tout simplement puisque nous ne disposons plus nous-mêmes de la liberté de parole pour nous exprimer sur l’islam depuis que cette religion a déboulé en masse sur le continent européen !
    Les différences entre islam et chrétienté ne tiennent pas seulement, comme voudrait le faire croire gentiment le père Roucou, entre une doctrine vivante qui a pris chair humaine et une doctrine sclérosée dans la lettre.
    Il y a une différence fondamentale qui rend irréconciliable la tradition de Mahomet et l’Occident, c’est la justification de la violence sous diverses formes, par la parole d’Allah : massacrer au nom d’Allah est toujours juste ! Certes, le christianisme a commis des erreurs, puisqu’il est humain. Mais ces erreurs sont limitées et non le résultat d’une doctrine qui enseigne systématiquement la conquête et la soumission des “infidèles”. Le christianisme et l’Eglise d’Occident en particulier, a reconnu publiquement et officiellement ces fautes et, chose incroyable partout ailleurs et en islam en particulier, l’Eglise a demandé pardon et fait amende honorable. De ces faits de violence, il faut bien entendu exclure les faits d’armes tout à fait légitimes qui visaient à défendre l’Europe contre les invasions musulmanes, incessantes sur plusieurs siècles, depuis l’expansion de la religion de Mahomet au VIe siècle. Quelle histoire horrible ! Ce que nous vivons en ce moment même avec les djihadistes de l’Etat islamique, serait-il, malgré les dénégations de la bien-pensance, la dernière étape de cette violente conquête ?

  12. Daniel

    Monsieur Roucou revient au catholicisme après 8 ans de bons et loyaux services pour la CEF.
    Mieux vaut tard que jamais car : Quiconque entraîne la chute d’un seul de ces petits qui croient, il vaut mieux pour lui qu’on lui attache une meule au cou … et : Vous ne saisissez pas encore et vous ne comprenez pas ? Vous avez des yeux, ne voyez-vous pas, des oreilles, n’entendez-vous pas ? …

    Bienvenu et que notre Seigneur pardonne vos errances mon Père ! Car il y a plus de joie dans le ciel pour un seul qui se retourne que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de conversion.

  13. A Z

    Bonjour,

    1. A mon sens, mais je me trompe peut-être, les musulmans ne disposent pas de la liberté de conscience, mais ne disposent pas davantage de l’unique Parole du seul vrai Dieu, qui est vraiment libératrice, et pas uniquement libératrice, mais également responsabilisante, pour la conscience, en ce qu’elle est

    – libératrice, vis-à-vis de l’esprit du monde, à l’égard du péché du monde,

    et

    – responsabilisante, en direction et au service de la vie chrétienne dans le monde.

    2. J’entends par unique Parole du seul vrai Dieu l’Ecriture et la Tradition : l’Ancien Testament, le Nouveau Testament, les Pères de l’Eglise, les Docteurs de l’Eglise, mais cette vision des choses est probablement trop auto-référentielle et pas assez périphérique, ou trop fondamentaliste et pas assez miséricordieuse, comme il est de bon ton de l’écrire aujourd’hui.

    3. La vérité oblige à dire

    – que l’amplification ou l’optimisation indéfinie de notre “zone de confort relationnel”, dans nos relations avec les croyants non chrétiens, est une chose,

    et

    – que le véritable dialogue en matière religieuse, bien plus exigeant, mais aussi et surtout bien moins occultant, est une tout autre chose.

    4. Cela étant, la distinction entre incarnation et inlibration n’est pas vide de sens, mais cette distinction ne permet pas seulement de comprendre la distinction entre la présence de la liberté de conscience chez les uns, l’absence de liberté de conscience chez les autres ; en d’autres temps, non encore anthropocentriques, on se serait d’ailleurs étonné, indigné, opposé, face à la mise en valeur d’une telle notion, au sein de l’Eglise catholique…

    5. Cette distinction permet de comprendre la différence de nature entre la Bible et le Coran, alors que l’opinion médiatiquement correcte selon laquelle nous sommes en présence de deux des trois religions du Livre a plutôt tendance à euthanasier la connaissance et la compréhension de cette différence de nature entre l’une et l’autre.

    6. Ainsi, les artisans et partisans de la conception dominante, iréniste, du dialogue islamo-chrétien ne sont pas seulement contrariés ou contredits par le fait que l’Islam a bel et bien quelque chose à voir avec l’islamisme, que celui-ci soit légaliste ou terroriste ; ils sont également en présence, depuis quelque décennies, des résultats qui découlent de la recherche critique menée, si j’ose dire, au sein même du Coran, ces résultats étant extrêmement préoccupants, pour tous ceux qui se refusent à connaître les conditions, notamment historiques, de production du Coran.

    7. Je termine ce message en faisant remarquer la chose suivante : des communistes se sont convertis au christianisme, hier, plutôt malgré que grâce à la conception alors dominante du dialogue avec les communistes ; eh bien, il y a fort à parier que des musulmans se convertissent au christianisme, aujourd’hui, plutôt malgré que grâce à la conception actuellement dominante du dialogue avec les musulmans.

    8. Je vous rappelle enfin ceci, qui date de l’été 2014 :

    ” La situation dramatique des chrétiens, des yézidis et d’autres communautés religieuses et ethniques numériquement minoritaires en Irak exige une prise de position claire et courageuse de la part des responsables religieux, surtout musulmans, des personnes engagées dans le dialogue interreligieux et de toutes les personnes de bonne volonté. Tous doivent être unanimes dans la condamnation sans aucune ambiguïté de ces crimes et dénoncer l’invocation de la religion pour les justifier. Autrement quelle crédibilité auront les religions, leurs adeptes et leurs chefs ? Quelle crédibilité pourrait avoir encore le dialogue interreligieux patiemment poursuivi ces dernières années ? ”

    https://press.vatican.va/content/salastampa/it/bollettino/pubblico/2014/08/12/0567/01287.html

    Ainsi, même le CPDI a commencé à entrouvrir les yeux, et à se déprendre de l’ambiguité ou de l’aveuglement volontaire qui constitue fréquemment l’une des figures imposées de la conception dominante, lénifiante, du dialogue interreligieux. Pourvu qu’il continue, avec l’aide de Dieu, Père, Fils, Esprit !

    Bonne journée.

    A Z

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