Mgr Jean-Pierre Batut nommé à Strasbourg ?

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C’est l’une des explications qui est avancée pour expliquer que l’évêque auxiliaire de Lyon n’a finalement pas été nommé à Metz et dédouanner Manuel Valls d’une probable obstruction à la décision prise par le Pape.

Mgr Batut serait donc mis en réserve pour l’évêché de Strasbourg en… 2017. Ce diocèse est actuellement dirigé par Mgr Jean-Pierre Grallet, qui aura 75 ans en mai 2016.

7 comments

  1. Bérénice

    C’est du bidonnage. Mgr Battut est complètement démonétisé après son renvoi du Diocèse aux Armées qu’il a laissé dans un état pitoyable. Mgr Barbarin a eu la charité de le prendre auprès de lui et de lui confier un poste d’évêque auxiliaire sans portefeuille. Croire que le Président de la République le nommerait Archevêque de Strasbourg en … 2017 relève du délire.

    NB C’est le Président de la République et non le Pape qui nomme par un décret en Conseil d’Etat publié au JORF les évêques des diocèses de Metz et de Strasbourg. Le Pape se contente de donner l’investiture spirituelle sous forme d’une bulle qui depuis le Concordat de l’An IX n’est qu’une formalité administratve automatique (vous voyez Napoléon demander son avis à Pie VII avant de nommer un évêque). Anoter qu’en Alsace et en Moselle les curés des paroisses sont nommés après approbation par le Préfet.

    • richard

      C’est vous ma chère Bérénice qui êtes un peu démonétisée !
      Vous confondez Monseigneur Batut, qui n’a jamais été évêque aux armées, et Monseigneur Le Gal, qui a certes été nommé auxiliaire à Lyon après avoir atteint la limite d’âge pour le poste d’évêque aux armées (plus jeune que pour les autres diocèse !)

  2. Yves

    Je pense que je dois être trop bête pour bien comprendre, mais la France compte une centaine de sièges épiscopaux dont deux seulement sont concordataires et donc formellement soumis à l’approbation du gouvernement.

    Mgr Batut semble avoir la réputation d’un prélat plutôt traditionnel, qui s’est beaucoup impliqué l’an dernier dans l’opposition au mariage gay;

    Dès lors il représentait le prototype de l’évêque que le gouvernement ne pouvait pas avaliser (imaginez les réactions des milieux de gauche dure si Valls avait confirmé ce choix!).

    Alors, soit la congrégation pour les évêques a directement proposé Mgr Lagleize, le processus de confirmation, a cheval sur les mois d’été, a été un peu long et l’on est en train d’inventer un beau roman; soit elle a effectivement proposé Mgr Batut comme une provocation destinée au gouvernement en sachant qu’il serait refusé. Et dans ce cas, le nom de Mgr Batut devrait ressortir prochainement pour l’un des nombreux diocèses ou archidiocèses non concordataires pour lesquels l’avis du ministre ne compte guère!

  3. luc perrin

    La vision de Bérénice esr complètement périmée quant à la réalité de la procédure concordataire. Ce qu’elle décrit n’a été vrai qu’en … 1919 lors de la nomination unilatérale de Mgr Ruch par Clemenceau (et Poincaré). Benoît XV et le cardinal Gasparri avaient été furieux d’ailleurs tant l’application à la lettre était devenue anachronique. Il est vrai que les relations diplomatiques entre France et Saint-Siège n’étaient pas encore rétablies à ce moment.

    Depuis prévaut la concertation préalable. En pratique les rôles sont renversés, le pape propose, le gouvernement français étudie, agrée ou rejette, puis le président nomme et le pape institue via la bulle qui est en théorie publiée en même temps.

    Cette concertation préalable a prévalu avant 1905 pour la “France de l’intérieur” depuis le règne de Louis-Philippe Ier. Ce n’est donc pas une nouveauté.
    je conseille à Bérénice la lecture de la thèse de Jacques-Olivier Boudon sur l’épiscopat concordataire et les articles de René Metz sur la pratique de la procédure en Alsace-Moselle notamment.

    Mgr Batut était curé de Saint-Eugène-Sainte-Cécile à Paris avant d’être nommé à Lyon : cette paroisse offre depuis longtemps la Messe en Forme extraordinaire et cela a pu déplaire, notamment, au ministre de l’Intérieur et au prséident de la République. L’attitude plus ou moins réactive face à la politique du gouvernement, loi Taubira, a sans doute été prise ne compte.
    Au XIXe siècle, l’État favorisait des candidats à l’épiscopat “dociles” ou au moins tièdes dans les débats qui opposaient la France et Rome. Certains prélats (ex. Mgr Freppel) se sont révélés moins accommodants après leur sacre ; quelques évêques très romains avaient pu aussi être nommés mais au prix d’un “troc” : d’autres candidats néo-gallicans étaient acceptés en contre-partie par Rome.

  4. capitaine haddock

    Soyons sérieux, on ne met pas en réserve trois ou quatre ans à l’avance, un évêque, parce qu’on sait qu’on va le nommer ailleurs.
    Les procédures sont claires, le nonce apostolique compose à la démission d’un évêque, une terna avec ordre de préférence, qu’il soumet à la congrégation des évêques qui transmet un nom au pape.

    De toute évidence, on peut pressentir qu’un évêque sera un bon candidat pour un diocèse important quelques années plus tard, mais certainement pas dire qu’il est nommé trois ans en avance.
    Monseigneur Batut n’a pas été nommé à Metz parce que Valls n’en voulait pas, et du coup la congrégation pour les évêques s’est rabattue sur le candidat le moins conservateur, les autres noms avancés (Giraud ou Lebrun) étant aussi des ratzingériens pur jus !

  5. Yves

    Voilà justement que le siège de Nanterre se libère… Si Rome veut donner un diocèse à Mgr Batut , sans véto du gouvernement, il y a là un point de chute tout trouvé…

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