RIP : Jean-Marie Paupert

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L’écrivain Jean-Marie Paupert est décédé hier matin à Paris. La messe d’inhumation aura lieu mercredi prochain à 10h00 en l’ église Saint-Germain-l’Auxerois, à
Paris.

Après une tentative de vie dominicaine, où il connut les grandes figures de l’Ordre et reçut une formation philosophique et théologique, Jean-Marie Paupert
s’illustra dans la presse, notamment auprès de Daniel-Rops dans la revue Ecclesia. Il fut l’une des figures de proue du progressisme chrétien, auteur de livres comme Vieillards de
Chrétienté et Chrétiens de l’an 2000
(Grasset), Peut-on être chrétien aujourd’hui ? (Grasset), etc.

Mais avec Péril en la demeure (France-Empire), il prend acte de la tragédie postconciliaire. Son évolution ultérieure le conduit à réclamer la liberté pour
la messe de saint Pie V et le retour à la doctrine traditionnelle. Il publie en 1982 un maître livre intitulé Les mères patries (Grasset), puis les portes de la grande presse qui
l’acceuillait jusqu’ici se ferment. Avec Les chrétiens de la déchirure (Robert Laffont), il analyse les causes de la rupture avec Ecône. Peu après, il rejoint dès le premier numéro la
revue La Nef dont il va devenir la plume la plus importante et la plus prestigieuse. Il écrira encore d’autres livres, notamment Lettre ouverte en recours à sa sainteté le Pape
Jean-Paul II sur une Église anarchique
(Guy Trédaniel).

Depuis son changement de cap, Jean-Marie Paupert avait fait ajouté à la liste de ses livres la précision suivante : « L’auteur souhaite signaler qu’il
n’accepte plus, telles quelles, toutes les analyses et positions, ni moins encore l’intention générale, de ses essais datés de 1961 à 1969. Ceux-là demeurent, pour lui, témoins et jalons de son
évolution, ainsi que sources documentaires dont, à ce double titre, il maintient la responsabilité ».