Les effets discrets mais bien réels du Motu Proprio : l'exemple des dominicaines de Marbury (USA)

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Image-1-copie-44.pngL’ordre
dominicain, dans sa version féminine, est particulièrement bien représenté dans le monde traditionaliste en France. Dans la mouvance de la Fraternité Saint-Pie X, le site La Porte latine, en recense plusieurs :

– Les Dominicaines Contemplatives d’Avrillé –

– Les Dominicaines enseignantes de Saint-Pré

– Les Dominicaines enseignantes de Fanjeaux

– Les Dominicaines enseignantes de Wanganui – Nouvelle Zélande

 

Dans la mouvance, dite Ecclesia Dei, les Dominicaines du Saint-Esprit, fondées par le chanoine Berto, occupent également une place importante et historique.

 

Aux États-Unis, les dominicaines contemplatives du « Monastery of St. Jude » à Marbury, Alabama, méritent d’être signalées. Pourquoi ? Tout
simplement, parce que ce monastère, fondé en 1944, effectue actuellement un retour vers une conception plus traditionnelle de la vie religieuse et de la liturgie. C’est un exemple, parmi
d’autres, des effets silencieux – qui connaît ces dominicaines au-delà de leur cercle d’amis – , mais bien réels, des efforts du Saint-Père pour redonner à l’Église toute sa vigueur en le
greffant sur le tronc de la sainte tradition catholique.

Les dominicaines de Marbury ont toujours été attachés au chant dominicain, spécificité de leur héritage. Comme la grande majorité des autres couvents dominicains,
elles ont cependant adopté dans les annérs 70 la nouvelle liturgie, non seulement pour la messe et la liturgie des heures, mais également en ce qui concerne le grégorien. Elles ont opté pour le
« neo-grégorien ». Les nouvelles antiennes et les nouveaux chants ont été interprétés en essayant d’adapter d’anciennes musiques de la tradition médiévale.

Il y a deux ans, les dominicaines de Marbury ont décidé de revenir au chant grégorien traditionnel dans sa spécificité dominicaine. Je ne suis pas un spécialiste du
chant grégorien ni des usages dominicains. J’espère bien traduire cet effort. Les dominicaines de Marbury utilisent donc le graduel dominicain lors de la célébration régulière de la messe selon
la forme extraordinaire.

Petit détail : c’est un couvent qui recrute…