“The Guardian” veut qu’on en finisse avec les “idées fausses” sur la pédophilie

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Quotidien de référence de la gauche britannique, The Guardian a publié jeudi un article signé d’un de ses journalistes pour dénoncer les « idées fausses » à propos des pédophiles et soutenir que c’est la « qualité de la relation » qui est importante. En clair : une relation d’un adulte avec un mineur n’est pas forcément dommageable pour ce dernier : « S’il n’y a pas de pression indue, pas de contrainte, pas d’abus d’autorité, si l’enfant entre de plein gré dans la relation, il n’est pas nécessaire, démontre l’expérience, qu’un mal soit causé », écrit le journaliste, citant un dénommé Tom O’Carroll, « expert ».

Ledit expert, souligne un blog du quotidien conservateur The Daily Telegraph, a été jadis président du Paedophile Information Exchange, avec une condamnation pour distribution d’images indécentes à son actif.

The Guardian ne le cache pas mais rapporte comme sérieuses ses diverses affirmations. Ainsi O’Carroll invoque une étude néerlandaise montrant qu’un échantillon de garçons impliqués dans des relations pédophiles avaient des « pensées positives » à leur sujet, ainsi qu’une méta-étude (controversée !) datant de 1998-2000 menée dans une université américaine qui aboutissait à la conclusion selon laquelle de telles relations, si les garçons y entraient librement « n’avaient quasiment pas de corrélation avec une issue indésirable ».

L’auteur, J. Michael Bailey, écrivait l’an dernier qu’il avait été forcé de constater qu’« il n’existe pas encore de preuve certaine du caractère dommageable des relations pédophiles ».

Le journaliste du Guardian, Jon Henley cite ensuite une maîtresse de conférences de l’université de Winchester, Sarah Goode, recommandant qu’on en finisse avec l’« hystérie » au sujet de la pédophilie pour cesser de présenter les pédophiles comme des monstres. « Il faut l’admettre : des hommes sont en effet attirés sexuellement par des enfants », il faut reconnaître qu’il font partie de la société et qu’ils puissent avoir des principes moraux comme chacun de nous, et « respecter et apprécier les pédophiles qui choisissent l’auto-limitation par rapport à leurs désirs ». En admettant que leur désir existe, en somme, les aider à ne pas passer à l’acte.

Ce deuxième point de vue est évidemment moins scandaleux que le premier présenté par Henley, mais il faut bien comprendre qu’on est là encore plus dans une démarche de normalisation et d’acceptation que dans une condamnation pure et simple au nom de la défense des enfants.

On sait bien que c’est ainsi que les tabous finissent par sauter. Qui eût dit il y a cinquante ou quarante ans seulement que l’homosexualité serait d’abord comprise, puis admise, puis hissée au rang de la normalité par la reconnaissance sociale des unions homosexuelles, en attendant d’être donnée en exemple par la promotion des qualités supposées propres aux homosexuels ?

Damian Thompson, qui s’indigne de tout cela dans The Daily Telegraph, note pour sa part : « C’est précisément cette sorte d’attitude “éclairée” qui a persuadé les évêques catholiques des années 1980 à adopter une approche douce et nuancée par rapport aux soupçons de pédophilie cléricale.  

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© leblogdejeannesmits

 Réseau Riposte catholique

 

 

8 comments

  1. Dominique

    “O’Carroll invoque une étude néerlandaise montrant qu’un échantillon de garçons impliqués dans des relations pédophiles avaient des « pensées positives » à leur sujet, ainsi qu’une méta-étude (controversée !) datant de 1998-2000 menée dans une université américaine qui aboutissait à la conclusion selon laquelle de telles relations, si les garçons y entraient librement « n’avaient quasiment pas de corrélation avec une issue indésirable »”
    Pays Bas et USA possèdent tous deux un lobby pédophile qui ne doit pas être loin de la production de ces études soi-disant sérieuses.

  2. C.B.

    C’est surprenant, ce “deux poids deux mesures”:
    a) “qu’on en finisse avec l’« hystérie » au sujet de la pédophilie pour cesser de présenter les pédophiles comme des monstres”
    Bien entendu, cela s’applique aux “prêtres pédophiles” dont il n’y a plus lieu de parler, sauf à faire preuve d’une intention de stigmatisation (évidemment éminemment condamnable) d’une minorité. Mieux, une repentance est en voie pour n’avoir pas décelé le progressisme dont faisait preuve à l’époque une hiérarchie dont “on” n’a pas su apprécier à sa juste valeur son “approche douce et nuancée”.
    b) “En admettant que leur désir existe, en somme, les aider à ne pas passer à l’acte.”
    Bien entendu, cela s’applique aussi au désir hétérosexuel, et on est en train de redécouvrir les vertus de la chasteté. Cela relève d’une saine écologie, qui évite de gaver les êtres humains de sexe féminin de produits chimiques depuis longtemps décriés pour l’élevage d’animaux de boucherie en batterie. Pas sûr que l’industrie pharmaceutique voie d’un bon œil la diminution d’une clientèle acquise.

  3. gaudet

    la lecture des lignes du guardian, en notre qualité de catholique, ne peut que soulever en nous qu’un immense sentiment de dégoût et de désespoir.

    Les déclarations contenues dans ce texte sont absolument ABOMINABLES !

    Sentiment énorme de révolte et dégoût certes,! mais non d’étonnement , et ceci en raison du fait que l’Angleterre, à cause de la faute personnelle du roi tyran et apostat Henry 8 , a tourné depuis longtemps le dos à la véritable religion catholique , puis adopter cette fausse et perverse “religion” anglicane non pas soumise à la hiérarchie de Rome, mais dont les responsables ecclésiastiques désignés et nommés par la pure autorité politique , c’est à dire le détenteur du pouvoir monarchique.

    L’histoire de l’anglicanisme n’est , depuis son commencement , qu’une lamentable succession de fautes et d’erreurs très graves, tant dans le domaine de la pure doctrine chrétienne que de la morale.

    La meilleure illustration de cette longue dérive en matière de meurs, est de pouvoir contempler des prêtres et des prélats dûment mariés, et même être confronté au projet de voir des femmes devenir prêtres et servir la messe, pratiques coupables en totale contradiction avec la tradition chrétienne et la doctrine la plus sure de l’église catholique concernant la discipline spirituelle.

    Sur le plan religieux, nous pouvons comparer sans réserve l’Angleterre à une sorte de bateau ivre en perdition, sur lequel le malheureux équipage coure inévitablement à la catastrophe, car la religion anglicane n’est le vecteur d’aucune grâce, et les personnes qui la pratique en rejetant l’église de Rome, se situent dans une position spirituelle épouvantable!

    L’église catholique existe encore en Angleterre , mais ceci de manière assez marginale, ce qui renforce en soit le mérite remarquable des personnes qui demeurent fidèles aux sacrements de la sainte église de Rome.

    Cependant cette petite et valeureuse église catholique d’Angleterre n’est pas assez puissante pour enrayer le climat de décomposition morale extrême de ce pays, comme l’indique l’article lamentable, dégoûtant et scandaleux du “guardian”

  4. santelli

    C’est l’évidence même. Depuis longtemps, on laisse passer des lois diaboliques en reconnaissant des comportements qui étaient moralement condamnés. Le divorce premier accorc au mariage et à la famille. L’IVG légalisée, génocide mondial dont il ne faut surtout pas parler. L’homosexualité au nom de l’égalité avec le mariage pour tous et l’adoption pour tous. La société glisse inexorablement vers l’infâme, alors pourquoi pas (le mariage étant pour tous) la reconnaissance de la pédophilie, de la zoophilie et que sais-je ? pour s’enfoncer un peu plus dans l’ignominie.

    Oui, il est plus que temps de réagir, si ce n’est pas trop tard, pour sauver notre civilisation chrétienne en péril. Prions, oui, mais agissons aussi au nom de la Sainte famille. Que le 13 janvier soit la preuve que le peuple chrétien ne veut pas mourir.

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