Une Eglise non unie à son évêque est malade

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Durant l’audience générale tenue place Saint-Pierre, le Pape François a poursuivi sa catéchèse sur l’Eglise :

« C’est la sainte Mère Eglise hiérarchique. Dans ces frères choisis par le Seigneur et consacrés par l’ordre, l’Eglise exerce sa maternité ». Mais « l’épiscopat n’est pas une distinction honorifique mais un service, selon la volonté de Jésus… Etre évêque veut dire suivre en permanence l’exemple de Jésus…venu pour servir et non pour être servi… Lorsqu’il choisit ses apôtres, il les a vu unis à lui comme une famille ». De même les évêques forment-ils un collège rassemblé autour du Pape, qui en est le gardien et le garant ».

Et peu importe s’ils vivent très loin les uns des autres, dans des cultures très variées, car « ils se savent être appartenir les uns aux autres, et constituer une image de leur lien commun avec le Christ… Il ne peut y avoir d’Eglise saine si les fidèles, les diacres et les prêtres ne sont pas unis à leur évêque. Une Eglise non unie à son évêque est malade. C’est Jésus qui veut cette union de tous les fidèles avec l’évêque, laïcs, prêtres et diacres. Ils doivent être conscients de ce que l’évêque rend visible le lien de chacun avec l’Eglise, de l’Eglise avec les apôtres et les autres communautés, elles aussi unies à leurs évêques et au Pape dans l’unique Eglise du Seigneur, notre sainte Mère Eglise hiérarchique ».

12 comments

  1. Courivaud

    Voici la thèse (exprimée assez classiquement d’ailleurs, à condition d’avoir le texte ENTIER de l’allocution, à indiquer aux lecteurs).
    Attendons l’antithèse, puisque le pape François 1er, qui aime le bavardage aime bien brouiller les pistes, ce qui n’est pas bon signe… des temps par les temps qui courent. En tout cas, cela n’annonce toujours pas le retour du principe d’autorité dans l’Eglise catholique.

  2. toto

    Des fidèles non unis à un évêque hérétique sont seuls dans l’Eglise, l’évêque est en dehors.
    La grande majorité des évêques français est en état de schisme effectif.

  3. Michel en Lys

    Dixit : Il ne peut y avoir d’Église saine si les fidèles, les diacres et les prêtres ne sont pas unis à leur évêque. Une Église non unie à son évêque est malade.

    L’inverse est aussi vrai pour les évêques lorsqu’ils refusent ou manipulent la Volonté de Dieu!

  4. Pingback: Kirche heute, 6.November 2014 | Christliche Leidkultur

  5. Henri

    Certes une Eglise non unie à son évêque est malade. Mais il y a deux cas de figure. Si l’évêque est dans la vérité, la maladie consiste dans le fait que les fidèles ne suivent pas, comme ils le devraient, leur bon évêque. Mais si l’évêque est dans l’hérésie, comme on en rencontre beaucoup par les temps qui courent, c’est en la maladie de l’évêque lui-même que réside la maladie de l’Eglise, et lorsque son hérésie est manifeste, les fidèles ont non seulement le droit, mais le devoir de marquer fermement leur opposition.

    Autrement dit, cette réflexion du pape est profondément relativiste. Elle oublie tout simplement qu’il y a le vrai et le faux, et que tout dépend donc de savoir si l’évêque est du côté de l’erreur ou de la vérité. Sans doute serait-on en droit d’attendre que l’évêque soit le plus souvent et même toujours du côté de la vérité, mais il n’en va malheureusement pas ainsi aujourd’hui,où l’Eglise est devenue un bateau ivre, ce dont témoigne en particulier ce synode rocambolesque qui vient de s’achever.

    • Melchior

      Bonjour Henri,
      il y a aussi le cas d’une Eglise malade du fait des prêtres et curés qui défient, dénigrent leur Evêque et intriguent contre lui en haut lieu au point de l’obliger à partir… Comme en Finistère par exemple.
      je sais que la Bretagne se targue de ses particularismes, mais là, chapeau, pourrait-on dire, sauf qu’on ne le dira pas car ce déferlement de haine et de coups bas de la part de prêtres à l’encontre de leur Pasteur a meurtri et continue d’abîmer bien des personnes comme leur entourage. Quel beau diocèse, vraiment !
      Cette Eglise là est vraiment très malade, d’autant plus qu’elle refuse de s’en rendre compte

    • Isa

      bergoglio !!?? La critique n’empêche pas le respect! Etre catholique c’est croire en l’ordre des choses créée par Dieu. Le respect et la fidélité découle donc de notre foi.
      Une catholique “intégriste”!

  6. Onclin

    On pense entendre Henri VIII sur son trône de gloire, demandant allégeance, mais ici de tous les évêques et cardinaux, à son pouvoir. Ceci annonce bien sûr l’extermination des Évêques et des Cardinaux non lobotomisés aux niveaux des principes fondamentaux énoncés par le Christ, type :
    Cardinal Burke, Antony Ward, Juan-Miguel Ferrer Grenesche et autres. Heureux que l’échafaud est rouillé, la rouille n’avait pas encore atteint le mécanisme du temps de Saint Thomas More.

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