La Messe sur votre Iphone ou votre Ipad (enfin si vous en avez un)

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Capture d'écran de la messe sur Iphone

Nos amis Américains ne reculent devant rien, associant dans un touchant élan missionnaire la modernité technologique à la Tradition liturgique. Depuis le 17 août dernier, vous pouviez déjà assister à la messe en la regardant sur votre Iphone. La messe est célébrée depuis la paroisse desservie par la Fraternité Saint-Pierre en Floride. Non seulement vous visionnez la célébration de la messe, mais l’application vous fournit également le texte de la messe du jour. Pas besoin de jongler entre votre gros dom Lefebvre et votre Iphone. Enfin, si vous maîtrisez l’anglais ou le latin.

Un pas vient d’être franchi, puisque maintenant une application équivalente est disponible pour les détenteurs d’un Ipad.

Pour se procurer iMass vidéo (application pour l’Iphone ou l’Ipod touche) ou iMass HD (pour l’Ipad), il vous suffit d’aller faire vos petites emplettes technico-religieuses sur Itunes Store. Vous en aurez pour la modique somme de 1,99 $.

Si vous n’avez ni Iphone, ni Ipad (c’est mon cas), vous n’avez pas tout perdu. La paroisse du Christ-Roi du diocèse de Venice en Floride et la Fraternité Saint-Pierre qui la dessert, ont pitié de votre pauvreté ou de votre incapacité technique. Avec une bonne connection, vous pouvez visionner la messe du jour, télécharger les textes de la messe et prendre les renseignements nécessaires pour acquérir les applications mentionnées plus haut pour le jour où vous aurez mis assez d’argent dans votre cochon pour acquérir les supports nécessaires. Pour tout cela, il faut aller tout simplement ICI.

Sources : The New Movement Liturgical

4 comments

  1. c.

    Bien sûr que c’est formidable que l’on puisse utiliser les nouvelles technologies pour permettre à des personnes de s’approcher de la rencontre réelle avec Dieu et que des tas de procédés puissent compléter la première messe retransmise le dimanche à la télévision, il doit bien y avoir 60 ans en france. Mais pour tous les jeunes qui ont l’esprit agile (ce n’est pas mon cas, pour l’esprit et la jeunesse et qui ne possède rien de ces nouveaux procédés) et utilisent sans cesse leur ipad, iphone et cie, il est aussi facile d’aller à la messe en vrai et d’ouvrir une petit évangile de poche ! Et rappelons-nous que le n° 9 du document “l’Eglise et Internet” du Conseil Pontifical pour les Communications Sociales, du 28 février 2002, précise: « Il n’y a pas de sacrements sur Internet; et même les expériences religieuses qui y sont possibles par la grâce de Dieu ne suffisent pas si elles sont séparées de l’interaction dans le monde réel avec d’autres personnes de foi».
    http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/pccs/documents/rc_pc_pccs_doc_20020228_church-internet_fr.html

  2. senex

    Très intéressant problème.Toujours avoir à l’esprit que la Sainte Messe re-présente le Sacrifice du Christ.Evènement sacrosaint par excellence.Ce qui impose une respectueuse attention et une nette séparation du profane.Pour les textes,c’est une grande grâce de pouvoir entendre la Sainte Ecriture chacun dans sa langue.Fides ex auditu.Que chacun s’interroge donc,selon ses conditions de vie.Il est certain que pour ceux qui ne peuvent absolument pas se déplacer, c’est une façon de communier,de participer spirituellement.Comme toujours tout est dans l’usage du progrès….Merci

  3. c.

    En complément de mon précédent message, je me permets de vous adresser ma traduction d’un article (original http://actualidadyanalisis.blogspot.com/2010/09/primera-misa-por-twitter.html ) paru sur le blogue « Actualidad y Analisis » du frère mexicain Jorge Enrique Mújica, LC, complété de mes remarques, si tant est que cela puisse être intéressant

    Une première « messe » via Twitter
    Plusieurs journaux de par le monde publiaient durant les derniers jours de septembre 2010 une nouvelle extravagante sur la célébration d’une messe par Twitter, “baptisée” twitterdiens (ndt service Twitter en néerlandais). Ainsi par exemple, l’Universal (Mexique), l’un des journaux en ligne le plus lu de l’Amérique hispanique, titrait «la Hollande : organiser une premier messe en Twitter » Ou bien la Vanguardia (Espagne – ndt édité à Barcelone et écrit principalement en espagnol-castillan, c’est l’un des quotidiens les plus anciens et les plus lus d’Espagne) avec la manchette : « La Hollande, le premier pays à dire la messe…en Twitter », et le quotidien argentin La Nación (Ndt là aussi l’un des plus anciens et des plus réputés d’Argentine) très lu, offrait en tête de page le titre : « La Hollande, le premier pays du monde à dire la messe via Twitter ».
    Twitter est une plateforme pour réseaux sociaux qui s’est transformée en un succès mondial grâce, en bonne partie, à un fonctionnement simple. Twitter est un néologisme du verbe anglais tweet, qui signifie gazouiller. De là aussi l’image du petit oiseau bleu qui est le symbole de l’entreprise.
    La dynamique de twitter est simple : il y a des récepteurs et des émetteurs. Ces derniers peuvent envoyer des messages qui ne dépassent pas 140 caractères (tweet) à ceux qu’ils ont choisi de les suivre. Les premiers (followers, les suiveurs), reçoivent ces messages, et peuvent aussi se transformer en émetteurs. Twitter repose donc sur cette méthodologie basique
    Son succès s’appuie sur le caractère multiforme et polyvalence qui en résulte: on pourrait le comparer au SMS (bien que twitter est surtout utilisé via internet, et qu’il ne coûte pas – ndt si ce n’est la connexion internet). Mais des applications ont été élaborées pour qu’il fonctionne par IPhone et BlackBerry (Ndt : marques de « téléphonies intelligentes », respectivement nord-américaines et canadiennes, avec des supports mobiles et miniaturisés comprenant de nombreuses fonctionnalités comme agenda, internet, etc.).
    Avec des titres d’articles comme ceux mentionnés plus haut, le lecteur peut penser que les messes en twitter sont possibles ou, s’il est un peu plus au courant du procédé, que c’est une drôle d’idée d’un « catholique » distrait.
    C’est le journal Het Parrol qui a rapporté au départ l’information et il était spécifié clairement qu’il s’agissait d’un service religieux dans lequel on priait, méditait et on discutait avec animation sur comment utiliser les réseaux sociaux pour transmettre le message religieux et spirituel. Il était également dit que à ce service religieux participaient des chrétiens des diverses dénominations, des bouddhistes, des musulmans et même des personnes qui ne croyaient pas.
    Une culture générale de niveau moyen nous aiderait à nous rappeler que les messes sont, au sens propre, les célébrations des catholiques où est célébrée l’Eucharistie, et en outre, par un prêtre ordonné. Conformément aux règles de l’Église catholique, l’administration en général des sacrements n’est pas possible par internet : « Il n’y a pas de sacrements sur Internet; et même les expériences religieuses qui y sont possibles par la grâce de Dieu ne suffisent pas si elles sont séparées de l’interaction dans le monde réel avec d’autres personnes de foi», dit le n° 9 du document l’Eglise et Internet du Conseil Pontifical pour les Communications Sociales, du 28 février 2002.
    Bien sûr que c’est formidable que l’on puisse utiliser les nouvelles technologies pour permettre à des personnes de s’approcher de la rencontre réelle avec Dieu. Mais dans le domaine du journalisme, les manchettes des journaux cités, et tant d’autres, nous obligent une fois de plus à constater le manque de formation en journalisme religieux, et que le minimum élémentaire éviterait des erreurs de titres et un peu plus de mesure et de réalisme.
    Jorge Enrique Mújica, LC
    Mes remarques :
    Het Parool est le journal néerlandais qui a mis en ligne le 26 septembre en soirée cette information concernant un nouveau service de Twitter. Deux jours plus tard, elle était reprise par toute la presse hispanophone jusqu’en Amérique.
    Le frère Jorge précise effectivement que dans l’article il n’était pas question de la messe, mais d’échanges et en effet en découvrant l’article original http://www.parool.nl/parool/nl/38/MEDIA/article/detail/1016459/2010/09/26/Twitteren-vanuit-de-kerk.dhtml , même quand on ne connaît pas le néerlandais on devine un peu la traduction : « De twitterdienst was interreligieus: er waren boeddhisten, protestanten, rooms-katholieken, islamieten, humanisten en niet-gelovigen », le service proposé par Twitter est interreligieux, …bouddhistes, protestants, catholiques romains, musulmans, humanistes et non croyants. Mais l’article a néanmoins comme titre Twitteren vanuit de Kerk, et de Kerk, c’est bien l’Église. L’on peut donc imaginer que c’est sans effort que les journalistes, en passant je suppose du néerlandais à l’anglais puis à l’espagnol, en sont arrivés à parler d’une messe par twitter. Et pour le Brésil, je viens de découvrir «Sacerdote britânico fará 1º missa pelo Twitter » Un prêtre britannique fait une première messe par Twitter, comme titre d’un article de la fin juillet 2010. En fait, en lisant le texte http://tecnologia.terra.com.br/noticias/0,,OI4586905-EI12884,00-Sacerdote+britanico+fara+missa+pelo+Twitter.html l’on s’aperçoit qu’il s’agit d’un pasteur méthodiste britannique et de quelques parties des prières d’une « messe », l’information étant tiré du journal anglais Telegraph.
    Je peux admettre comme le fait avec bonté le frère Jorge que cette affaire est la conséquence d’un manque de formation religieuse des journalistes. Dans un autre domaine, combien de fois lit-on, par exemple dans de mauvaises traductions françaises des romans de gare (mais pas qu’eux), les mots prêtre pour pasteur, messe pour office religieux, sans parler du mot église pour temple, et sans précision quant à l’appartenance au monde protestant, presbytérien, etc. Même chose pour les feuilletons et films.
    Mais je vais un peu plus loin, en pensant que ces erreurs rédactionnelles liées peut-être le plus souvent à l’ignorance ou à un manque de professionnalisme (qui pourraient être combattu par des employeurs responsables recherchant la diffusion d’une information de qualité), peuvent parfois ne pas être fortuites. En effet, et notamment dans le cas évoqué ci-dessus, les articles de presse ne concernent pas les vrais habitués de « twitter» et encore moins les « twitters » catholiques pratiquants, qui savent très bien ce que permet l’outil et ce qu’est une messe. Et pourtant ces journalistes utilisent les titres racoleurs de Kerke, Misa en Twitter à connotation chrétienne voire catholique. Ils ne visent donc pas les non chrétiens mais bien les lecteurs issus de milieux chrétiens (ou anciennement chrétiens) ou tout au moins qui appartiennent à une société imprégnée d’un certain héritage chrétien, potentiellement futurs clients d’un système twitter. Ces journalistes ou plutôt ces fabricants d’articles de presse, contribuent encore, plus ou moins inconsciemment, à renforcer le relativisme religieux post-chrétien chez des lecteurs sans repères ni assises critiques, devenus et c’est le but, consommateurs compulsifs de mots comme du reste.

  4. En ce qui me concerne la retransmission de la Sainte Messe par les moyens modernes est une excellente chose! Je n’ai qu’internet et j’aimerais bien pouvoir suivre la Messe sur le petit écran faute de pouvoir aller à la vraie Messe catholique. Sans être présent physiquement, je verrais, j’entendrais et je pourrais être en parfaite union de prière avec les participants directs. La cérémonie conciliaire qui tient lieu de Messe n’est pas catholique, y assister fait plutôt perdre la foi! Je vis dans ma famille ce douloureux problème de la perte de la vraie foi. J’ai vécu et je vis toujours les fruits amers des réformes liturgiques conciliaires. La vraie Messe sur l’écran serait un bien immense pour tous ceux qui sont isolés.
    Loué soit Jésus-Christ!

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