Perpignan : une famille chrétienne victime du racisme anti-Français

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Témoignage de Myriam Picard, la mamam, recueilli par Riposte laïque :

Dans la nuit du 17 au 18 avril, nous étions assis dans le salon, mon mari et moi, et regardions une émission de télévision. Notre fille de huit mois dormait. Vers 23h30, débuta un premier de ces nombreux rodéos à scooter qu’affectionnent les « jeunes » qui envahissent régulièrement les rues du centre-ville de Perpignan. Mon mari passa donc la tête par la fenêtre, et leur demanda poliment, malgré l’exaspération qui commençait, de faire moins de bruit, tout en attirant leur attention sur le fait que c’est une rue piétonne. Ils l’insultèrent copieusement, et nous promirent à tous les deux de nous « baiser » et de nous « enculer ».


Lassés, nous fermons les fenêtres et prévenons – sans trop y croire – la police. Vingt minutes plus tard, le vacarme de leur course reprend, encore plus assourdissant. A bout de nerfs – car il faut bien comprendre que ce genre de situation est quotidien à Perpignan – mon mari saisit une carafe, et leur jette le contenu de l’équivalent d’un verre d’eau qui y restait.


Immédiatement, des hurlements fusent, des insultent partent. En l’espace de deux, trois minutes à peine, par téléphone, par cris, ils se rassemblent et se retrouvent à quinze, environ, sous nos fenêtres. Une dizaine d’entre eux se saisissent de morceaux de carrelage cassés qui traînaient dans un seau, et commencent à les jeter sur nos vitres – ouvertes, à cause de la chaleur ; nous nous précipitons dessus pour les fermer, et nous appelons la police. Alors même que j’ai la police au bout du fil, nous entendons des bruits violents provenant de la porte de notre appartement.

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Ils sont quatre, cinq environ – du moins est-ce l’impression que j’ai eue, à travers les voix que nous entendions – à être montés à notre étage, et ils défoncent la porte ; laquelle, solide, entraîne, sous la force de leurs coups, le mur. Paralysés par la surprise et l’incompréhension, nous les entendons défoncer le mur, faire voler le plâtre et les briques, et nous hurler des « on va baiser ta Blanche », des « sales Céfrans », et autres « nique ta race ».


Au moment où je vois le mur décoller littéralement de sa base, je réveille ma fille, l’emporte avec moi dans les toilettes dont je verrouille la porte, et rappelle la police. Mon mari, lui, se tient derrière la porte, sa petite bombe lacrymogène à la main, et voit le mur se fendre un peu plus à chaque seconde. Terrifiée par les coups qui résonnent dans tout l’appartement, je rappelle, une nouvelle fois, la police qui m’annonce qu’ils viennent justement d’arriver sur place, que cela a fait fuir nos agresseurs, et que je peux sortir.


La BAC (brigade anti-criminalité), qui est arrivée très vite, a réussi à en attraper un, et me demande si je le reconnais. Il se trouve que oui, grâce à la tenue très voyante (un polo de foot orange fluo très repérable la nuit). Le « gamin », comme nous l’avons appris plus tard par la police, a nié les faits qui lui étaient reprochés, et a pu être récupéré, une heure plus tard, par sa maman, puisqu’il est mineur. Personne n’a été dupe, puisque, à quinze ans, ce jeune garçon bien connu des services de police n’en est, après tout, qu’à sa 122ème inculpation – sans compter notre affaire !


La suite n’est pas plus réjouissante. Ils avaient tellement enfoncé le mur que le verrou trois points, tourné à double tour, était bloqué. Impossible pour les pompiers d’ouvrir la porte sans finir d’abattre le mur. Nous avons donc, à une heure du matin, dû être évacués par la fenêtre, mon mari, ma fille et moi. Après avoir déposé notre fille chez une amie, nous sommes allés porter plainte au commissariat central.

Le témoignage de Myriam Picard sur Radio Courtoisie.


Thibaud COUPRY

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