La messe selon l'usus antiquior au Portugal

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C’est aujourd’hui le 13 mai, anniversaire des apparitions de Notre-Dame à Fatima (Portugal). Le pape Benoît XVI effectue actuellement un voyage apostolique dans ce
pays, à l’occasion du dixième anniversaire de la béatification des voyants de Fatima, Francisco et Jacinta Marto. C’est une bonne occasion pour signaler à ceux qui ne seraient pas encore au
courant le résultat d’une enquête sur la messe selon la forme antique du rite romain et de sa célébration au pays de Fatima. Ce sondage a été réalisé à la demande de l’association Paix liturgique
et on pourra lire les commentaires de celle-ci sur son site Internet.

 

« Du 11 au 14 mai, le Saint Père se rend en voyage apostolique au Portugal pour le Xème anniversaire de la béatification des pastoureaux de Fatima (Francisco
et Jacinta Marto). À l’occasion de ce déplacement, Paix Liturgique a commandité à l’Institut Louis Harris un sondage sur la réception du Motu Proprio Summorum Pontificum par les catholiques
portugais. Le Portugal, pays de grande tradition catholique, semble en effet être passé totalement à côté de ce texte. C’est bien simple, il n’y a qu’une seule messe traditionnelle dominicale
régulière célébrée dans tout le pays (à Fatima). Et encore est-elle non paroissiale… Avec la messe de la Fraternité Saint Pie X à Lisbonne, ce sont les deux seules célébrations selon le missel
de 1962 dans tout le pays.

 

Les résultats de cette nouvelle étude, réalisée du 29 avril au 6 mai 2010 par l’institut de sondage professionnel Harris Interactive auprès de 1433 personnes de 18
ans et plus habitant le Portugal dont 950 se considèrent comme catholiques, sont instructifs à plus d’un titre.

 

En résumé : les catholiques portugais découvrent la liberté de la messe traditionnelle et ils veulent en user.

 

Question n°1 : Assistez-vous à la messe ?

Chaque semaine : 11,7%

Une fois par mois : 7,6%

Pour les grandes fêtes : 12%

Occasionnellement (mariages…) : 68,7%

 

Question n°2 : Le pape Benoît XVI a rappelé en juillet 2007 que la messe pouvait être célébrée à la fois sous sa forme moderne dite « ordinaire » ou « de Paul VI »
– en portugais, le prêtre faisant face aux fidèles, la communion étant reçue debout – et sous sa forme traditionnelle dite « extraordinaire » ou « de Jean XXIII » – en latin et grégorien, le
prêtre tourné face à l’autel, la communion reçue à genoux. Le saviez-vous ?

Oui : 26%

Non : 74%

 

Question n° 3 : Considéreriez-vous comme normal ou pas normal si les 2 formes liturgiques devaient être célébrées régulièrement dans VOTRE paroisse ?

Normal : 44,7%

Pas normal : 40%

Ne se prononcent pas : 15,3%

 

Question n°4 : Si la messe était célébrée en latin et grégorien sous sa forme extraordinaire dans VOTRE paroisse, sans se substituer à celle dite ordinaire en
portugais, y assisteriez vous ?

 

Réponses des seuls pratiquants réguliers (hebdomadaires et mensuels)

– 29,5% y assisteraient chaque semaine

– 24% une fois par mois

– 14,2% lors des grandes fêtes

– 23,5% occasionnellement

– 8,8% jamais »

 

 

Du commentaire de Paix liturgique, j’aimerais seulement faire ressortir un point :

 

« Cette faveur est d’autant plus intéressante que, pour la première fois au cours de cette série d’enquêtes commanditées par Paix Liturgique, la grande
majorité des catholiques interrogés n’avait jamais entendu parler du Motu Proprio Summorum Pontificum : 74%. Autrement dit, apprenant que l’assistance à la messe traditionnelle dans leurs
paroisses serait possible, comme partout dans le monde, des catholiques qui en sont privés depuis 40 ans disent qu’ils aimeraient bien y assister TOUTES LES SEMAINES.

Cette ignorance des catholiques portugais est certainement due à plusieurs phénomènes :

– le peu d’intérêt des médias portugais pour les questions liturgiques,

– l’hostilité sourde de l’épiscopat mais aussi d’une bonne part du clergé portugais à la réforme de la réforme entreprise par Benoît XVI en général et à la
libération de la messe ” Extraordinaire ” en particulier. » Voir à ce sujet la lettre du cardinal Canizarès.