Pauvreté et marche dans le désert : des vacances spirituelles pas comme les autres…

Download PDF

Ils ont entre 20 et 35 ans. Pour leurs vacances, ils choisissent de marcher dans le désert dans un esprit de pauvreté. A l’occasion de leurs 40 ans, les Goums organisent un grand rassemblement jubilaire le 31 juillet et 1er août 2010 dans les Causses de Sauveterre (Lozère) en présence de Monseigneur Benoît Rivière, Evêque d’Autun.

Inventée par Michel Menu en 1970, la “recette ” des Goums remporte un succès confirmé auprès des jeunes. Le principe : des “raids” de 8 jours en autonomie complète pour des groupes de 15 à 20 personnes, dans des environnements reculés (Causses, Corse, Espagne, Italie, Bosnie, Turquie, Israël, Maroc…). Marche, jeûne, silence, méditation, relations fraternelles en sont les piliers. Clé de voute : la pauvreté. En 40 ans, l’expérience a été vécue par plus de 15000 jeunes. A la base de ce succès : les Goums offrent à chacun les moyens de se recentrer sur l’essentiel, de prendre le temps d’être en vérité, dans une société où priment l’avoir, la consommation, la vitesse, les relations humaines superficielles, et la surenchère d’information par le biais de nos gadgets numériques.

Combler un malaise

« Notre Credo : alors que le monde change très rapidement, au gré de la mondialisation, et que les rythmes de vie s’accélèrent, les besoins fondamentaux de l’Homme sont assez immuables », affirme Stéphane de Saint Albin, l’un des responsables des Goums. « Aujourd’hui comme il y a 40 ans, rien de tel que l’effort, la confrontation avec la nature, la redécouverte du silence et de la présence de l’autre, pour se construire. Pour mieux vivre dans le monde, nous éprouvons le besoin de nous retirer un moment. Au désert, nous refaisons notre unité, dans ses dimensions physiques, psychiques, relationnelles et spirituelles. Débrancher du superflu pour ce brancher sur l’essentiel, c’est totalement d’actualité dans nos vies aux rythmes si denses ». Les Goums sont un moyen privilégié pour vivre des relations humaines empreintes de profondeur et de respect, reprendre une quête spirituelle et redécouvrir la transcendance, au contact de la nature.

L’aventure est destinée à ceux qui, de 20 à 35 ans, aspirent à une grande semaine de marche, exigeante, en des endroits déserts. Etudiants, qui après des années de concours épuisants, ont besoin de se refaire une santé physique et… mentale. Jeunes adultes, qui, avant de s’engager dans leur vocation ou leur vie professionnelle active, veulent savoir comment piloter leur vie…personnelle. Adultes engagés dans la vie active, et qui éprouvent le besoin d’en évacuer les obsessions par un grand bol d’oxygène. « Dans une civilisation de plus en plus technicienne et pressée, les Goums proposent aux participants de prendre le temps de vivre pleinement » ajoute Xavier Hermesse. « Ils sont innombrables, les jeunes qui ont peur de la vie, de l’avenir, et ne vivent qu’à la moitié ou au quart de leur potentiel. Les Goums permettent de se libérer de ce malaise. » La méthode Goum est la même depuis 40 ans. Son succès est la meilleure preuve de son « efficacité ».

Jubilé au coeur du Causse de Sauveterre

Pour célébrer ce jubilé, plusieurs centaines de jeunes et d’anciens “Goumiers” se retrouveront cet été pour un bivouac unique, sur le Causse de Sauveterre (Lozère). Le rassemblement sera marqué notamment par la présence de Monseigneur Benoît Rivière, Evêque d’Autun et président du Conseil épiscopal pour la pastorale des enfants et des jeunes, et lui-même “Goumier” de longue date. Seront également présents de nombreux aumôniers Goums, des habitants du Causses ainsi que des familles et amis des Goums. Toutes les marches de cette période convergeront vers le village de Champerboux pour un après-midi et un dîner fraternels. Une grande veillée retracera l’histoire des raids Goum. Après une nuit à la belle étoile, une messe solennelle sur le Mont Chabrio sera présidée par Mgr Rivière le 1er août.

Thibaud COUPRY

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *