Soutien de Juppé à NKM: le sauve-qui-peut sociétal ?

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Comme cela pouvait être prévisible, Alain Juppé, candidat déconfit aux primaires, a apporté son soutien à NKM, comme il s’en explique sur son compte Twitter:

 

Il est vrai que c’est la panique dans la deuxième circonscription de Paris. Le candidat de La République En marche est, en effet, crédité d’une large avance sur tous ses concurrents, notamment sur NKM. Alors que l’ancienne ministre ne réalise que 24 % des intentions de vote, son adversaire qui porte l’étiquette LREM obtient 42% de ces intentions de vote. Le sondage ne fait pas tout, mais il laisse présager l’effondrement de l’égérie de la droite dite moderne.

Dans le “navire” NKM, on tente le tout pour le tout, dans une circonscription supposée en or (pourtant, en 2012, Fillon n’avait gagné, au second tour, qu’avec 56,5% des suffrages exprimés face au candidat du PS, Axel Kahn). On mobilise les soutiens ou l’on produit des vidéos pour défendre l’ancienne candidate à la primaire de la droite et du centre…

Mais Alain Juppé exprime aussi son soutien à une candidate pro-Macron, qui se présente contre Jean-Frédéric Poisson, dans les Yvelines. Notons la savoureuse explication de celui qui – à défaut “d’être droit dans ses bottes” – affirme “être libre de ses choix”:

Je partage les valeurs d’Aurore Bergé et de NKM, pas les idées de M. Poisson et de Mme Boutin. C’est bon d’être libre de ses choix.

En effet, l’intéressée a annoncé en grande pompe le soutien d’Alain Juppé:

L’intéressée s’en est aussi prise à Christine Boutin:

Bref, Alain Juppé soutient à Paris une ancienne candidate aux primaires, estampillée Les Républicains, mais, dans les Yvelines, il défend une candidate En marche qui se présente contre un autre ancien candidat aux primaires… Admirons la cohérence d’une certaine droite qui s’écroule et le moment choisi… Il est vrai que les instances des Républicains peuvent difficilement, à la veille du premier tour des législatives, assurer la discipline et les rappels à l’ordre élémentaire. Pourtant, quand il était secrétaire général du Rassemblement pour la République (RPR), Alain Juppé n’hésitait pas à sanctionner certains élus qui avaient été soutenus par la gauche ou par le FN. Après de multiples échecs (le désastre de 1995, la dissolution ratée de 1997, la perte de l’UMP en 2004, la défaite aux législatives de 2007, la défaite aux primaires de 2016: la litanie est longue…), Alain Juppé tire sa révérence en allant où son cœur le mène: chez de figures dites sociétales, dont certaines ont eu plus de chance que d’autres en obtenant le soutien d’Emmanuel Macron. Visiblement, pour NKM, la danse du centre n’a pas fonctionné… Elle risque d’être balayée par le candidat de La République En Marche.

 

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