18 comments

  1. Shimon

    Ah, Saint Martin, le saint du 11 novembre, le pacificateur sans kalach, qui se porte au devant des troupes qu’il commande pour éviter un massacre.

  2. HUMANIS

    style Crotte de Mammouth, comme on dit dans Gaston Lagaffe… Avant, l’Eglise était maîtresse du bon goût et inspiratrice des arts… Mais ça, c’était avant…

    • Giroud

      C’est vrai, cet autel est une moquerie. Qui a commandé une telle horreur, l’évêque ? la commission d’art sacré ? … en échange d’un “pot de vin” … ? …ah lala, l’humour débile. ..

  3. Sommerset

    Oui, Vincent Delerins : ça fait furieusement penser à la fresque de Giotto, la basilique qui craque, Saint François d’Assise qui la soutient… Vraiment, en ce moment, il y a un climat épouvantable.

  4. LE GUEN

    Je confirme Vincent Delérins : belle image d’une église (nef) fendue qui donne l’image d’un schisme, et qui y va droit dedans et qui prend l’eau. J’ai un peu assisté aux messes de l’abbé Le Boulch, prêtre à Lannion 22, jusqu’en octobre. Il était pas mal, comme les autres. Mais consacrer des horreurs, que les évêques ne se plaignent pas du maigre résultat du denier du culte. Perso je fais de la résistance, je ne donne pas pour des horreurs pareilles. J’aide des monastères, des gens, dans la mesure de mes maigres moyens. Mais pas pour des églises ou des autels pareils. Je croyais que l’Eglise manquait d’argent, c’est ce que j’ai vu dans un article précédent alarmant sur les comptes des diocèses, et dire qu’il y a de magnifiques autels dans les églises qu’on ferme. Tout est dit dans l’architecture de cet autel, no comment, pauvre Eglise. C’est à l’image de ce qu’elle devient.

  5. Marc Dimajo

    La table d’un autel consacré dans son ensemble doit être constituée d’une seule pierre !
    Consacrer une pierre fendue c’est vouloir conduire à la destruction de l’Autel et à la division de l’Eglise
    Cet œuvre n’est ni de l’Esprit Saint, ni d’un esprit sain.

  6. gégé

    Un art contampourien, bien à l’image de notre époque qui préfigure une église qui se lézarde et qui va tranquillement vers la ruine.

  7. RL

    Au moins, je constate que les évêques continuent à consacrer les autels. C’est déjà ça, même si celui-ci est non seulement moche mais surtout symboliquement inacceptable : si l’autel représente le Christ, que signifie un autel fendu ?

  8. Emmanuel

    Comme disait Mgr Lefevre à ceux qui l’ont excommunié lui et l’ensemble des prêtre de la Frat St PieX:” c’est moi qui devrais vous excommunier”.
    Un seul commentaire: pour moi les évêques “concilaires” de l’église en france, sont pour plus de la moitié relapse, anathème et voir franc-mac!!!!…….
    Donc en état “d’excommunié” de fait!
    Pourquoi devrions nous suivre et écouter ces tristes sires ?………

  9. M. LB

    C’est le voile du temple qui a été déchiré en deux, du haut en bas, par le milieu, comme ce patchwork style “Pierrafeu”…
    Mais de la part d’un actuel évêque qui lorsqu’il était curé transformait l’église de mon village pour la nuit pascale en grande salle à manger, avec des tables fleuries en long au milieu de la nef, depuis le chœur jusqu’au porche, avec les chaises pour chacun autour… “et tout le toutim”, comme disait l’amiral, ça ne m’étonne pas.
    Cette nuit là j’étais partie, et cette fois ci je ne serais pas restée non plus.

    Ce serait intéressant d’avoir une analyse de ce tas de cailloux cimentés par un liturgiste compétent. Après tout, peut-être sommes nous complètement ringard et dépassés ?

  10. paraclet

    Quelqu’un ici a t’il réellement vu de quoi il s’agit? La photo publiée n’en donne qu’un vue tronquée. Et le reste du mobilier, qu’en est-il?

  11. Fabien M

    Mgr Lebouc’h n’était pas encore évêque de Coutances quand le projet a été décidé.

    Il n’y a eu aucune malversation dans sa réalisation.

    Il s’agit d’un aménagement complet du sanctuaire de l’église de Brécey dans l’esprit de la reforme liturgique du concile Vatican II, souhaité par le père Joseph Lefrançois, réalisé dans les matériaux régionaux que sont le cuivre et le granit dans une forme s’inspirant du partage du manteau de St Martin à qui est dédié l’église.
    Ce mobilier liturgique a une apparence sobre voire austère pour rappeler dans sa facture qu’il est ordonné à l’action liturgique.

    Comme un pain partagé la masse du plateau de l’autel apparaît comme suspendue au dessus d’un voile de cuivre tendu en ses 4 angles comme la tente de la rencontre. La déchirure du manteau apparaît alors comme le rideau déchiré du temple au moment du sacrifice du Christ.
    Le support de l’autel est traité de façon à apparaître comme une obscurité, de celle qui dissimule la présence de Dieu quand les hébreux quitte le pays de servitude.
    (Ex 14,20. Cette nuée était à la fois ténèbres et lumière dans la nuit )
    Le bloc de granit suspendu au dessus du voile de cuivre lui-même suspendu au dessus d’une marche du même granit rappelle la pierre rejetée des bâtisseurs qui est devenue la pierre d’angle (Mc 12,1-12) et l’exaltation de celui qui s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la Croix. (Ph2,8)

    la matière du plateau de granit dans son aspect brut, comme vierge d’intervention humaine évoque Dieu créateur, le signe de la croix qui vient entamer la pierre, rappelle le sacrifice du Christ sur l’autel de la croix et la tension invisible du voile de cuivre évoque L’Esprit Saint.

    Sur l’ambon la déchirure devient la plaie du coté du Christ d’où jailli l’eau et le sang et où né l’Église. Les 2 plateaux où sont inscrit les 10 commandement manifestent l’enracinement de la nouvelle alliance dans la longue histoire du peuple de Dieu. Ils rappellent aussi la parole de Jésus « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu’à ce que tout se réalise. Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le royaume des Cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera, celui-là sera déclaré grand dans le royaume des Cieux. ( Mt 5,17-19)
    Le signe de la croix inscrit de la même manière dans la pierre de l’autel le commandement de l’amour jusqu’au sacrifice ultime.

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