Ni trop malade pour être opéré, ni en fin de vie : euthanasie d’un athlète de 95 ans

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Une nouvelle fois, un pays a vécu au rythme de la chronique d’une mort annoncée. Cette fois c’est en Belgique que la presse a révélé, la semaine dernière, la prochaine euthanasie d’un des athlètes belges les mieux connus, et en tout cas le plus âgé : Emiel Pauwels, 95 ans, champion d’Europe du 60 mètres enHet Laatste Nieuws, en annonçant que tous ses papiers étaient en règle pour l’euthanasie…

mars dernier, toujours au « top » pour le saut en hauteur… Il espérait concourir au championnat du monde des « masters » à Budapest en mars 2014. C’est le cancer de l’estomac et des intestins l’a battu sur le fil. Et il a décidé d’en finir. « Amen, c’est fini », a-t-il expliqué au quotidien néerlandophone 

 
Au lendemain d’une fête à tout casser, où il a offert le champagne à tous ses proches et amis, dans la bonne humeur et les bulles, il a « quitté la vie » comme le dit la presse belge ce mardi 7 janvier. Ça y est, il est mort. Piqué. Entouré de sa famille.
 
Souffrait-il ? Sans doute, mais pas assez pour ne pas pouvoir avaler une coupe de champagne en bonne compagnie. Etait-il en phase terminale ? Absolument pas. N’y avait-il pour lui aucune perspective d’amélioration ? Mais si, puisque les médecins lui proposaient une intervention chirurgicale qui, vu son excellente forme physique, par ailleurs, aurait pu lui donner quelques bonnes années de plus. Répondait-il donc aux critères de l’euthanasie de la loi belge ? Il faut croire que non. Mais une fois qu’il y a une loi d’euthanasie, les critères se font de plus en plus relatifs…
 
En octobre dernier, Emiel rentre du Brésil où il a participé à des championnats d’athlétisme. Et tout d’un coup, il a le plus grand mal à retenir ce qu’il avale ; il n’a plus d’appétit. Deux semaines de ce régime, qu’il attribue d’abord au fait qu’il a passé si longtemps assis dans l’avion, une visite chez le médecin, et c’est l’envoi direct aux urgences. Le diagnostic reviendra quatre jours plus tard : son cancer de l’estomac et de l’intestin pourra sans doute être jugulé par les soins, mais pour ce qui est de reprendre les entraînements, aucun médecin n’est prêt à s’engager. Ce « gros point d’interrogation » est ce qui a découragé cet homme qui rêvait d’« atteindre les 100 ans en pleine santé ».
 
En vue de quoi il mangeait comme quatre : « Tous les matins avant l’entraînement, je mangeais une orange et une banane, deux œufs au bacon et quatre tranches de pain, avec du choco et un morceau de camembert. A midi je mangeais le plus souvent du poisson – c’est bon pour un sportif – et le soir encore quatre tranches de pain avec dujambon flamand séché et un morceau de chocolat. »
 
C’est en tout cas ce qu’il a expliqué à la presse en annonçant son « départ ».
 
Du terre à terre.
 
Comme cette mort, cette mort triste.
 
 
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© leblogdejeannesmits

 

 

7 comments

  1. Michel Cliche

    « Souffrait-il ? Sans doute, mais pas assez pour ne pas pouvoir avaler une coupe de champagne en bonne compagnie. Était-il en phase terminale ? Absolument pas ».

    Si nous disons un petit oui en certaines occasions pour la fin de vie, alors il n’y a plus de limites à l’euthanasie et on le voit de plus en plus tout comme l’avortement. Ce n’est pas nécessairement le péché lui-même qui nous cause le plus grand un tort, mais l’héritage permissif de ce péché aux autres membres de la société ! Prions pour la détresse de notre monde en déséquilibre !

  2. Léa

    Ce qui est pénible dans tout cela c’est la participation forcée d’un public! pourquoi il nous investi dans son suicide!
    il fait ce qu’il veut, c’est son intimité, le public n’a pas besoin d’en profiter!
    C’est dommage qu’il ne soit pas plus positif!

  3. thery D

    cette Euthanasie là ? quel nom? C’est un suicide rien de moins.
    La société et chacun des proches ne doivent ils pas assistance aux personnes en détresse ? sinon la loi ne punit elle pas pour non assistance à personne en danger ?
    Mais le gouvernement va t il se punir lui même ?
    Alors s’il le faisait ce serait un suicide ou une euthanasie nationale ou royale, nous sommes en Belgique.
    Pauvre homme sans conscience , non ?
    Je connais un de mes proches , qui parce qu’il n’avait plus la force pour grimper en montagne qu’il chérissait tellement , se pendit.
    J’avais poutant essayé de lui expliquer que en ressentant la beauté de la nature, il fallait en rendre graca à Dieu qui l’a créé pour notre bonheur à tous.
    C’est de cette manière, en pleine montagne , que j’ai ressenti le Dieu vivant ; source d’énergie et d’amour, pour la première fois et le bonheur de ressentir et partager cet Immense Amour qui traverse tout l’univers. C’est à ce premier instant que j’ai ressenti que nous faisions UN.et que c’est ainsi que nous devions vivre.
    J’ai alors demandé à Dieu,: Pourquoi ne pouvons nous pas vivre dans cette unité éternellement ? *La réponse me fut donné:” Il y a une raison pour laquelle je ne puis encore rester avec toi pour toujours;: Cherche et tu trouveras la réponse.
    Ce fut dès cet instant que ma requête du Vrai Dieu commença. Si vous voulez connaitre la suite, écrivez moi.

  4. Françoise Authosserre

    Sur la photo il a l’air en pleine santé et volontaire ! On n’a pas voulu faire ce qu’on aurait pu faire pour qu’il poursuive sa vie dans la dignité jusqu’au bout.

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