Mouvement dans l’édition proche des « tradis »

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Hasard ? Deux maisons d’édition francophone, et plutôt proches du monde traditionaliste, subissent actuellement des mouvements importants.

À partir du 1er décembre prochain, les éditions Ad Solem s’installent, en effet, à Paris. La nouvelle adresse de cette maison renommée pour son sérieux
et la qualité de ses ouvrages, est la même que celle des éditions de l’Œuvre, jeune maison d’édition fondée par Victor Loupan, après sa rupture avec les Presses de la Renaissance où il était
directeur éditorial après avoir quitté les éditions des Syrtes où il avait pris la place de Pierre-Guillaume de Roux. Victor Loupan était auparavant journaliste au Figaro-Magazine. 








Sans que je puisse le confirmer à 100%, Ad Solem semble devoir devenir à terme une « marque » des éditions de l’Œuvre. Son directeur reste Grégory Solari
qui est également directeur de la collection « Théologiques » aux éditions du Cerf.

Grégory Solari n’a jamais caché son attachement non exclusif à la messe traditionnelle, qui fut l’une des voies qui le mena au catholicisme. Ce Genevois, très
cultivé, aussi à l’aise avec le cardinal Newman qu’avec Édith Stein, proche des théologiens anglo-saxon de Radical Orthodoxy, a lui-même consacré un livre à la question liturgique Les raisons de la liturgie (édité à… L’Œuvre) livre dans lequel il se montre favorable à Summorum
pontificum
tout en recevant Vatican II dans une perspective de retrouvailles entre la foi et la raison. Il a également participé au lancement de la revue Kephas de l’abbé Bruno le
Pivain, à l’époque où celui-ci était encore membre de la Fraternité Saint-Pierre. Grégory Solari a également épousé une ancienne collaboratrice de Christophe Geffroy à La Nef et proche à
l’époque de la communauté Ecclesia Dei de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier de Chéméré-le-Roi.

Les raisons du rapprochement d’Ad Solem avec l’Œuvre ? Difficile de le dire clairement tant la « discrétion » suisse règne en la matière. La venue à
Paris de cet éditeur pourrait avoir plusieurs raisons. La crise d’abord qui expliquerait le rapprochement avec l’Œuvre, laquelle est également en partenariat avec… Bayard Presse. Le mal du pays,
ensuite, pour l’épouse de Grégory Solari. La nécessité aussi d’être plus au cœur de la vie culturelle française puisque notre pays reste le principale client d’Ad Solem. Ce déménagement français
reste cependant étonnant dans la mesure où Ad Solem venait de déménager de Genève à Fribourg, présenté par son directeur, newmanien de conviction, comme une sorte d’Oxford catholique.
Apparemment, ce ne fut pas le cas.

 

Fondées par deux militants du monde « tradis », Bruno Nougayrède, ancien de Jeune Chrétienté (devenue Missio) et de La Nef et  Loïc Mérian,
ancien du MJCF, cheville ouvrière du CIEL (colloque international d’études liturgiques) et chroniqueur « liturgique » à La Nef, les éditions Tempora de Perpignan seraient à la
recherche d’un financier capable de soutenir le développement de ce petit groupe qui a lancé également la librairiecatholique.com et racheté le journal Aujourd’hui Dimanche pour en faire
une sorte de Prions en Église plus fidèle au magistère. Ce qui lui a valu quelques ennuis avec Bayard Presse. On a parlé de plusieurs financiers possibles dont le groupe
Media-Participation qui détient également Famille Chrétienne. La réponse peut-être dans quelques jours ?