Session doctrinale pour évêques

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Mgr Thibault Verny, ordonné évêque auxiliaire de Paris le 9 septembre dernier, a participé à la session doctrinale 2017 à Chartres, fin février, sur le thème « Je crois à la résurrection de la chair ». Une quarantaine d’évêques étaient présents. L’introduction a été assurée par Mgr Eric de Moulins-Beaufort, évêque auxiliaire de Paris et président de la Commission doctrinale. Les approches bibliques ont été données par Didier Luciani (Ancien Testament) et Régis Burnet (Nouveau Testament), tous deux de l’Université catholique de Louvain. Jérôme Alexandre (Faculté Notre-Dame, Paris), Emmanuel Falque (Institut catholique de Paris), Père Philippe Vallin, prêtre de Nancy et membre de la Commission théologique internationale (Faculté de théologie catholique de l’Université de Strasbourg) sont intervenus. L’aspect pastoral a été abordé par Jean-Guilhem Xerri, médecin (ancien président d’Aux Captifs la Libération).

Que retenez-vous de cette session ?

Ce qui a été marquant, c’était de se retrouver entre évêques pour approfondir un sujet doctrinal. J’ai découvert là un aspect de la vie de la Conférence des évêques que je ne soupçonnais pas. De plus, nous étions un effectif bien plus limité qu’à l’Assemblée plénière de Lourdes, ce qui a permis une facilité d’échanges très fraternels. Nous avons été très bien reçus à Chartres, à la Maison Saint-Yves et à la cathédrale. C’est un beau moment de voir un peu de la réalité de la vie diocésaine. Se laisser enseigner était très heureux, les intervenants de qualité, avec parmi eux un prêtre membre de la Commission théologique internationale.

Comment avez-vous abordé le thème de la résurrection de la chair ?

Le sujet est déterminant, pastoralement, pour nous. Nous avons reçu un éclairage biblique (Ancien et Nouveau Testament), patristique (avec le Père de l’Eglise Tertullien), philosophique et théologique. Cela a permis des angles d’approche complémentaires. Chaque intervenant avait un temps imparti qui pouvait sembler court et donc les interventions étaient assez denses. Nous formions des cercles d’échanges pour partager entre nous.

Cette réflexion prolongeait la session précédente sur « Comment dire le salut aujourd’hui ? » Une suite est-elle prévue ?

Il n’y a pas eu d’ouverture pour la suite car, si j’ai bien compris, ce sujet est débattu par la Commission doctrinale. Nous sommes revenus sur le caractère central de la résurrection de la chair, pour la figure du Christ mais aussi pour notre existence chrétienne – notre rapport au corps, au temps et à l’espace. Sachant que, pastoralement, c’est l’un des points les plus exigeants dans l’affirmation de la foi de la part des chrétiens. Pour moi, cette session a permis un approfondissement. Et après 5 mois d’épiscopat « la tête dans le guidon », ça faisait du bien de s’arrêter avec d’autres évêques. On découvre tout la première année, notamment l’importance de nourrir notre réflexion théologique.