Hommage à Henri Charlier

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Peintre et sculpteur, Henri Charlier fut un des défenseurs de l’héritage traditionnel de l’Église et il collabora à la demande de Jean Madiran à la revue Itinéraires, notamment à travers la rubrique de D. Minimus, d’une rare profondeur spirituelle et liturgique.

Oblat bénédictin, Henri Charlier fut un défenseur de la liturgie traditionnelle et notamment du chant grégorien sur lequel il écrivit un ouvrage en collaboration avec son frère André.

Pour rendre hommage à cette vie qui alla du monde moderne au catholicisme, les éditions Terra Mare viennent de publier un magnifique livre, à la fois biographie et album d’art de 232 pages, écrit par Dom Henri, de l’abbaye Sainte-Madeleine du Barroux, petit-neveux d’Henri Charlier.

L’avant-propos de cet ouvrage, abondamment illustré de photos d’archives et de reproduction des œuvres du maître, est signé par Hélène Rouvier, Archiviste honoraire au musée Rodin et par Véronique Mattiussi, chargée du fonds historique, des manuscrits et de la bibliothèque du musée Rodin.

Ce très beau livre ne se limite absolument pas à la question liturgique, qui, d’ailleurs, n’occupe pas énormément de place. Voici juste un extrait concernant ce sujet :

« Durant l’été 1972, il lança une petite revue intitulée Faits et gestes, qu’il composait lui-même et ronéotypait à ses propres frais. Il y répondait aux erreurs concernant la transmission de la foi et les déformations de la liturgie, dans une conversation imaginaire entre trois jeunes garçons qui ne manque pas de piquant. Il s’en explique dans la lettre au Père Bergeron (…) :

Quant à moi je suis dans ma 90e année. J’achève ma dernière statue et mets en ordre mes dessins et papiers. Mais voici que notre évêque (et la faiblesse de notre curé) nous a imposé une messe des jeunes en patois et musique ”pop” le jour de Quasimodo.

Comme il est impossible de douter aujourd’hui que notre hiérarchie est pour le moins luthérienne, j’ai commencé la bataille car le peuple n’est pas averti ; il est même trompé par des tartuffes qui ne croient plus à leur sacerdoce et penchent vers le communisme. Donc beaucoup de correspondance et de démarches : impression de tract, conférences, etc… Bien entendu je ne suis pas seul (sinon pour rédiger) ».

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