David Rachline : “je vais proposer l’inscription au budget de la région PACA une ligne concernant l’aide en direction des jeunes mères en détresse”

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Riposte-catholique : Quelle est votre position précise sur le respect de la vie de son commencement à sa fin naturelle ? La loi Veil ?

David_rachline David Rachline, conseiller municipal de Fréjus, conseiller régional FN de Provence-Alpe-Côtes d’Azur : Comme tout être humain normalement constitué, sur le principe je suis viscéralement hostile à l’avortement. Malheureusement, trente cinq ans de propagande en faveur de la banalisation de l’avortement empêchent la majorité de nos concitoyens d’en prendre conscience. Il faut donc pour lutter contre l’avortement mettre en place toutes les politiques indispensables au respect de la vie : augmentation des prestations familiales en faveur des familles françaises, développement des systèmes de gardes pour les enfants, salaire parental, fin des remboursements de l’avortement par la sécurité sociale, préférence nationale au logement, adoption prénatale, etc.

Nous souhaitons bien sûr que les femmes, et plus largement les familles, soient aidées et reconnues par la société dans son ensemble. Le gouvernement aujourd’hui s’empare de sujets subalternes mais ne s’occupe pas des véritables enjeux.

La démographie française, et plus largement, la réhabilitation de la famille comme pilier de la Nation devraient être prioritaires et atténueraient toute une série de problèmes : des retraites jusqu’à l’immigration…

Il faut soutenir les femmes enceintes afin que le nombre d’avortements diminue. Somme toute, la société joue un grand rôle dans ces mécanismes qui conduisent à la décadence.

A l’évidence, en la matière, au-delà de l’autoritarisme, il faut qu’un grand processus de reconquête vitale et familiale naisse dans ce pays. C’est par l’opinion publique et la politique que nous ferons évoluer les consciences.

J’ai du mal à comprendre ceux qui cherchent à opposer Marine et Bruno sur ce sujet car cette analyse était celle du groupe parlementaire du FN entre 86 et 88 auquel appartenait Bruno qui, dans une proposition de loi signée de tous ses députés, réclamait le non remboursement de l’avortement, mais, n’avait pas réclamé son abrogation, déjà à l’époque. D’ailleurs, interrogé sur cette question par « Marianne 2 », Bruno a répondu : « Je ne suis pas professeur de morale ».

La défense du mariage et de la famille ?

Dans la droite ligne de ce que dit Jean-Marie Le Pen depuis toujours, nous devons nous efforcer de revaloriser le mariage et redonner une image positive à la famille, en l’estimant pour ce qu’elle est : la cellule de base de tout peuple, seule à même de permettre sa perpétuation.

Avez-vous évolué sur ces questions au fur et à mesure d’une réflexion personnelle ou de personnes rencontrées ?

Très jeune, je me suis saisi de ces questions. J’ai toujours été persuadé que l’avortement n’allait pas vers un progrès, mais au contraire, démontrait un échec inouï de notre société.

Mais je suis aussi un jeune homme de mon temps, et je vois bien, comme je vous le disais, qu’il s’agit là d’un problème de société. Avant de se poser la question de l’interdiction de l’avortement, il faudra d’abord se poser les questions sociales et éthiques qui conduisent à l’avortement. Bref, aux causes, plutôt qu’aux conséquences.

Entretiens J’ai toujours trouvé que le Front répondait parfaitement à ces questions. Sans laxisme, ni extrémisme,  mais avec une volonté forte. Dès 2002, le Front proposait aux présidentielles un référendum sur la question de l’avortement afin que les Français se saisissent de cette question.

Jeune conseiller régional en PACA où le taux d’IVG est très élevé, avez-vous pour projet de proposer que votre région soutiennent les femmes en détresse pour les aider à garder leur enfant ? Si oui, quelles seraient les modalités (maison d’accueil, aide, subventions aux associations) ?

Absolument, je proposerai rapidement l’amendement qu’avait proposé Marine Le Pen au Conseil régional d’Île de France, lors de la mandature précédente : l’inscription au budget d’une ligne concernant l’aide en direction des jeunes mères en détresse.

Que notre société leur laisse le choix de garder leur enfant serait déjà un grand progrès !

D’autant que ce ne sont pas les crédits qui manquent, en réalité. La semaine dernière en commission sport, le conseil régional de PACA proposait une aide de 15000 € pour l’organisation d’un tournoi de tennis dont GDF-Suez est le principal organisateur. Ses bénéfices sont de 4,7 milliards d’euros pour 2009 et de plus de 8 milliards en 2008. Lorsque l’on cherche des crédits, on en trouve. Des sommes astronomiques sont dilapidées en dépenses injustes ou somptuaires. Tout cela dépend de la volonté politique du pouvoir. En matière d’aide aux femmes en détresse, comme sur bien d’autres sujets, la volonté est inexistante chez les socialistes.

Lors du Congrès de 2011, quel candidat à la succession de JMLP soutiendrez-vous ? Pourquoi ?

Je soutiendrai Marine. Bruno Gollnisch est un cadre de haute qualité intellectuelle mais je soutiendrai Marine sans hésitation. Je me suis rapproché d’elle rapidement après mon entrée au Front National et ai beaucoup eu l’occasion de travailler avec elle.

Je crois d’abord qu’elle est d’une loyauté et d’une fidélité à Jean-Marie Le Pen incontestable, le lepéniste que je suis a toujours accordé énormément d’importance à la manière de se conduire vis-à-vis de notre Président.

Puis Marine est capable de beaucoup. Sa capacité de travail est impressionnante. Bien sûr, il y a ce que vous voyez d’elle au quotidien : ses 134 communiqués de presse dans les 18 derniers mois, qui conduisent souvent à des prestations télévisées d’une rare justesse et d’une rare efficacité pour convaincre nos compatriotes.

Puis, il y a tout le reste. Marine produit un travail intellectuel considérable. Elle forme les cadres à travers des notes argumentaires brillantes, elle dirige une large partie des travaux concernant notre communication. Le nombre d’heures qu’elle passe pour que la profession de foi de tel ou tel candidat soit le plus efficace possible est impressionnant, de même pour les affiches, nos tracts, ou encore pour de simples conseils dans la gestion de nos activités.

Elle est quelqu’un de très disponible et accessible ; elle est devenue indispensable à la gestion quotidienne du Front, auquel elle consacre sa vie. Elle se déplace très régulièrement pendant les périodes de campagne, et même hors campagne, pour soutenir nos candidats ou responsables de fédération. Bref, elle a réellement le sens de l’intérêt collectif et cela me semble indispensable pour être le chef d’un mouvement politique.

Il suffit de regarder les résultats électoraux impressionnants qu’elle amène à notre mouvement et la frayeur qu’elle engendre chez nos adversaires politiques. A l’évidence elle a une aptitude à convaincre et à rassembler les Français, supérieur à n’importe quel autre cadre du mouvement : elle a « le feu sacré » !
 
Coordinateur national du FNJ, cela vous a déjà causé des ennuis (à la fac ou au boulot) ?

Non. Je n’ai jamais été victime d’ennuis à cause du Front. Bien sûr, en période électorale j’ai vécu des situations parfois tendues. Mais en général les choses se passent bien. Il faudra bien d’ailleurs que certains, et en particulier nos adversaires politiques, nous acceptent et cessent les persécutions dont les militants peuvent être l’objet. Le Front pèse d’un poids croissant dans l’opinion publique, et à l’évidence, plus le temps avance plus les faits nous donnent raison. Ils ne pourront pas nous garder encore longtemps dans un relatif ostracisme.

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous engager 1) en politique 2) au Front national ?

Je me suis engagé très jeune. Persuadé, déjà à l’époque, que tout ce qui faisait la France et les nations étaient en train d’être dépecé par une bande d’oligarques se méfiant des peuples européens et organisant progressivement leur disparition.

J’ai toujours, et c’est allé croissant, été touché par les violences multiples qui frappent les Français. Le peuple est étouffé par les grands délinquants par le haut, et par les petits délinquants par le bas, qui leur pourrissent la vie en imposant des règles malfaisantes ou l’anarchie et la violence.

Le Front National est face à cela le seul recours. Un mouvement organisé, crédible, qui voit juste, et qui a à sa tête un homme hors norme.
 
Comment expliquez-vous que les jeunes soient dégoûtés par la politique (et certains déçus par le FN ? Il n’y a jamais eu autant de jeunes de droite nationale dans la nature) ?

Je crois que c’est assez simple. Les jeunes en général voient bien qu’il n’y a plus de clivage. Comment allez-vous expliquer à un jeune qu’il faut militer pour la droite alors que la moitié des ministres de Sarkozy sont de gauche ? Comment allez-vous expliquer à un jeune qu’il faut voter à gauche quand DSK fait une politique plus libérale que Sarkozy au nom du FMI ?

En réalité c’est un travail de pédagogie auquel le Front National de la Jeunesse doit s’atteler. Nous devons dire et répéter que le clivage droite/gauche n’existe plus depuis bien longtemps et qu’il a fait place très clairement aux orientations mondialistes et libérales d’une part, et aux orientations nationales et respectueuses des peuples d’autre part.

Finalement, les Français ont le choix entre le gouvernement européen puis mondial d’Attali, ce groupe de gens qui pensent que « si on n’a pas une Rolex à cinquante ans on a raté sa vie », prônant le nomadisme à tous niveaux, la suppression des souverainetés, le mépris des peuples, le consumérisme fou, le libéralisme débridé, la confiscation des richesses par quelques-uns, et nous, nous qui défendons la Nation, la culture française, ses traditions, son peuple et ses espérances.

Il a toujours existé des structures à la marge du FN attirant certains jeunes par leur organisation peut-être moins rigide que celle d’un parti politique mais l’immense majorité des jeunes qui veulent peser sur l’avenir de notre pays et participer efficacement au redressement de la France sont au FN ou le seront je l’espère dans les mois qui viennent.
 
Êtes-vous croyant ?

Malheureusement je n’ai pas la foi mais n’étant pas absurde je ne me considère pas comme athée, plutôt comme agnostique. Peut-être aurais-je la chance comme Charles Maurras d’être touché par la grâce au seuil de la mort ?

Thibaud COUPRY

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